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Il est très difficile de trouver de bons artisans de nos jours. Essayez de faire refaire votre appartement pour vous en convaincre: tarif prohibitif, délais surréalistes, travail bâclé... Vous vous retrouvez à devoir faire appel à de la main d'oeuvre étrangère (qui a parlé de plombier polonais?). Et bien dans la mafia chinoise c'est pareil, il est difficile de trouver du personnel. Mettez vous une seconde à la place des dirigeants des 108 dragons, et il est certain que si vous connaissez un bon céramiste japonais, l'idée d'utiliser son potentiel manuel pour en faire un tueur d'exception vous viendra sûrement en tête. C'est normal, on aurait tous fait pareil... ou pas, mais on est pas non plus dans la mafia chinoise (enfin moi non), alors on ne peut pas forcément non plus trouver toutes leurs décisions logiques (Comme de choisir un type insoupçonnable de par sa notoriété et son physique de jeune premier, et lui tatouer aussi sec un dragon sur tout le corps afin de foutre en l'air sa couverture. Le Freeman faudra qu'il évite de fréquenter les piscines). En tous les cas, une fois en poste, le potier-spadassin, il arrache brutal. Y a pas eu d'erreur de casting chez les 108 dragons. Coaché par une tueuse de 99 printemps agile comme un chat, il ne tarde pas à faire des prouesses. La killing academy à la chinoise ça plaisante pas, et les ennemis des 108 dragons ont bien compris qu'ils allaient souffrir. Mais un Freeman, fût-il surentraîné et hypnotisé pour le contraindre à effectuer ses contrats, il a tout de même une faiblesse: les femmes; enfin une femme qu'il a décidé de laisser en vie alors même qu'elle a vu son visage. Noble geste, mais qui aura de lourdes conséquences puisque dans ce genre d'histoire, les seuls bons témoins sont les témoins morts. Coup de foudre entre coup de flingue et coup de couteau, tout un programme. |
DESSIN : 14/20
Un dessin clair et précis. Le style de Ryôchi Ikegami est bien reconnaissable et semble peu évoluer d'une série à l'autre.
SCÉNARIO : 14/20
Yakuzas, vengeance, lutte de clans... Rien de bien neuf, mais c'est plutôt bien construit. La principale originalité vient du fait que le tueur exécute ses contrats malgré lui et pleure sur le sort de ses victimes.
FUN : 14/20
On ne décroche pas avant la fin du volume. Une lecture très prenante.
ADAPTATION : 14/20
Bien meilleure que la précédente chez Glénat. Elle n'appelle pas de reproche d'après moi.
INTÉRET : 86 %
Sous ses tatouages, il y a un coeur qui bat. Après une dure journée à verser des larmes sur ses victimes, il aime à faire un peu de poterie. Il se ressource dans sa retraite en pensant à celle qu'il aime. Un artiste beau, grand, fort, avec un destin tragique et une vie intérieure très intense. Normal qu'elles craquent toutes. Une lecture vivement conseillée, un titre culte qui a enfin l'adaptation qu'il mérite dans nos librairies.
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