
SYNOPSISAu village Pingouin, réputé pour ses habitants plus ou moins loufoques vivant dans la joie et la bonne humeur, un savant nommé Senbei Norimaki (un pervers de la pire espèce plutôt) crée un petit robot (fille) du nom d'Arale. Elle est dotée d'une puissance faramineuse, d'une naïveté à toute épreuve mais également d'une si charmante frimousse qu'il est difficile de lui en vouloir lorsqu'elle commet ses plaisanteries au côté de ses acolytes les Gatchan ! Demandez aux agents de police ainsi qu'aux professeurs d'école, ils en savent quelque chose ! Gags, absurdité, concours bidons, mais aussi de la baston sont au rendez-vous dans ce manga résolument sans queue ni tête ! AVISDr Slump est vraiment un manga sans scénario propre. Tout (ou presque) est résolument tourné vers l'absurde et le kawaii (mignon). En effet, les personnages de la série ont la plupart de vraies têtes de bébés. D'ailleurs, n'avez-vous pas remarqué cette tendance qu'a l'auteur de rétrécir de plus en plus ses protagonistes ? Tous plus attachants les uns que les autres, je dois confesser que ma préférence va quand même à Arale (un choix classique), qui de par son comportelement et son attitude se révèle être un vrai bout en train. Sinon il faut avouer que l'auteur en forme de robot est trop marrant ! Surtout dans ces histoires annexes à la con avec son éditeur (qui est tout de même sympa de supporter autant les bêtises de son esclav... euh, employé).
Les histoires s'accumulent mais ne se ressemblent pas, hormis peut-être les courses du village Pingouin organisées par l'auteur à court d'idées. Les nouveaux personnages qui s'incrémentent à l'histoire sont très marquants : la famille Tsun dont le père est tout aussi pervers que Senbei (ça promet), Obbotchaman, le clone d'Astro de Tezuka (!), aussi fort mais bien mieux élevé qu'Arale, le roi Niko-chan qui a pour tête ses fesses (mort de rire comment il fait caca !). Sans oublier le Pr Mashirito (à l'envers ça fait "Torishima", c'est le nom de l'éditeur de Toriyama. Vous vous y retrouvez ?), l'ennemi le plus tenace d'Arale et ses amis. Il donnera du fil à retordre à notre bande de joyeux compères avec ses "Caramels Men"... Un nom qui en dit long.
Parlons un peu de la réalisation à présent. Eh oui, comme chacun pourra le constater, Dr Slump ne date pas d'hier, c'est un manga qui a été réalisé au début des années 80 (1980 même je crois). Le dessin des premiers volumes est vraiment maladroit même si on sent que c'est travaillé. Heureusement que par la suite l'auteur apporte une nouvelle patte à l'ensemble de ses planches, un nouveau souffle en quelque sorte, avec ce côté SD (Super Deformed) omniprésent. Pour exemple, Arale dans le volume 1 semblait plutôt "normale" au niveau des proportions, alors que par la suite c'est une véritable petite boule. Le choix est judicieux car rend vraiment mieux l'esprit excentrique de la chère petite. L'auteur en parle d'ailleurs avec humour dans le volume 16 si je ne m'abuse, dans un de ses intermèdes loufoques. Le cadrage quant à lui est vraiment ce qu'il y a de plus classique, les trames ne sont pour ainsi dire jamais employées... et pourtant le résultat est plutôt bon.
Pour finir cette lamentable chronique, je dirais que, tant bien que mal, je suis parvenu au bout des 18 volumes qui constituent cette histoire non sans de crises de... rire ! Une lecture qui ne vous rendra certes pas plus intelligent, mais qui en tout cas stimulera sûrement vos penchants vers le caca, symbole absolu de Dr Slump ! Je plaisante bien sûr, que les âmes sensibles me pardonnent ! ADAPTATION FRANÇAISEC'est un manga que nous propose les éditions Glénat. D'après les gens concernés, il semblerait que cette collection n'ait pas vraiment bien marché en France. Malgré tout, à cause du nom prestigieux qu'est Toriyama, ils (les gars de Glénat) ont décidé de tout publier jusqu'au bout. Quel professionnalisme quand même (hem). Sinon, les couvertures sont grosso modo les mêmes qu'en VO avec toutefois des mélanges bizarres. On retrouve par exemple la couv' du volume 1 sur le 9 en VF (!?), le fond japonais a été remplacé par les dégradés de l'éditeur (au demeurant très moches). Et bien sûr les couleurs suivent un cycle périodique. Je note aussi que Glénat prend vraiment les lecteurs pour des gamins, (c'est la cible de ce manga, mais quand même) et met même des flèches sur les pages des premiers volumes pour que le lecteur ne s'embrouille pas lors de sa lecture. Oui, vous l'aurez compris, le sens de lecture est conservé (droite vers la gauche). Les onomatopées sont bien retravaillées et ne gâchent pas trop les dessins car à la base elles étaient déjà relativement petites. La traduction semble vraiment bonne (du moins l'adaptation) et l'encrage de bonne qualité, ainsi que les pages toujours aussi épaisses font de cette adaptation quelque chose de plus qu'acceptable.
DU MÊME AUTEUR

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RYO30/06/2003 |
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