
SYNOPSISTrain et Sven sont des chasseurs de primes, l'un semble avoir tout le temps faim, tandis que l'autre est plutôt du genre gentleman lorsqu'il est face à une femme. C'est donc dans la joie et la bonne humeur que nos deux acolytes s'occupent au cas par cas de criminels en tout genre. Pourtant, sous ses airs un peu puérils, Train a un lourd passé. Il faisait partie d'une organisation mafieuse du nom de Chronos et se faisait appeler Black Cat, l'assassin légendaire. Aujourd'hui, il est recherché par celle-ci, qui lui propose soit de reprendre son ancien emploi, soit la mort ! Mais c'est sans compter sur la volonté inébranlable du jeune homme tatoué d'un "XIII" au c?ur qui a décidé de ne plus jamais être subordonné à quelqu'un. Mais quel est donc le secret de Black Cat ? AVISSur fond de polar "hollywoodien", Black Cat de Kentarô Yabuki est un manga d'action on ne peut plus dynamique regroupant, une fois n'est pas coutume, un duo hors du commun se sortant de toutes les situations, plus périlleuses soient-elles. Est-ce un hasard ? Bien sûr que non, ce serait même l'une des conditions exigées par Train, notre héros doté d'une force et d'une agilité féline exceptionnelles qui ne souhaite que "s'amuser" dans des missions très... pimentées.
À travers ce premier volume, on a droit à une entrée en scène plutôt classique qui dévoile, comme dans d'autres manga du genre, la grande force du personnage principal, mais surtout le charisme qui se dégage de lui, chose essentielle qui renforce à coup sûr l'intérêt chez lecteur. La première approche avec Train est convaincante. Très calme et divertissant, il est aussi très grande gueule et ne se prend pas au sérieux la plupart du temps. Un caractère à l'opposé de Sven, le partenaire de Black Cat qui est plutôt du genre réfléchi et stratège, c'est d'ailleurs lui qui s'occupe de tout ce qui est administratif (les primes, etc.), la "tête pensante" du groupe pourrait-on dire. Pour cette fois, les deux compères seront confrontés à quelques affaires aux dénouements tragiques. Enfin, la dernière histoire, plutôt hors contexte sur le fond, laisse présager une suite aux tournures inattendues. En tout cas, les scènes d'action sont rudement bien menées, voir Train dégainer son arme fait froid dans le dos, son regard de tueur à ce moment-là n'est pas sans rappeler de nombreux héros tels que battôsai l'assassin ou encore Kyô de Samurai Deeper Kyô.
En plus de tout ça, Black Cat bénéficie indéniablement d'un dessin de bonne qualité. Le style du mangaka est plutôt précis et assez riche en détails. Le cadrage est quant à lui basique mais a le mérite d'être très pro. Le découpage de l'action n'a rien à envier aux meilleurs manga du genre (la scène de l'affrontement sur le pont est vraiment réussie). Évidemment, on pourrait déplorer que ce n'est "qu'un shônen de plus" chez Glénat, mais là où Black Cat sort son épingle du jeu contrairement à d'autres séries de l'éditeur comme Rave, c'est entre autres de par à son graphisme maîtrisé, ainsi que son scénario, certes des plus classiques (pour le moment du moins), mais qui tient en haleine grâce notamment au personnage de Black Cat et à l'univers de "gunfights" dans lequel on est plongé.
Un premier volume très prometteur (dessins et intrigue concernant Black Cat) mais qui n'a pas dévoilé pour autant une quelconque réelle originalité par rapport à la "masse" d'ouvrages disponibles du même genre. À suivre de près cependant... ADAPTATION FRANÇAISECe n'est plus nouveau, Glénat s'est mis maintenant à la jaquette, initiative appréciée par la majorité des lecteurs de manga. Le hic, car oui il y en a un, vient du fait qu'on nous avait promis des couvertures fidèles aux originales, mais que force est de constater que ce n'est pas "vraiment" le cas ici. Alors que Blame ! par exemple ne bénéficie d'aucune retouche graphique sur sa jaquette (nom de l'auteur laissé en japonais, logo, etc.), le manga de Kentarô Yabuki a été, hum, "dénaturé" à ce niveau. Pourrait-on me dire quel est l'intérêt d'avoir retiré le nom de l'auteur, qui en plus était également écrit en romaji, et d'avoir tenté, hélas très maladroitement, de redessiner le bas de la couverture ? Le dessin des jambes de Rins a été mal interprété par l'adaptateur graphique, en effet, la jambe droite a perdu sa botte qui ne ressemble plus à rien ici, le bouton de Train manque de précision... Le logo titre a été conservé, mais bizarrement, la balle a disparu du "Cat". De plus, la lune qui était en arrière-plan a elle aussi subitement disparu. Et du coup, le chapeau (partie supérieure) de Sven a été (mal) redessiné. Il serait vraiment appréciable que l'éditeur améliore ce type de "détails" pour les prochains volumes. À l'intérieur, outre quelques fautes d'orthographe, la traduction semble de bonne facture (attention, à deux reprises, le même texte a été intégré dans les bulles), la qualité des pages est très bonne, l'encrage par contre pêche (légèrement) à certains passages, mais le plus grave, c'est que l'impression est pixélisée (les contours ne sont pas nets) sur certaines pages comme ça l'était dans Gunnm Last Order. Et à ça on ajoute le retournement très aléatoire du "XIII" du héros dû en sens de lecture occidentalisé et les onomatopées peu esthétiques (mais pas très encombrantes au final), et vous saurez à quoi vous attendre.
DU MÊME AUTEUR

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RYO08/02/2003 |
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