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Yoshio Sawai nous offre ici un manga au nom plus qu’interpellant. Pour son premier ouvrage, l’auteur de Bobobo-bo Bo-bobo cherche avant tout à viser un plubic jeune, avide de passer du bon temps en éteignant son cortex cérébral l’espace d’une lecture. Car en effet, ici, pas de scénario alambiqué, pas de meurtrier à rechercher, pas de philosophie Kantienne sur la vie. Non, rien de tout cela ne vous sera proposé. Seulement une histoire sans prétention, qui s’appuie avant tout sur la parodie pour distraire son public. Amis du rire, bonjour. Amis de la tragédie, bonsoir. |
DESSIN : 17/20
L’intérêt d’un tel manga ne repose pas sur les beaux décors qui fourmillent de détails à foison. Mais à l’inverse, seule compte l’expression que dégagent les différents personnages. Dans ce domaine, l’auteur fait preuve d’une grande dextérité et d’un très bon trait. Bobobo et ses amis sont très bien dessinés dans les plans d’ensemble, mais le talent de Yoshio Sawai se ressent aussi et surtout dans les plans rapprochés. Les personnages sont dotés chacun d’un charisme très particulier et la finition des dessins en page complète est très aboutie. Au lecteur alors de s’habituer à des paysages et décors pauvres en détails, mais en contrepartie ils peuvent apprécier le soin apporter aux différents protagonistes.
SCÉNARIO : 16/20
Scénario inexistant, ou quasi inexistant. Mais au final, l’histoire déjà comique n’est qu’un prétexte pour permettre à l’auteur d’exprimer librement son euphorie humoristique, sans être prisonnier de contraintes scénaristiques. Un scénario plus que basique pour des chapitres tous plus drôles les uns que les autres.
FUN : 20/20
Tout dépend de votre humour. Soit vous allez complètement accrocher (comme moi) et dans ce cas la note sera maximale, soit vous allez vous ennuyez et alors la note n’en sera que dérisoire. Ce contraste s’applique aussi bien au « fun » au sens propre du mot, j’entends par là les blagues et autres parodies que l’on pourra retrouver dans le manga, mais il s’applique aussi au plaisir de lecture. En effet, certaines blagues reposent sur un non sens total, c'est-à-dire qu’il faut les prendre au second degré (voir même au degré encore supérieur pour quelques unes) et il en va de même pour les parodies. Si vous êtes un fan inconditionnel de Hokuto no Ken (Ken le survivant) par exemple et que pour vous parodier un tel manga est totalement inadmissible, vous n’allez pas du tout apprécier la progression de l’histoire car une grande partie du manga fait référence à ce chef d’œuvre de la bande dessinée Japonaise. A vous de voir alors si vous êtes prêts à entrer dans un univers encore plus grotesque que celui de Kimengumi, et si c’est le cas vous risquez de ne plus vous en passer.
ADAPTATION : 15/20
L’adaptation est correcte, sans fosses notes à souligner. Les couvertures et le sens de lecture original sont conservés. Un point positif à signaler est le prix qui reste un des plus bas du marché alors que le manga est assez volumineux. Sakka réalise donc une bonne adaptation avec un rapport qualité prix plus qu’intéressant pour inciter les lecteurs à se lancer dans cette série.
INTÉRET : 97 %
Vous l’aurez compris, Bobobo-bo Bo-bobo est un manga qui peut diviser les lecteurs. D’un côté, il y aura ceux qui vont apprécier l’humour « loufoque » dès les premières pages, et de l’autre, on trouvera des personnes qui ne vont pas accrocher du tout à l’ambiance et vont alors s’ennuyer. Pour ma part, je fais partie du premier groupe car je pense que la bêtise n’a jamais tué personne et un moment de détente aussi intense offert sur un plateau d’or par Yoshio Sawai ne se refuse pas.
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