
SYNOPSISLight Yagami est un lycéen brillant qui ambitionne de devenir un haut fonctionnaire de police. Il rêve d'un monde parfait où la violence et l'injustice disparaîtraient du quotidien, d'un monde où il serait omniscient. Il découvre un jour par hasard un curieux cahier qui va littéralement changer sa vie. Le Death Note est en effet un objet des Dieux de la mort. Celui qui le détient peut, comme il le désire, mettre un terme à l'existence de quelqu'un, juste en connaissant son nom et son visage. Pour cela, il lui suffit d'inscrire en toutes lettres le nom et les circonstances de la mort de sa victime. Un pouvoir terrifiant que le jeune Light utilise rapidement avec intérêt pour se débarrasser de tous les criminels de la Terre, jusqu'au jour où L, un détective de génie, se propose de stopper ses agissements. La situation de départ s'en voit pour le coup modifier, et des innocents vont également succomber au Death Note... AVISAprès un passage remarqué et apprécié en France avec Hikaru no Go (et accessoirement Rampou), Takeshi Obata s'écarte du monde tout feu tout flamme des shônen manga traditionnels et propose, avec le scénario de Tsugumi Ohba, une œuvre très mature, d'une noirceur intense, si bien qu'il est tout à fait judicieux de la part de l'éditeur francophone de l'avoir labellisée Dark Kana. Attention, chef-d'œuvre ! Ou pas loin...
Outre le fait que Death Note soit finalement disponible dans notre belle langue nationale, l'autre bonne nouvelle c'est que ce manga est aujourd'hui terminé, totalisant au final quelque 12 volumes, de quoi rassurer les potentiels acquéreurs peu fortunés. Les principaux attraits de la série viennent essentiellement du duel magistral que se livrent les deux principaux protagonistes, ou du moins ce qui semble l'être, après deux volumes de lus. Les différentes stratégies employées par Light sont d'une inventivité qui fait honneur à sa réputation de surdoué, tandis que les contre-offensives de L, l'autre génie de l'histoire, sont pour le moins redoutables. Ce petit jeu du chat et de la souris parvient à capter plus que jamais l'attention du lecteur, et malgré quelques explications un brin "faciles" il faut le reconnaître, l'intrigue se tient admirablement. Certes l'évolution de Light était quelque peu prévisible aussi, il n'y a qu'à voir avec quelle arrogance (lucidité ?) il se qualifie, de même que certains autres événements, mais ce volte-face reste une idée qui fonctionne bien et qui contribue sans aucun doute au succès mérité de Death Note. N'oublions évidemment pas de citer Ryûk, grâce à qui tout ce côté surnaturel devient pour le coup naturel, et de sa part de contribution dans certaines actions macabres. Jusqu'où Light va aller pour l'emporter sur L ? De nombreux bouleversements devraient encore se manifester dans les prochains tomes. En espérant toutefois que le final soit digne de ces deux premiers opus.
Évidemment, l'impact de la série n'aurait sans doute pas été le même sans l'incroyable réalisation de Takeshi Obata. Ses dessins sont d'une finesse incroyable et restent dans la lignée de ce qui a été fait vers la fin de Hikaru no Go. Le character design se veut ainsi pseudo réaliste et d'une grande expressivité. Le résultat est on ne peut plus réussi. Le cadrage est quant à lui plutôt sommaire, mais le découpage de l'action est très cinématographique, avec une alternance judicieuse de plans serrés et de plans larges. Le mangaka connaît son affaire, il n'y a pas de doute là-dessus !
En bref, voici deux premiers volumes tout à fait admirables. Le succès rencontré au Japon et à travers le monde de cette série est pleinement justifié. Si vous ne connaissez pas encore Death Note, il serait temps de vous y mettre, car vous avez là un bel exemple de thriller surnaturel réussi. ADAPTATION FRANÇAISEKana a soigné cette édition française, ça ne fait aucun doute. Un vernis sélectif a ainsi été appliqué au titre de la jaquette mate. L'intérieur de l'ouvrage n'est pas en reste, les diverses adaptations graphiques sont très propres, à défaut de coller parfaitement aux planches. Le lettrage est quant à lui très bon, avec une bonne aération au niveau des bulles, même choses pour les onomatopées (qui sont très rares dans ces deux tomes), traduites très discrètement. À ce sujet, la traduction de l'ensemble a l'air tout à fait cohérente. Techniquement, le papier est très semblable à celui de l'édition japonaise, la reliure est d'une bonne souplesse. Sens de lecture original conservé, bien évidemment.
DU MÊME AUTEUR

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RYO11/02/2007 |
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