
SYNOPSISTetsuhito, Makoto et Ai sont trois jeunes qui ont pour point commun une vie difficile, voire chaotique. Le premier est le fils d'un chef de yakuza qui le dénigre complètement, le deuxième quant à lui cache un profond trauma et une facette ultra violente de sa personne. Enfin, la dernière n'est autre qu'une prostituée du milieu, contrainte malgré elle des pires passes pour ramener l'argent à son "boss". Leur destin est étroitement lié, puisque Ai s'est éprise du bras droit du père de Tetsuhito, un certain Eiji Sayama, qui a reçu l'ordre d'abattre le fils du mafieux... AVISVoici une série de trois volumes signée Kengo Yonekura, un habitué (et expert) des manga classés X. Si Yellow Hearts n'est pas clairement une œuvre pornographique pure, et pour cause, il y a tout de même un minimum de scénario qui en fait une espèce de thriller plutôt digeste, ça reste malgré tout bien évidemment interdit aux mineurs.
Beaucoup de sexe, de violence et un peu de psychologie. Voilà en condensé les ingrédients qui donnent ce manga. Le premier d'entre eux, couplé parfois avec le deuxième, est le plus représenté, et ce de manière totalement gratuite la plupart du temps. Les amateurs, et il y en a, ne soyons pas hypocrites, y trouveront facilement leur compte (de la main gauche), avec la présence de scènes très hard, bien que franchement édulcorées par les censures systématiques au niveau des parties génitales. Pour ne rien gâcher, les dessins de Yonekura sont d'une bonne maîtrise, l'auteur ne se prive pas de servir sur le papier des filles toutes mieux foutues les unes que les autres. Le traitement infligé aux femmes durant ces scènes sont dans la droite lignée de ce qu'on trouve dans les films pornos (positions variées, dialogues crus, etc.), et n'est pas près de trouver ses fidèles parmi la gent féminine. Doux euphémisme que de dire ça. Pour ce qui est de l'histoire, on en sait pour le moment peu sur les réelles intentions des protagonistes, sauf si on lit le résumé en quatrième de couverture (bourré de fautes, soit dit en passant), qui en dit plus que ce que propose ce premier volume. On se contente donc de les suivre, de découvrir petit à petit les faits marquants de leur passé, entrecoupé pratiquement tout le temps de séquences de fornication dégoulinantes de bonnes et moins bonnes attentions. La noirceur générale qui ressort de ces réminiscences permet de mieux appréhender ces jeunes paumés que le destin a réunis, même si elles n'expliquent pas tout. Reste à savoir maintenant comment les choses vont évoluer, car là, force est de constater qu'on reste dans le flou.
Les dessins du mangaka sont d'un style graphique agréable à regarder, Yonekura s'est visiblement bien documenté pour réaliser ses scènes de cul. Dommage cependant qu'avec un si bon cadrage, les séquences soient un peu confuses. Tetsuhito et Makoto se ressemblent également beaucoup, si bien qu'il faut parfois un petit temps d'adaptation pour comprendre qui est qui, ce qui rompt quelque peu le rythme de lecture.
Premier volume très sympathique, pour peu que l'on sache à quoi s'attendre. La mention "Réservé aux adultes" en première de couverture est tout à fait justifiée, il s'agit en effet d'un manga très chaud, bien dessiné et qui promet en plus un semblant de scénario. Une affaire à suivre... ADAPTATION FRANÇAISEL'édition de ce titre a été confiée au studio GB One, un habitué du milieu de la BD japonaise. Le résultat est donc assez similaire à ce qu'on a l'habitude de voir chez Asuka ou Soleil par exemple. Et ce n'est pas vraiment un hasard, puisque derrière Iku Comics se "cache" en fait Soleil (et donc un peu Asuka). La qualité matérielle est aussi de l'ordre de ce qui se fait sur le marché actuel, puisque c'est Aubin qui est à l'impression. La reliure est de fait très souple, l'encrage n'est pas parfaitement uniforme et certains tramages ont perdu de leur "éclat" (car trop sombres). La traduction semble convenir, avec cependant quelques adaptations moyennes comme l'emploi du verbe "kiffer" (oui, c'est pour faire djeunze, on sait). À noter pour finir un résumé en quatrième de couverture bourré de fautes (deux prénoms erronés et confusion de la vie des personnages). Sens de lecture japonais et onomatopées non retouchées (traduction sur leurs côtés).
DU MÊME AUTEUR

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RYO15/11/2006 |
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