
SYNOPSISHajime Kindaichi est un élève médiocre, et même plutôt cancre, du lycée Fudo. Mais qui aurait soupçonné que derrière cette attitude assez dédaigneuse et un brun perverse se cache un génie au QI de 180, et petit fils du plus grand détective du Japon, le très célèbre Kosuke Kindaichi ? Eh bien, peut-être son amie d'enfance, Miyuki Nanase, qui, dès que ses camarades se moquent de son Kindaichi, part au quart de tour et prend sa défense. Il va s'avérer plus tard que Hajime a vraiment hérité de l'esprit de déduction de son grand-père, car à travers différentes enquêtes auxquelles il sera convié malgré lui, il fera face à des crimes tous plus mystérieux les uns que les autres... AVISEh bien voilà, une autre série de détectives débarque en France. Après le succès plus que mérité d'un certain Conan, on sera peut-être à l'avenir amené à parler de Kindaichi avec autant d'engouement. Situons-nous un peu dans le temps afin de se mettre d'accord sur une chose, Les enquêtes de Kindaichi a débuté en 1992 en prépublication contre 1994 pour Détectve Conan. Donc dire que Kindaichi est un "Conan-like" n'est pas juste, ce serait plutôt le contraire. Enfin, étant donné que Conan a été découvert en France avant, il est normal qu'il soit mieux ancré dans nos esprits. Ceci étant, fermons cette parenthèse et intéressons-nous plus en détail à ce manga signé Kanari et Satô.
Commençons par parler de la réalisation, l'illustration de la couverture est très jolie mais il ne faut pas s'y fier car à l'intérieur ce n'est pas du tout aussi bon. Effectivement, même si les dessins sont plutôt travaillés, il n'en demeure pas moins qu'ils ne font pas "pros", c'est bien simple, les personnages sont mal proportionnés et les visages assez grossiers, seuls les décors rattrapent le coup. Par avance, calmez vos ardeurs mais les planches font parfois vraiment penser à de simples fanzines (je sais, il y en a de très beaux) ! Le comble pour un manga professionnel ! Tout ça pour dire que même si toutes les techniques telles les trames ou encore les traits de vitesse sont incluses dans la création des planches, on n'a pas vraiment l'impression que la mangaka soit une professionelle. Le cadrage est de plus assez amateur même si plutôt soigné. On va en terminer là en disant quand même qu'il ne s'agit que du premier volume (sur un total de 27 pour cette première "saison") et que la suite est tout de même bien mieux réalisée. Pas de quoi s'inquiéter donc au niveau de la réalisation, bien que pour ce premier tome, ce ne soit vraiment pas terrible.
Maintenant en ce qui concerne les enquêtes, on peut dire que cette cette fameuse histoire du "fantôme de l'opéra" aura fait réfléchir le jeune Kindaichi. C'est bien simple, il ne trouvera la solution qu'à la fin du volume, laissant la réponse en suspens pour le suivant ! Enfin bon, l'intrigue est plutôt bien menée, la mise en scène aussi, on nous situe le décor, une série de meurtres, un "meurtrier parmi nous", un inspecteur toujours aussi incompétent ou plutôt naïf dans ses raisonnements (qui a dit Kogoro ?), une compagne qui sera en danger un jour où l'autre pour notre héros et bien sûr ce même héros qui réfléchit plus que les autres, c'est ultra classique, quoi. Maintenant tout ce joue sur le charisme des protagonistes. Si Shinichi et Ran ont réussi à plaire grâce à leur caractère, on peut se demander s'il en sera de même pour le couple Hajime/Miyuki. C'est encore trop tôt pour le dire, en tout cas, on leur souhaite le même succès.
Ce premier volume, que j'ai personnellement trouvé moins bon que celui de Conan, m'a quand même assez accroché. Bien évidemment ce n'est qu'une autre série de détectives, et quand on a déjà la meilleure (je parle de Conan), il est dur de trouver une autre place pour celles qui suivent, d'autant plus si l'on sait que la série n'est pas courte. Je sais pas, il faut voir ce que donne les prochaines énigmes de Kindaichi, parce que quand même, le caractère de ce héros me plaît bien, et puis les meurtres sont un peu plus osés que chez Gosho Aoyama, avec notamment des scènes de nu que l'auteur de Conan ne s'est jamais permis de faire. Attendons le deuxième tome, on devrait y voir un peut plus clair. ADAPTATION FRANÇAISEAaah ! Ça fait plaisir ! Ils (les gars de Tonkam) m'ont enfin entendu ! Par un miracle divin, l'ancienne police de caractère a enfin disparu, laissant place à une autre de bien meilleure qualité esthétiquement parlant (ça se rapproche pour ainsi dire ce celle de Kana). La jaquette est conforme à l'originale, le sens de lecture aussi, les onomatopées non retouchées (hourra !) et la traduction même si j'ai relevé quelques bizarreries et fautes d'ortho, est relativement bonne. Dans les défauts maintenant (car il en faut), quelques fautes typographiques comme les insécables pour les guillemets français, les demi-espacements toujours pour ces mêmes guillemets, etc., la qualité des pages reste fidèle à la collection Tsuki (même si sur le dos ou tranche, le logo est remplacé par celui de Tonkam), à savoir pas terrible car trop recyclé, et de ce fait désagréable au touché. Et dernier point purement technique aussi, l'imposition a été mal faite (ainsi que le repérage) car il y a trop de fonds perdus sur le côté où l'on feuillette, ça n'aurait pas été grave si on arrivait à lire certaines bulles quasiment rentrées dans la marge intérieure. Ah, et dernière chose, il faut effacer le foliotage fait main, hein... ça fait crade de voir "31" écrit sur l'hôtel en page 31 ! Dans les choses amusantes, on relève que Tonkam s'inspire de pas mal d'éditeurs, par exemple, il annonce la date de sortie du prochain volume et montre même la couverture de celle-ci sur le rabat de la quatrième de couverture. Héhé, comme quoi...
DU MÊME AUTEUR

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RYO14/07/2002 |
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