
AVISAprès la fameuse affaire de l'attentat qui aura provoqué bon nombre de victimes, Tobe retourne finalement chez les Asagi pour y retrouver une vie plus ou moins normale. Le seul regret qui le hante durant son sommeil, c'est d'avoir encore une fois laissé s'échapper le "manieur d'obscurité blanche". Peu de temps après, Amy, celui qui semble aussi être sorti de l'enfer, apparaît devant lui, et fournit quelques explications sur son avenir sur terre. Après toutes ces expériences vécues, Tobe réussira-t-il à vaincre les démons qui sont en lui ?
C'est finalement au bout de huit volumes que s'achève la quête de liberté de Tobe. Le "jeune" homme est parvenu à passer outre la puissance démoniaque et envahissante de Togari, l'épée affamée de crimes et de fautes en tout genre. La matérialisation de celle-ci dans le volume 7 est d'ailleurs très bien vue, donnant un côté vraiment "divin" et "mystique" à ce bout de bois. À ça se mêle "l'autre Tobe", son double négatif, son côté malfaisant qui ne cherche qu'à s'emparer de l'original, celui dont la morale est embrouillée au fur et à mesure que les regards bienveillants se posent sur lui. La situation est assez classique (vue dans DNA² de Katsura par exemple), mais expliquerait en partie les méfaits de Tobe dans son "ancienne" vie. Les explications, ce n'est pas ça qui manque dans cet ultime volume de Togari, bien au contraire. Le lecteur découvrira par exemple le passé quelque peu "de circonstance" d'Amy, ou encore quelques révélations au sujet d'Emma, le seigneur des enfers. Malheureusement, Ô tristesse, la déception est de taille. Selon des raisons obscures (éditoriales, peut-être), il se trouve que Yoshinori Natsume n'est pas parvenu à réaliser une fin à la hauteur de l'ensemble de son œuvre. Ce que je redoutais est bel et bien arrivé. Argh. Un sentiment d'inachevé se fait cruellement sentir lors des dernières pages de son manga malgré une bonne leçon de moralité générale sur la vie. Sans rentrer dans les détails, sachez que tout n'est pas résolu, que tout reste à imaginer soi-même. Telle la vie de Tobe, tout reste encore incertain. Avec du recul, manquant de temps, Natsume a peut-être proposé là la meilleure alternative possible, plutôt que de proposer une fin dite bâclée. À vous de juger. Concernant la technicité de l'ouvrage, rien de bien "brutal" n'a changé. Tout est parfaitement homogène à ce qui a été fait jusqu'à maintenant. Le design des personnages est réussi et assez unique en son genre. Les scènes d'action, nombreuses, sont bien orchestrées et ne souffrent pas de trop d'incohérence au niveau des mouvements. Bref, un rendu qui est tout bonnement très satisfaisant.
Après plus de soixante-dix chapitres, et huit volumes reliés, un nouveau manga vient de s'achever. Et mon avis, c'est que Togari m'a terriblement déçu en ce qui concerne son dernier volume. Évidemment, ça ne fait pas pour autant retomber l'intérêt général de l'ensemble du manga, mais tout de même, je m'attendais à mieux. En espérant pouvoir relire du Yoshinori Natsume un jour. À noter une "suprise" en fin d'ouvrage. ADAPTATION FRANÇAISEAu risque de me répéter (et de vous blaser au passage), je vous suggère de vous reporter à ce qui a été dit dans les volumes précédents car rien n'a véritablement changé dans l'adaptation de l'éditeur Delcourt. Ce qui n'est pas plus mal. Hum, jolie couverture...
DU MÊME AUTEUR

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RYO27/11/2003 |
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