
AVISEn accompagnant Blast à l'occasion de leur premier concert à Tôkyô, Nana Komatsu finit par apprendre quelle histoire lie Ren, son idole chanteur des Trapnest, à Nana Ôsaki sa colocataire. Elle décide alors d'emmener cette dernière au concert de Ren, au tout premier rang.
N'y allons pas par quatre chemins, ce cinquième tome confirme tout le bien que je pensais de Nana qui est décidément pour moi la révélation de l'année. Ai Yazawa nous livre encore une fois un magnifique volume chargé d'émotion et de rires qui ne peut laisser personne indifférent. On y retrouve bien évidemment les deux Nana et les membres de Blast, mais également ceux de Trapnest qui font leur grande entrée dans la série, du moins en ce qui concerne Ren et Takumi, même si on en apprend beaucoup sur Reira et l'histoire qui l'a liée à Yasu. On a affaire à une Nana Ôsaki toujours aussi fière et qui n'hésite pas à se rendre auprès de Ren pour mettre fin à leur histoire – après deux ans sans nouvelles, ce qui donne lieu à une rencontre émouvante. Les efforts de Hachi auraient-il été vains ? L'occasion de découvrir une autre facette de son caractère, laquelle nous rappelle que la jeune fille reste humaine et sait avoir des sentiments comme tout le monde malgré l'air dur qu'elle veut se donner. Chez Nana Komatsu, le lecteur sera toujours ravi de retrouver cette dose de naïveté et d'insouciance qui fait son charme, même si elle semble enfin gagner un peu plus de maturité et du même coup à nouveau prête à aimer. Mais qui ? Et comment ? Entre Takumi, Yasu et Nobu son coeur balance, ce qui l'amène à se poser de nombreuses questions : se rabat-elle sur l'un lorsque toute relation semble impossible avec l'autre ? Deux nouveaux visages donc si j'ose dire pour nos deux héroïnes, qui nous montrent un caractère qu'on n'a pas l'habitude de leur connaître. Au niveau des relations entre les deux jeunes femmes, on découvre une Nana Ôsaki désormais plutôt confidente avec sa colocatrice depuis le "retour" de Ren, laquelle ayant du même coup perdu cette possessivité excessive dont elle avait fait preuve avec Misato. Et si l'on pouvait avoir des doutes concernant les sentiments que Hachi portait à Nana (peut être une recherche de réconfort après sa déception amoureuse avec Shoji ?), ce dernier volume nous convainc que la jeune fille est bien hétérosexuelle. Mais chut...
Pour finir, le trait de Ai Yazawa flatte toujours autant la rétine malgré une absence de décors qui laissent la place à des trames typiquement shôjo, ce qui ma foi semble bien normal. Les personnages sont toujours aussi expressifs, la mise en page toujours aussi excellente... Et décidément, l'auteur nous ravit toujours autant par sa narration et l'émotion qui en émane. ADAPTATION FRANÇAISEOn retrouve chez Delcourt tout ce qui fait le bonheur des lecteurs par rapport à la version originale en ce qui concerne le sens de lecture, les petites histoires intégrées à la fin, la jaquette... On a toujours droit aux petites "Clés de compréhension" qui se révèlent parfois essentielles pour comprendre toutes les subtilités du dialogue. L'encrage est bon, le lettrage excelle. Pas grand chose à reprocher à part concernant une qualité de papier peut être "légère", mais très franchement il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Une très bonne adaptation donc.
DU MÊME AUTEUR

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OKO16/07/2003 |
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