
SYNOPSISC'est la rentrée pour le lycéen Ryô Takatsuki. D'un naturel plutôt calme et réservé, il n'en demeure pas moins que le garçon soit doté de quelques bonnes notions d'arts martiaux. Il le prouve lorsqu'un jour, un dénommé Hayato Shingû s'en prend violemment à lui avec l'aide de quelque chose de peu banale : un bras gauche artificiel semblant être une arme meurtrière. Étrangement, le bras droit de Ryô s'est mis à trembler pendant la rencontre, et ce n'est que par la suite, lors de l'enlèvement de son amie d'enfance Katsumi, que la véritable faculté du bras de notre héros se révèle au grand jour... AVISAvec Arms, l'éditeur Kana ajoute un nouveau titre à son catalogue manga et sa collection "Big Kana", destinée à un public averti. L'œuvre est signée Hyôichi Nanatsuki et Ryôji Minagawa, ce dernier étant connu pour avoir dessiné des titres comme Spriggan (baptisé Striker en France), et a un air persistant d'Akira, le manga culte Katsuhiro Ôtomo, notamment pour le clin d'œil assez évident en ce qui concerne l'"Arms" (nom du bras artificiel) qui n'est pas sans rappeler l'incroyable et monstrueux bras de l'éternel Tetsuo. Dans la même veine, car plus récemment connu dans nos contrées, Arms se situe un peu dans un esprit similaire à celui de Parasite de Hitoshi Iwaaki, dont le personnage principal est également pourvu malgré lui d'un bras "bizarroïde". Et pour en finir avec les similitudes, notons que l'ambiance est assez proche d'un Xenon de Masaomi Kanzaki, avec ce côté cyber punk et ce graphisme un peu à l'ancienne (qui a dit Ghost in the Shell ?).
L'histoire d'Arms, c'est celle d'un garçon qui va devoir faire face à une arme ultra puissante qui lui a été "offerte" lors d'une intervention chirurgicale, apparemment administrée dans le plus parfait secret sous la tutelle de l'état et des forces haut placées. Il va être confronté à d'autres personnes dotées des mêmes "atouts" que lui, et bien sûr, certaines d'entre elles vont tout faire pour le tuer. Au final, il est évidemment question de pas mal de combats, tous plus dingues les uns que les autres, dans lesquels on découvre avec joie un certain degré de maîtrise de la part du mangaka. Et c'est là qu'on en vient à la réalisation qui respire indéniablement le (très) bon niveau. Le graphisme, comme je le disais plus haut, fait partie de cette génération "cyber punk" dans laquelle Masamune Shirow a l'air d'avoir fait des émules (je parle des dessins liés aux personnages). En tout cas, au niveau du cadrage et du découpage, c'est plutôt maîtrisé dans l'ensemble, il y a une diversification certaine dans l'agencement des cases des planches, et de ce point de vue, on ne peut pas dire que ça a de quoi repousser les lecteurs. Mais pour en revenir deux minutes au scénario, on constate pour l'instant que l'histoire est on ne peut plus classique dans son genre, de plus, les personnalités des protagonistes sont dans le domaine du déjà-vu (héros calme et fort, petite amie à secourir, enfant "méchant", etc.). Enfin, d'après ce que j'ai lu, il n'y a pour l'instant rien de super transcendant et de vraiment choquant qui pourrait faire de Arms un manga méritant le logo "Big Kana" (et pour cause, c'est un shônen en réalité).
Pour un premier volume (sur une série de vingt-deux), on ne peut réellement pas parler de révélation. Un scénario pour le moment basique, des personnages assez peu attachants, mais une réalisation pour le moins bonne, Arms s'inscrit comme étant un manga d'action pur et dur mais auquel il manquerait un quelque chose pour réellement booster l'intérêt de lecture. ADAPTATION FRANÇAISEKana signe une fois de plus une adaptation digne de son enseigne : reliure souple, papier d'assez bonne qualité, encrage très correct, traduction cohérente, prix convenable pour un format plus grand, et jaquette fidèle à l'originale, si l'on fait abstraction des effets de background. Ben finalement, il n'y a donc rien à dire de plus, si ce n'est qu'on espère que ça va continuer avec cette même qualité.
DU MÊME AUTEUR

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RYO02/02/2003 |
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