
SYNOPSISTenma et Alone sont des amis d'enfance au destin bien cruel. L'un est devenu le Chevalier de Pégase, un des protecteurs de la déesse Athéna, dont la mission est de stopper l'avancée du dieu Hadès venu sur terre pour régner sur le monde des vivants. L'autre pour sa part a été choisi pour être le réceptacle humain du seigneur du Royaume des Morts. La Grande Guerre Sainte bat son plein, entraînant d'innombrables victimes du côté d'Athéna, les gardiens d'Hadès étant quant à eux indestructibles. L'affrontement semble ainsi sans espoir, jusqu'à l'intervention des puissants Chevaliers d'Or, et notamment de celui qu'on dit être le plus proche de Dieu... AVISUn nouveau manga sur Saint Seiya, qui l'aurait cru il y encore une quinzaine d'années ? Il faut croire que depuis la sortie des dessins animés sur Hadès, l'œuvre de Masami Kurumada a le vent en poupe, puisqu'après Episode G, narrant le passé des Chevaliers d'Or, voici que débarque Lost Canvas, une série plus ou moins parallèle à la première (et se déroulant à la même période que Next Dimension, une autre série dérivée de Saint Seiya). On y on découvre de nouveaux protagonistes, mais également quelques anciens (ce sont du moins les mêmes noms). L'auteur est une femme : Shiori Teshirogi, un nom pas totalement inconnu des fans de shôjo manga. Une dizaine de tomes de Lost Canvas est pour l'instant sortie au Japon, elle s'accompagne de plus d'une adaptation en anime prévue pour 2009, preuve d'un succès non négligeable.
La chose qui frappe le plus dans cette série, c'est évidemment le style graphique de son auteur. Une petite comparaison avec celui de Kurumada s'impose. Plus moderne sur la forme et plus détaillé dans l'expressivité des visages, le trait de Teshirogi s'en sort plutôt bien dans l'ensemble et devrait facilement trouver ses adeptes. Elle tente un peu à sa manière d'allier le graphisme de la série TV avec celui du premier manga, ça se voit dans certains détails (armures, doigts, etc.). Le résultat est appréciable, même si le dynamisme et la lisibilité peuvent encore être améliorés. Le cadrage, enfin, est élaboré simplement et change assez radicalement du tracé plus fourni en cases de Kurumada. Ceci étant, parlons à présent un peu de l'histoire. Dans les grandes lignes, il s'agit une fois de plus de la guerre opposant Athéna à Hadès. Les fans de la première heure s'amuseront sans doute à comparer les différents acteurs de cet épisode avec ceux de la première saga Hadès. Eh bien, on peut dire que le résultat est satisfaisant. L'auteur ne s'est pas contenté de reprendre point par point ce qui s'était passé dans l'autre manga, même si des pans entiers sont repris, dans les attaques des anciens Chevaliers d'Or par exemple, mais, en même temps, peut-on lui en vouloir ? Le fan service est sûrement passé par là, et c'est après tout pour ces fans-là que ce manga s'adresse en priorité. Quelques bonnes surprises sont également au rendez-vous ; sans trop en dévoiler, on dira qu'il est toujours question des Chevaliers d'Or, dont le comportement de certains est vraiment différente de ceux élaborés par Kurumada, ce qui crée une certaine excitation quant à l'apparition de ceux à venir. Le héros, Tenma, n'est en revanche pas si différent de Seiya. Il reste dans ce qui se fait pour ce genre de lecture, à savoir tête brûlée, bagarreur, etc., ce qui n'est pas plus mal en fin de compte, car correspond bien à la fougue de Pégase, le cheval ailé. La finalité étant le présumé affrontement contre Hadès, on espère voir quelque chose à la hauteur de ce qui a été fait précédemment, parce qu'il faut bien dire que tout n'est pas non plus parfait, le "subterfuge" avec le bracelet que porte Tenma est à ce titre assez risible.
Au final, on tient entre les mains un manga intéressant pour qui s'intéresse de près comme de loin à l'univers de Saint Seiya. Les personnes qui ont toujours été allergiques à ces hommes vêtus d'armures improbables passeront sans peine leur chemin, quoique le côté plus "sensible" dû à la patte de Teshirogi les ferait peut-être revenir en arrière. Les affrontements, point important de cette série, sont plus ou moins à la hauteur pour le moment. Il y a même quelques planches assez impressionnantes, ce qui est très encourageant pour la suite. ADAPTATION FRANÇAISELe matériel employé par Kurokawa est de bonne qualité. Le papier est d'un bon toucher et l'encrage est bien réparti, quoiqu'un brin trop maculé. Le rendu très net des couvertures fait plaisir à voir. Maintenant, pour ce qui est du prépresse, on note un lettrage très correct (avec toujours l'absence des points en fin de phrase, hélas), mais un travail graphique assez irrégulier, voire incohérent. Les onomatopées sont tantôt remplacées, tantôt juste traduites (assez "basiquement", au passage : "paf", "pof", "tadan") . Et ce n'est pas pour une histoire de taille, car même les plus grosses sont parfois complètement retravaillées, en bien moches d'ailleurs. La traduction a l'air à la hauteur, pas de d'incohérence rencontrée (même si les phrases familières prononcées par Tenma ou Yato ne sont pas toujours très naturelles), elle est réalisée par un "spécialiste" de la série. On apprécie par ailleurs les bonus de fin sur les différents personnages mythologiques. Sens de lecture japonais.
DU MÊME AUTEUR

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RYO02/03/2009 |
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