
AVISTout ne se passe pas comme prévu pour Zi Ming. Alors qu'il pensait tenir Shunichiro à sa merci, ce dernier démissionne du groupe Kusaka et lègue ses biens à Mayo. Afin d'éliminer le plus jeune des frères Kusaka, il fait appel à Sweety André. Mais lors de l'affrontement, celui-ci se fait défigurer dans une explosion. Et pour celui dont le visage était plus important que tout au monde, aucun pardon n'est permis. Quitte à se mettre à dos son patron, il décide de poursuivre Mayo jusqu'en enfer ! Pendant ce temps, les grandes instances mafieuses s'agitent à cause de la nouvelle qui concerne Zi Ming...
Dans cet ultime volume de Strain, vous retrouverez toutes les réponses aux questions auxquelles vous vous posiez. De l'origine de Shunichiro au secret de Zi Ming en passant par l'identité du boss du chaînon mafieux, bref, vous saurez tout ! Riche en rebondissements multiples et en affrontements spectaculaires, le dénouement de la série s'attardera toutefois un certain temps à nous montrer l'imposant Zi Ming comme un être complexe et intéressant. Même lui que l'on croyait pourri jusqu'à l'os derrière son amas de graisse, cache en réalité une certaine détresse intérieure. Mais d'où viennent donc cette force et cette rage qui lui ont permis d'accéder au trône ? Lui qui n'a cessé de se battre pour diriger les autres. C'est en effet ce "malabar" qui cette fois sera le centre d'intérêt principal de l'histoire, et pour tout vous dire, les autres protagonistes semblent plutôt effacés cette fois-ci. On assiste donc à la chute de son empire et à tout le ressentiment qui en découle. Mais chacun sait qu'il a la peau dure... Immorale mais également arrangée dans une certaine mesure, la fin de cette série ne devrait cependant pas vous décevoir, tout au plus vous frustrer sur quelques points. Tous les ingrédients des précédents volumes sont encore là pour nous rappeler que l'on a affaire à un manga d'une richesse narrative acquise, d'un cadrage et d'une mise en scène très convaincants, le tout agrémenté de dessins toujours aussi réussis, détaillés et dont le style réaliste témoigne du fait que l'œuvre soit réservée à un public mûr, si ce n'est adulte. De plus, il est important de rappeler pour les plus jeunes d'entre vous que certaines scènes, dont une particulièrement, ne sont pas des plus catholiques. Mais ça, vous devriez déjà le savoir depuis le temps que je vous le dis.
Au final, ce cinquième et dernier volume reste fidèle aux précédents avec cependant, à mon sens, une fin qui aurait pu être meilleure. Mais moi vous savez, je reste un éternel insatisfait, donc... Strain est une très bonne série, divertissante, prenante, "cinématographique" et reflet d'un certain réalisme qu'il est parfois bon de mettre sous les projecteurs. Vivement recommandé ! ADAPTATION FRANÇAISEPas grands choses à redire de plus par rapport aux précédents tests si ce n'est que la reliure de l'ouvrage aurait gagné à être plus souple. Car là, c'est tout de même bien plus rigide qu'auparavant. Sinon, concernant les onomatopées, la traduction, l'encrage, le qualité du papier et tout le reste, je pense qu'on en a amplement fait le tour. Dans l'ensemble, c'est donc du bon boulot. Les dos de couvertures se sont finalement compétés : "su" "to" "re" "i" "n" (Strain) !
DU MÊME AUTEUR

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RYO06/04/2003 |
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