
SYNOPSISAlice Seno est amoureuse d'un garçon de son lycée, Kyô Wakamiya qui, en plus d'être grand et beau, est un champion de son club de Kyûdô (tir à l'arc). Seulement voilà, à cause de la trop grande timidité de la jeune fille, c'est sa s?ur aînée Mayura qui lui a déclaré son amour la première. Depuis toujours, Alice sent qu'un fossé énorme la sépare de celle-ci, que ce soit chez leurs parents ou à l'école, il n'y en a toujours eu que pour Mayura, la "Miss du lycée". Son destin bascule le jour où elle apprend d'un mystérieux lapin qu'elle est en réalité un "Maître Lotis" possédant le pouvoir des mots... AVISAuteur apprécié en France, Yuu Watase, après le succès, entre autres, de Fushigi Yuugi et d'Ayashi no Ceres nous revient cette fois dans un nouveau récit fantastique, plein de magie, d'aventure et d'amour. Ça s'appelle donc Alice 19th, et pour cause, l'héroïne se nomme... Alice ! Tout comme celle de Lewis Caroll dont Yuu Watase avoue naturellement le clin d'œil, elle rencontre un lapin qui va la faire basculer dans un monde, ou plutôt un "pays des merveilles". Enfin, la comparaison s'arrête là puisque, dans le fond, ce shôjo manga n'est encore une fois que prétexte à nous conter une histoire d'amour plein de mélis-mélos, et visiblement aussi de drames. Sans vous dévoiler en détails ce qui va se produire, on constate tout de même, avec une certaine lassitude, que Miss Watase applique, une nouvelle fois, scrupuleusement les bases de ce qui a fait le succès de ses précédentes séries, toujours avec deux "sœurs rivales" amoureuses du même garçon. Le beau gosse, évidemment, ressemble une fois encore physiquement à ses "ancêtres". Même au niveau personnalité, on ne peut pas dire que ça change des masses, toujours sûr de lui, assez fier dans le fond et courageux, prêt à tout pour sauver sa belle. Enfin il est à noter également une ressemblance assez frappante avec une autre série de "magical girl" de chez Clamp, le très populaire Cardcaptor Sakura. Déjà au niveau de la couverture, n'allez pas me dire que la fille qui est dessus n'a pas quelque chose de Sakura Kinomoto ! Même constat en ce qui concerne l'animal de compagnie, le lapin là, qui, vraisemblablement, va suivre notre héroïne tout au long de ses aventures et qui n'est pas sans rappeler un certain Kerberos. Inspiration ou pas, toujours est-il que cette ambiance de déjà-vu pèse énormément sur la lecture de ce premier volume, même si les scènes d'humour détendent bien. La seule innovation, si l'on peut dire, vient d'Alice, cette jeune lycéenne renfermée sur elle-même (tout le contraire d'une Miaka !) et qui a du mal à exprimer ses sentiments. Ben sûr, après, c'est classique, elle va sans doute surmonter son handicap, grâce à l'amour, ou un truc dans le genre, quoi. Certes, la réalisation est d'un très bon niveau, Yuu Watase est au mieux de sa forme, et ça se voit. Les dessins des personnages sont réussis, le cadrage est spécial mais typique de ce genre de manga (très "cassé", limite bordélique pour ce que j'en dis) mais lisible tout de même, les décors sont peu représentés, quelques photos aussi de temps en temps (la tour de Tôkyô), et le découpage plutôt quelconque mais efficace.
Bilan rapide de ce premier volume d'Alice 19th. Pour ma part, je le trouve un brin décevant. Ce qui est plutôt dommage, comme je l'ai dit plus haut, c'est qu'il n'y a rien de vraiment original dans le scénario de ce titre, bien que l'esthétisme soit au top. Maintenant, c'est certain que les fans de l'auteur, et dieu sait si je sais ce que le mot fanatisme veut dire, vont se (se sont) ruer(és) dessus. Bon, je retourne lire Hana Yori Dango. ADAPTATION FRANÇAISEL'édition de Glénat est d'un bon niveau général mais est malheureusement gâchée par une adaptation graphique des onomatopées chaotique et pas du tout adaptée à l'ambiance "pure" et "gentillette" de ce manga. Les fidèles et les plus observateurs doivent se douter de qui il s'agit, même sans aller lire les crédits de fin de volume. C'est d'ailleurs le seul "vrai" défaut que j'ai relevé. Sinon, tout roule, bon encrage, papier excellent, jolie jaquette et bonne traduction. Concernant ce dernier point, c'est pas pour faire mon malin, mais tout ce qu'il y avait sur le téléphone portable n'a pas été traduit (dans la lecture d'Alice au début du volume). Mais c'est sûrement qu'en version originale non plus. Argh, ces onomatopées, elles me donnent froid dans le dos. Brrr.
DU MÊME AUTEUR

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RYO02/07/2003 |
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