
AVISLors de la soirée huppée à laquelle, contre toutes attentes, Tsukushi Makino a été conviée, cette dernière n'a en réalité gagné que le droit d'être insultée, puis ridiculisée en public par ses trois camarades de classe. C'est bien évidemment sans compter sur le caractère téméraire de notre héroïne qui, une fois de plus, ne s'est pas laissée faire. Peu de temps après, elle fait la rencontre de Kazuya Aoike, un de ses vieux amis d'enfance. Il a également intégré Eitoku après l'enrichissement soudain de sa famille. Malheureusement pour lui, Tsukasa Dômyôji, le chef des F4, n'a pas l'air de supporter qu'il s'entende si bien avec Tsukushi. La sanction tombe alors pour ce nouvel élève : c'est la carte rouge ! Entre temps, l'élue du cœur de Rui Hanazawa, Shizuka Tôdô, la top modèle (et plus), revient de France...
On savait que Dômyôji était amoureux de la petite Tsukushi en lisant le premier volume de Hanadan, mais voir jusqu'où il peut aller pour essayer d'attirer son attention est vraiment très drôle. On sent que ce gars-là aura un rôle très important à jouer dans l'avenir de cette série. Détestable, orgueilleux, bête et méchant, c'est ce qui caractérise le mieux son comportement vis-à-vis des gens n'ayant pas la même classe sociale que lui. Pourtant, avec l'arrivée de Tsukushi dans l'établissement, il semble avoir quelque peu changé. Ça ne se fera pas du jour au lendemain, mais on voit qu'il essaye de faire des efforts pour plaire à la jeune fille, même si son naturel revient au galop. Enfin, tout ça pour vous dire que c'est grâce à ce personnage que la série prend un peu de consistance. Car si l'on y regarde de plus près, à part lui, les autres du F4 semblent plus que secondaires, du moins pour Nishikado et Mimasaka, parce que – évidemment – Rui Hanazawa se doit d'être mis en avant. À priori, comme il est celui sur qui notre héroïne a flashé, il fait partie des protagonistes de cette histoire. Il le démontre encore en sauvant une nouvelle fois la jeune fille du pétrin dans lequel elle s'est fourrée. À cause de cet événement ponctuel, va naître, comme tout semble l'indiquer, une rivalité entre Dômyôji et Hanazawa. Il s'en passe des choses dans ce deuxième épisode, pas vrai ? Et ce n'est pas tout ! Pour compliquer un peu plus l'affaire, Yôko Kamio s'est permise d'ajouter quelques nouveaux personnages : la "parfaite" Shizuka et l'ex-paysan Kazuya. Tout prête à croire que ces deux-là sont du côté de Tsukushi. Mais étant donné qu'il reste encore pas mal de volumes avant le dénouement de la série, on peut compter sur l'auteur pour nous réserver des retournements inattendus. Un autre point amusant et bien vu de la part de Kamio, c'est la mentalité de "pauvre" qu'ont la famille Makino, surtout les parents ! La réalité peut paraître lointaine pour certains lecteurs, mais connaissant personnellement des gens semblables, je n'ai pas pu m'empêcher de rire bêtement à leurs discours "moralisateurs".
Si on en vient maintenant à la technique pure et simple de ce manga, on ne peut hélas pas dire pour le moment que ça brille de mille feux. Ce n'est pas que ce soit réellement moche, mais ça reste très moyen dans le dessin des personnages, mais aussi dans le vide apparent au niveau des décors. Les planches sont bourrées de tramages "farfelues", typiques de la plupart des shôjo manga. Même constat au niveau du cadrage assez difficile à suivre de temps à autres, sans pour autant être trop confus.
Un deuxième volume très amusant et toujours aussi facile à lire. L'opposition riche / pauvre est plus que jamais de mise avec l'apparition de Shizuka, c'est souvent bien vu, dommage que la réalisation ne suive pas (encore). Hanadan plaira sans surprise à tous les accrocs de ce genre de lecture. Et même si vous avez du mal avec les shôjo, celui-là n'est assurément pas le plus mauvais, loin de là. ADAPTATION FRANÇAISELes défauts relevés dans ce deuxième volume : quelques erreurs de lettrage, un pliage de couverture assez peu rigoureux, de rares erreurs de retouches graphiques (à cause de l'inversion des planches). Enfin bon, ce n'est pas ce qu'il y a de pire non plus. En revanche, ce qui est plus embêtant, c'est le changement de logo-titre entre les deux volumes. Bizarre... À noter également que le lexique expliquant les termes et expressions typiquement japonais est cette fois aussi disponible en fin de volume. C'est très appréciable.
DU MÊME AUTEUR

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RYO10/06/2003 |
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