
SYNOPSISRyô Saeba et son associé, Hideyuki Makimura, un ex-flic, sont des "nettoyeurs" experts. Le criminels et autres racailles, ils s'en chargent ! Pour les contacter, un seul code à inscrire : "XYZ". Un jour de pluie, lors d'une enquête touchant l'une des plus puissantes organisations criminelles, Makimura trouve la mort face à un utilisateur de la "poussière d'ange", une drogue à l'effet foudroyant, capable d'augmenter la puissance musculaire d'une personne mais aussi de la rendre insensible à la douleur. Avant de mourir, il fait promettre à Ryô de prendre soin de sa s?ur Kaori et de lui révéler qu'elle n'est en réalité pas sa vraie s?ur. Mais avant d'aller la voir, Ryô part venger son ami, ce qu'il réussit à faire sans difficulté. De retour chez lui, il apprend la triste nouvelle à la jeune femme. Pourtant, malgré le chagrin occasionné, cette dernière ne baisse pas les bras. Elle décide même de remplacer son frère en devenant la nouvelle partenaire de notre héros. Et avec bien quelques péripéties, elle y parvient. Le nouveau tandem de City Hunters est né, avec à son bord le plus pervers "étalon de Shinjuku" et celle qui manie les massues les plus lourdes du monde ! AVISPour commencer, on peut dire sans trop se tromper que c'est dans cette série que l'auteur, Tsukasa Hôjô, s'est le plus investi. Au delà de 35 (36) volumes, ce qui représente environ sept ans de sa carrière, il nous a fait découvrir tout son humour et son talent à travers ce "nettoyeur" des temps mordernes. Son trait s'est considérablement amélioré depuis Cat's Eye, notamment au niveau des visages, bien plus expressifs et plus détaillés maintenant. On passe donc sur la réalisation qui est en tout point d'un bon niveau, quoique l'on pourrait tout de même reprocher à l'auteur de parfois surcharger ses cases de manière un peu brutale avec des sortes de bulles de savon près des visages de ses personnages, censées marquer des signes de fatigue ou encore d'étonnement, un détail qui est dorénavant typique de Hôjô. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à voir F. Compo par exemple, son dernier manga en date. Côté scénario, on s'aperçoit que le mangaka s'est on ne peut plus foulé. Durant toute la série, les lieux où se déroulent les divers chapitres sont très variés, preuve qu'un travail de recherche important a été effectué. Allant des bas fonds de Shinjuku, en passant par un studio de cinéma, ou encore sur un paquebot de luxe, vraiment, ce n'est pas la documentation qui a manqué. Ceci étant, ce qui a certainement fait la grande force de cette série, c'est la personnalité de son personnage principal, le charismatique Ryô Saeba. En effet, son côté mystérieux et "sérieux" ainsi que son passé cruel font de lui un héros mythique et invincible, bien qu'il ne se prenne pas vraiment au sérieux la plupart du temps, du moins en apparence car il est quotidiennement impliqué dans des affaires délicates. Et c'est ce passage du comique au tragique qui a été bien amené et qui est parvenu à populariser à ce point cette série. Pourtant, il faut malgré tout avouer que les scènes de massues "made in Kaori" pourraient quelque peu exaspérer à la longue, car assez répétitives. On parlait de charisme, eh bien continuons sur la lancée en citant également la très sexy Saeko, sûrement l'un des personnages féminins qui aura fait le plus fantasmer dans le monde du manga (et on comprend pourquoi !). Elle aussi a sûrement beaucoup contribué au succès de cet excellent titre.
On ne va pas s'éterniser, ni prendre le risque d'en dévoiler plus, bien qu'il serait étonnant que "beaucoup" de gens ne connaissent pas City Hunter. Pour conclure, et c'est évident, ce manga est un véritable classique dans son genre que tous les amteurs de bande dessinées japonaises se doivent d'avoir lu au moins une fois.
NB :
À noter qu'une suite à ce manga est actuellement en cours de parution au Japon sous le nom d'Angel Heart ! L'après City Hunter avec un début... bien triste. Je vous conseille donc bien sûr fortement à vous y intéresser. ADAPTATION FRANÇAISEL'une des premières adaptations (si ce n'est la première) manga avec Fly de l'éditeur J'ai Lu. Ben on ne pouvait pas espérer pire. Je m'explique : les pages sont d'une qualité exécrable, le format est trop court à l'horizontal, ce qui ampute du dessin (même s'ils sont réduits de 5 % à vue de nez), le lettrage des polices est rigide et son corps un peu gros, ce qui ne "colle" pas du tout avec le dessin de Hôjô. L'encrage est tout bonnement abominable dans certains tomes, et comble du comble, escroquerie jusqu'au bout, ils (les gars de J'ai Lu) ont osé diviser en deux le volume 35 qui ne comporte que 120 page afin de créer un 36e volume ! Et hop ! 34 F de plus à débourser pour les acheteurs ! Si c'est pas malheureux, ça. Aucune explication n'a été donnée officiellement au lecteur. Enfin, le sens de lecture a été gardé, mais on a droit à une numérotation des cases servant à nous montrer l'ordre de lecture des cases. Sans commentaire. Les couvertures, quant à elles, sont fidèles aux originales et la traduction d'un bon niveau. Globalement, n'ayons pas peur des mots, J'ai Lu a lamentablement gâché (foiré) l'adaptation (esthétique) de ce grand manga qu'est City Hunter. Vraiment dommage.
DU MÊME AUTEUR

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RYO01/04/2001 |
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