
AVISSuite à la trahison de King, l'épée Kusanagi est maintenant entre les mains du NESTS, aux côtés du miroir Haseki. Il ne manque plus que la griffe de jade Yashakuten, le dernier des "trois trésors divins", pour que Yuiwa parvienne à ses fins. Il serait actuellement en possession de Tsuki, la sœur de Iori qui se bat en ce moment-même face à Benimaru, qui se remet petit à petit des dégâts reçus face à Yashiro, l'un des huit puissants...
L'histoire évolue de manière significative, toujours dans l'esprit de garder une certaine cohérence avec ce qui a été établi pour le jeu vidéo éponyme. Et même si le résultat n'est pas des plus convaincants, pour ne pas dire expédié à la va-vite lors de certaines explications, force est de constater qu'on néglige avec facilité le côté "scénaristique" de The King of Fighters Zillion pour en extraire seulement les combats titanesques très fidèlement reconstitués par rapport à ceux de la version vidéoludique. D'ailleurs, dans le volume 4 de la série, le calquage réalisé sur les fins de Kof 99, le jeu, montre quelque part assez bien l'intérêt de ce type d'ouvrages qui s'adressent bien évidemment aux fans de la série mythique créée par SNK. Bref, tout n'est donc que prétexte à organiser des affrontements à base de pouvoirs spéciaux que seuls les aficionados du genre, et évidemment les connaisseurs du jeu, pourront apprécier à leur juste valeur. À ce propos, on note qu'au fil des épisodes, l'auteur maintient toujours son style qui repose beaucoup plus sur le principe d'"immortaliser" des instants d'action, que de rendre vifs les coups portés par les protagonistes. Ce procédé peut rebuter à bien des égards, même s'il faut avouer que les œuvres colorisées ne sont pas réellement propices aux mouvements de ce type. Peut-être parce que c'est trop "léché", trop "propre" pour que l'impression de vivacité ressorte des planches d'Andy Seto, à vous de voir. Un autre point qui pourrait déplaire, ce sont les divers textes du narrateur qui, à mon sens, explique un peu trop, et qui plus est pas toujours très adroitement, les actions illustrées, tendant ainsi à faire penser qu'on prendrait le lecteur pour quelqu'un qui n'est pas à même de découvrir tout seul ce qui l'image propose. Un comble pour de la bande dessinée ! Pour revenir succinctement sur le côté graphique de l'œuvre, on va dire... qu'il n'y a rien à dire. Les dessins dandy Seto sont tout simplement sublimes, bien que le design des visages peut sembler un peu trop redondant. L'application et le soin apportés par l'auteur sont évidents, et ce ne sont pas les magnifiques illustrations des couvertures par exemple qui pourront faire dire le contraire.
Fidèle au travail du talentueux Andy Seto qu'on a pu découvrir dans Cyber Weapon Z, The King of Fighters Zillion est un mànhuà (une BD chinoise) graphiquement exceptionnel, mais dont l'intérêt ne se situe, malheureusement, que sur ce point précis, les combats restant de manière générale un peu trop mous. C'est un peu dommage, mais après tout, que pouvait-on bien attendre d'une conversion d'un jeu de baston vers le support papier ? ADAPTATION FRANÇAISEQuelques petites coquilles au niveau de l'orthographe et une traduction qui gagnerait à être mieux adaptée, car on sent un peu trop le "littéral" dans la lecture de cet ouvrage. Voilà les principaux défauts de cette édition française proposée par Tonkam. Les retouches graphiques, si on peu appeler ça ainsi, sont d'un bon niveau, en fait, c'est une traduction sur le côté avec un style fidèle à celui employé dans la V.O. Notons aussi que le lettrage manque un peu d'aération, notamment dans les encadrés réservés au narrateur, que l'mpression couleur est très bonne, que le papier de luxe est toujours présent, la reliure par contre est un peu trop rigide. Sens de lecture original conservé.
DU MÊME AUTEUR

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RYO19/03/2004 |
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