
SYNOPSISKen'ichi est un lycéen chétif qui n'arrive pas à se trouver d'ami à l'école. Il s'est inscrit au club de karaté pour essayer de gagner en confiance, mais c'est un cuisant échec, puisque les brimades ne vont aller qu'en s'amplifiant. Il fait un jour la rencontre Miu, une drôle de fille avec qui il va très vite se lier d'amitié. Par le plus grand des "hasards", il se trouve qu'elle est en réalité une véritable experte en combats. Après avoir saisi la pureté et la sincérité de Ken'ichi, elle lui propose de devenir plus fort grâce à un lieu mythique où se terrent les plus grands maîtres en arts martiaux : le dôjô Ryôzanpaku ! AVISEt une série de baston de plus, une ! Dans un registre plutôt comique, le manga de Shun Matsuena, dont la réputation n'est plus à faire au Japon, commence de manière sympathique, avec une présentation des principaux personnages assez musclée. Rien de spécialement innovant, mais ça se laisse lire.
Le héros de l'histoire est un gars banal comme il s'en fait des tas et des tas dans le milieu du shônen manga. Un peu à la manière d'un Noritaka (l'une des références du genre, du moins en France), il apprend au fur et à mesure de son périlleux entraînement des techniques qu'il va appliquer contre ses adversaires à la force démesurée. Si les scènes de combat se veulent stylées, avec des pleines pages lors des coups critiques par exemple, on note malgré tout que le résultat est loin d'être d'une maîtrise totale, la faute principalement à un dessin assez maladroit qui, de toute évidence, n'a pas encore trouvé sa maturité. Le découpage de l'action n'est pas toujours adéquat, avec des dessins parfois très petits, rendant la lecture moins agréable à suivre. Enfin, le mangaka ne se prive pas du filon simpliste qui veut qu'en mélangeant jolies filles aux formes généreuses et baston on attire l'attention du lecteur. À dire vrai, ça marche plutôt bien, même si on est loin du niveau d'un certain Oh! Great.
Vous l'aurez certainement compris en lisant ce qui précède que le scénario ne vole pas très haut dans Ken'ichi. On devine évidemment qu'un développement plus conséquent se fera pour le passé de chacun des personnages, mais globalement, tout n'est que prétexte à des combats qui semblent perdus d'avance, saupoudrés de moments "délirants" qui ne fonctionnent pas toujours comme le souhaiterait l'auteur. N'oublions pas enfin la romance prévisible entre Ken'ichi et sa seule amie, ainsi que d'autres petits ingrédients amusants que forme l'étrange famille du héros, et vous savez à peu près à quoi vous attendre avec la lecture de ces deux volumes.
En fin de compte, on passe un bon moment en compagnie de Ken'ichi et Miu, pour peu qu'on accepte de se laisser bercer par les codes (clichés) qu'un shônen manga a à nous offrir. Loin d'être le titre à se procurer d'urgence, il devrait malgré tout trouver son lectorat. ADAPTATION FRANÇAISEDe mémoire, il n'y a que quelques rares petites pétouilles en ce qui concerne la traduction. La fabrication de l'ouvrage étant pour sa part de bonne qualité, bien que l'éclat du noir n'égal pas celui de la version d'origine (le tramage en prend un coup). On note un bel effort dans le logo-titre et dans le lettrage en général, même si, à l'instar des éditeurs comme Tonkam, Kurokawa ne semble pas décidé à mettre de point en fin de phrase. Points de suspension : oui, point d'exclamation : oui, point d'interrogation : oui, moins point de point tout court. Mystère, vous avez dit mystère... Signalons pour finir qu'il serait dommage de rater les gags qui se trouvent en couverture de l'ouvrage (sous la jaquette), alors, pensez-y.
DU MÊME AUTEUR

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RYO21/03/2008 |
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