
SYNOPSISÀ Shibuya, le quartier branché de Tôkyô, il y a ce que l'on appelle les "kogals", ces midinettes qui ne pensent qu'à faire du shopping, s'habiller avec les fringues à la dernière mode et manger de la junk food. La dynamique Ran Kotobuki, 16 ans, fait partie de ce phénomène de société, elle le revendique d'ailleurs avec fierté. Toujours avec ses deux meilleures amies Aya et Miyu, elle compte bien profiter au maximum de sa jeunesse et s'éclater jusqu'à plus soif ! AVISMihona Fujii, une nouvelle artiste pour le public français que nous sommes, lance un manga rempli d'humour et d'autodérision. Elle choisit de nous raconter l'histoire d'une kogal qui aime et qui sait vivre, la pétillante Ran. D'une certaine façon, on pourrait, à juste titre, la comparer à notre Onizuka international, tant son mode de pensée et sa façon d'agir ont des similitudes avec ceux du great teacher (qui a parlé de German Souplex ?). Pour l'instant, comme si bien dit dans le titre du premier chapitre, Ran est invincible ! Rien ne lui résiste, elle sort toujours victorieuse des situations les plus tordues. Il faut dire aussi que grâce à ses parents et à son frère, qui sont tous des policiers, son casier judiciaire est encore vierge (comme elle d'ailleurs, soit dit en passant), alors que sans eux, ça fait bien longtemps qu'il ne le serait plus ! L'humour prend une place majeure dans cette histoire décidément très amusante à lire. On n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer tant ça part dans tous les sens. Évidemment très peu réalistes dans les dénouements (ben oui), certains événements parviennent quand même à dénoncer quelques travers de la société japonaise (ex : la prostitution), ce qui n'est pas plus mal. M'enfin ce n'est pas vraiment le but recherché de ce manga, comme l'a si bien dit son auteur, il est là avant tout pour s'amuser. Et pour un premier volume, moi je dis banco.
Maintenant si on en vient à l'aspect graphique de l'œuvre, on aime ou on n'aime pas. C'est comme tout, hein. Alors en essayant de rester au maximum objectif, je dirais que les dessins sont très "propres", relativement détaillés (selon les planches) et le style si caractéristique aux shôjo manga est mis en avant : gros yeux brillants (larmoyants ?), personnages filiformes et tramages "romantiques". Voilà en gros ce à quoi vous devez vous attendre, d'ailleurs la couverture est tout à fait représentative du style globale de l'ouvrage. Enfin, il faut signaler que comme dans tout bon shôjo qui se respecte, la mangaka ne se prive pas pour nous placer des free-talks à tout va, et ce, à chaque recoin de planche, souvent pour nous raconter des choses parfois, euh... bien futiles ! Mais c'est ça qu'est si bon pour le (la) fan. Et puis j'avoue m'être bien amusé dans les mini-BD de l'auteur avec sa mère...
Un premier volume qui s'en sort très bien. À titre de comparaison, personnellement, je le trouve mieux réussi qu'un Mint na bokura du même éditeur. Assurément pas la même ambiance, pas le même peps. Un manga qui se veut drôle, amusant et pourquoi un peu "instructif" ? Les fans du genre ne doivent pas passer à côté en tout cas ! ADAPTATION FRANÇAISEC'est rare, mais Glénat a conservé le sens de lecture japonais pour ce shôjo, ce qui est une bonne chose. Par contre ce qui est moins bien, c'est le travail de l'adaptation graphique (Bakayaro !), comme Ran aime beaucoup se battre, les onomatopées ne manquent pas, et c'est là où le bât blesse : elles sont trop grosses et bien vilaines, disons plutôt non adaptées à ce genre de graphisme. Sinon la traduction assure bien, quelques rares fautes d'orthographe tout de même (ou plutôt des fautes de frappe) et des inversions dans le lettrage. Rien de déstabilisant, rassurez-vous. Pour finir, je vais vous dire que le papier ainsi que l'encrage sont toujours aussi bons (sauf à de très rares moments où ça pixélise un peu).
DU MÊME AUTEUR

|
RYO24/05/2003 |
|