
AVISAprès l'affrontement terrible contre le dénommé Goldie, Baskerville est porté disparu dans la "montagne sacrée". Ming-Chao, Benkate et le petit Yagi s'en sortent mieux et retournent au village indien en compagnie de la sœur de ce dernier, Vino, venue les tirer d'affaire grâce à une arme tout à fait étonnante, ressemblant fort à l'Eto-Gun. Toujours hostile à l'égard des "visages pâles", Vino ne témoignent pas pas beaucoup de sympathie devant nos deux voyageuses. La situation empire lorsque son village est à moitié détruit par Brush et son armée...
Ce quatrième volume des aventures rocambolesques de "la petite Chinoise en Amérique" (ou "Ming-Chao goes to Hollywood", au choix) voit encore l'insertion d'un nouveau protagoniste, apparemment récurent de l'histoire, en la personne de Vino, la soeur de Yagi le petit Indien. Cette fois, nos héros seront confrontés à une situation encore plus délicate que dans les précédentes qu'ils ont vécues (c'est possible, ça ?), mettant en avant la grande cruauté du nouveau méchant de la série : un certain Brush, membre de l'organisation de Goldie, traître par excellence, et tout droit tiré de la cavalerie des Tuniques Bleues en ce qui concerne l'accoutrement, clin d'œil immanquable de la conquête de l'Ouest et du massacre du peuple indien. Grâce à son action presque ininterrompue, Et Cetera continue d'intéresser le lecteur recherchant dans le "divertissement" pur et simple. Impossible de rester de marbre face aux situations (et retournements de situation) inventés par Tow Nakazaki dans ce quatrième opus. Ça semble parfois désespéré, c'est même carrément improbable, mais la négociation se finit toujours de telle sorte que l'Eto-Gun, la star tant convoitée de ce manga, soit utile à la troupe. Et, comme pour rompre un certain train-train qui s'est installé avec cette conclusion imparable, l'auteur la combinera (c'est le cas de le dire) avec une nouveauté cette fois-ci. Ce n'est pas vraiment original en soi, mais bien réalisé.
La réalisation d'ailleurs n'a pas vraiment évolué en si peu de temps, même si l'on sent que le style de Tow Nakazaki apparaît comme étant encore plus "tordu", et plus "libéré" qu'avec le premier tome par exemple. Les décors sont bien rendus et témoignent d'un certain travail de recherche. Le cadrage est impeccable et contribue bien au suivi de l'action. Exemplaire pour ce genre de "littérature".
Verdict sur Et Cetera, après quatre volumes d'atteints. Oui, ami lecteur (et internaute), ce Tow Nakazaki est vraiment un gars talentueux, il n'essaye pas de se moquer de toi lorsqu'il a fait ce manga. Il revendique bien sûr le côté divertissement plus que le côté philosophe de la chose, si tu vois ce que je veux dire. Pas besoin d'être bien malin pour l'avoir remarqué. Bref, un shônen manga excellent et constant en terme de qualité, idéal pour tes nuits agitées. ADAPTATION FRANÇAISEVoir ce qui a été dit pour le volume 1. C'est encore valable cette fois-ci, avec cependant un encrage faiblissant lors de certains passages. La plaque devait être mal mise ce jour-là, allez savoir. Un exemple en page 17 et 26. Rien de très "nuisant", mais c'est assez notable pour être signalé. À surveiller pour que ça ne se reproduise plus la prochaine fois.
DU MÊME AUTEUR

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RYO27/11/2003 |
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