
SYNOPSISLe jeune Coco est un orphelin comme il en existe tant à Hysyophep. Son rêve : devenir un grand pirate comme son idole John Bart, plus connu sous le nom de Crazy Bart, un homme redoutable à la tête du Sweet Madonna, qui cherche à tout prix à percer le mystère de Falcon, l'ancienne civilisation "tombée du ciel". Après des circonstances pour le moins tumultueuses, le hasard veut que Bart rencontre Coco et le fasse embarquer avec le reste de son équipage éclectique, et ainsi partir, indice en poche, vers la plus grande aventure de leur vie... AVISAprès le succès de One Piece, un nouveau manga traitant du monde de la piraterie fait son entrer en scène dans notre beau pays, il s'intitule très "sobrement" Full Ahead ! Coco, une longue série que l'on doit à Hideyuki Yonehara. À l'instar de ce qui s'est passé pour Kindaichi et Conan, la plupart des gens pourraient penser qu'il s'agit là d'une repompe éhontée de la série d'Ôda, mais il n'en est rien. Déjà parce que c'est techniquement impossible, vu que les aventures de Coco ont débuté quelques mois avant celles de Luffy, et deuxièmement parce que l'ambiance et le ton donnés par ce premier volume se rapprocheraient plus d'un L'Île au trésor délirant, voire d'un Pirates des Caraïbes.
En effet, comment ne pas rapprocher le petit Coco à Jim Hawkins, et Crazy Bart à Long John Silver (ils ont le même prénom d'ailleurs) ? On le devine, ces deux-là vont certainement devenir assez inséparables, et seront même amenés à s'affronter par la suite comme leurs aînés... enfin, peut-être. Évidemment, qui dit piraterie, dit forcement trésor caché. Full Ahead ! Coco ne déroge pas à cette règle, l'équipage du Sweet Madonna part à la recherche d'une civilisation perdue, détentrice de la mystérieuse "Pierre de force". L'aventure se révèlera périlleuse, on aura ainsi droit dans ce tome 1 à un "petit" monstre sympathique en guise d'amuse-gueule, de quoi permettre à Crazy Bart de montrer, après tous les moulinets déjà effectués, de quoi il est réellement capable et de renforcer par la même occasion aux yeux du lecteur et de Coco sa formidable aura. Un échauffement de rien du tout, si on devait comparer ce Kamara (c'est son nom) aux autres créatures qui ne manqueront pas d'apparaître, à en croire les représentations de la page 137. Bref, ça promet ! Petite originalité à signaler concernant Bart (quoique) : bien que vaillant et talentueux, il n'en demeure pas moins un sacré boute-en-train qui n'en rate pas une pour se mettre dans des situations ubuesques. Le personnage éponyme en revanche se révèle pour le moment assez banal et effacé. Il a réussi néanmoins à se faire un "meilleur ennemi" en un seul volume, ce qui n'est pas rien à son jeune âge. En espérant que les affrontements seront à la hauteur de l'attente suscitée.
Côté réalisation, on observe avec joie que l'auteur n'est un manchot pour ce qui est de représenter les scènes d'action. Son style graphique manque encore un peu de maturité, et rappelle un peu celui d'Akimine Kamijô (Samurai Deeper Kyô) de par le trait assez fin employé et les visages des personnages. Le cadrage fait quant à lui assez vieillot, notamment à cause du nombre important de cases tracées dans une planche. Elles sont ainsi assez petites et ne rend pas de manière optimale l'impact des séquences. Ce n'est pas systématique, mais c'est tout de même fréquent...
Pour finir, on peut dire que malgré ses maladresses graphiques, ce manga est une bonne alternative à One Piece. Le côté plus réaliste des actions peut plaire, comme déplaire aux habitués de shônen aux super pouvoirs, mais le côté dantesque de l'aventure n'a pas l'air d'être mis de côté pour autant, bien au contraire. Un premier jet prometteur, dont la suite ne peut être que meilleure. ADAPTATION FRANÇAISEL'édition de Doki-Doki est soignée, bien qu'on regrette que leur police habituelle n'ait pas été employée pour ce titre (celle choisie n'est pas non plus à jeter). Le papier est de bonne qualité et l'encrage correctement dosé, du bon boulot de la part d'Hérissey. Clin d'œil intentionnel ou non, la traduction a été confiée au traducteur de One Piece, le célèbre Sylvain Chollet, dont on ne compte plus le nombre de manga qu'il traduit par mois (mais comment fait-il ?). Le résultat est donc plutôt bon, avec des phrases bien tournées dans l'ensemble. Côté adaptation graphique, là encore, on reste dans le connu, puisque c'est GB One qui est aux commandes. Les onomatopées sont sous-titrées de manière discrète, la jaquette est peut-être un peu trop dépouillée par rapport à ce qui a été fait en VO. Sens de lecture japonais et prix de lancement pour ce premier volume exceptionnellement bas. Il fallait le signaler.
DU MÊME AUTEUR

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RYO06/05/2007 |
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