
SYNOPSISYongbi est un chasseur de primes. Comme tous les chasseurs de primes, il arpente cupidement le pays à le recherche des criminels dont la tête est mise à prix en compagnie de Bi Ryong, sa monture, un cheval un peu spécial qui se nourrit d?alcool et de viande... Sa vie prend un autre tournant lorsqu?il met la main sur un médaillon attirant bien des convoitises. AVISVoilà le premier manhwa (BD coréenne) que j'ai le plaisir de lire, le premier d'une longue série chez les éditions Tokebi que j'attendais avec impatience. Replaçons un peu les choses dans leur contexte : l'histoire se déroule heu... en Corée si on se base sur les noms des différents protagonistes, en quelle année je l'ignore... j'ai déjà bien du mal à évaluer l'époque pour les séries japonaises, alors les coréennes vous pensez bien... Ben en fait voilà pour le contexte, très sincèrement je n'en sais pas beaucoup plus niveau historique et finalement on s'en fout un peu. L'important c'est de savoir que tout se passe sabre au poing dans un cadre "médiéval", et tout de suite ça vous éclaire déjà mieux. Niveau scénaristique, ben j'ai envie de dire que là aussi en fin de compte ça ne nous intéresse pas trop, vu que l'intérêt de cette série est loin de reposer dans son scénario recherché et travaillé après lecture de ce premier volume, en témoigne ce synopsis plus que léger. Mais alors où est l'intérêt allez vous me dire ? Est-il graphique ? À ce niveau-là, il faut avouer que le trait de Mun Chong-Hu est très agréable même si deux petits détails me gênent un peu : tout d'abord l'absence de décors, bien trop discrets à mon goût et qui se traduisent souvent par un fond blanc appliqué derrière les personnages (lesquels ont des expressions très sympathiques au passage). Ensuite, la mise en scène de certains combats durant lesquels j'ai parfois eu du mal à distinguer ce qu'il s'y passait vraiment, ce qui est déjà un peu plus dommage, et ce malgré un découpage des planches pourtant relativement simple. Mais oubliez l'histoire, oubliez les dessins, s'il y a un intérêt à trouver dans cette série, il se situe dans son humour et pas ailleurs. Yongbi boit, aime les femmes, a un air naïf ou lubrique, des expressions stupides, mais se sort malgré tout des pires situations : en fait, un véritable Ryo Saeba des temps médiévaux, les "coucou" en moins. Ajoutez à ça un cheval qui se nourrit exclusivement d'alcool et de viande, capable de détruire n'importe quoi lorsqu'il y frappe dedans, de repérer une belle femme à plusieurs dizaines de mètres à la ronde, d'estimer les objets précieux... bref, de faire un peu tout et n'importe quoi, et ça vous donne Yongbi. Sans toutefois avoir trouvé ce manga hilarant ou même aussi drôle qu'un City Hunter, je dois tout de même reconnaître qu'il m'a souvent fait sourire et que j'ai pris énormément de plaisir à le lire. On se demande un peu comment plus de vingt volumes sont déjà parus, mais après tout pourquoi pas si l'auteur arrive à nous captiver sans tourner en rond.
Au final Yongbi est une série qui démarre plutôt bien, même si j'ai du mal à voir comment va se présenter la suite : peut on espérer l'apparition d'un vrai scénario ou une suite d'histoires courtes ? Quoiqu'il en soit ce manhwa s'en tire très bien pour ce premier volume autant graphiquement qu'humoristiquement, et c'est assez prometteur. ADAPTATION FRANÇAISEMa foi, que reprocher à Tokebi ? J'adore le "format", que ce soit au niveau des dimensions, de la qualité de papier ou de l'encre. La traduction est très bien pensée et colle tout à fait à l'esprit de ce manhwa, quant aux onomatopées et bien... vu qu'elles ne m'ont pas choqué, elles sont sûrement très bien insérées dans les planches (conscience professionnelle oblige je viens de vérifier et c'est effectivement le cas). Et enfin très important pour ma part, surtout pour un nouvel éditeur : le lettrage est excellent et la police de caractère très agréable à lire. Seul petit point noir juste histoire de pinailler au niveau de la reliure, laquelle oblige parfois à obliquer ou ouvrir un peu plus le livre pour tout lire ou tout voir. Mais c'est vraiment histoire de pinailler. _________________________________________________________ L'avis express de Ryo sur le tome 01 : C'est l'histoire d'un type qui est tout sauf une poule mouillée sur un cheval et qui est vachement fort. Il sent comme un mouton et avec les filles, c'est un pur cochon. Bref, vivez les aventures et mésaventures de ce chasseur de primes qui ne semble pas se prendre au sérieux. Une sorte de City Hunter des temps anciens, pourrait-on dire. Sauf qu'ici, le flingue est remplacé par un sabre, et la Kaori par un cheval ! Je sais, je sais, pas très appropriée comme dernière comparaison. M'enfin, on ne m'enlèvera pas de la tête que Bi Ryong est assez "humain" dans le fond (surtout dans ses mauvais côtés !)... Tout ça pour dire quoi ? Eh bien, que Yongbi est une série tout ce qu'il y a de plus délirante et amusante. C'est pas toujours très fin, mais ça se laisse lire avec énormément de plaisir. Les dessins sont assez peu dépouillés, mais collent plutôt bien à l'ambiance de ce manhwa, en plus, je crois reconnaître un peu de Hokuto no Ken dans les traits de Mun Chong-Hu, ce qui n'est pas pour me déplaire. Mais si voyons, dans les "phases de colère" des protagonistes. Ceci étant, l'histoire avance plutôt lentement mais les premières pierres de l'édifice ont été posées avec, entre autres, Ae Mong Hong, Gu Hui et ce fameux médaillon. En espérant que la suite sera du même acabit ! L'adaptation de Tokebi ne souffre pas de gros défauts. Si l'on pourrait reprocher que la couverture d'origine n'a pas été conservée, on avouera volontiers que celle choisie par l'éditeur est tout de même attrayante. Maintenant, autre chose de plus "grave", quelques pages en fond perdu sont malheureusement trop coupées vers le haut, amputant ainsi des bouts de textes (p. 114, 115). Et puis enfin autre chose, pourquoi n'y a-t-il pas de titre pour chacun des chapitres ? Ça me rappelle les adaptations de Ranma et Dragon Ball ! Remarquez, c'est peut-être comme ça aussi dans l'édition d'origine. À part ça, tout va bien. Reportez-vous à ce qu'a dit Oko.
DU MÊME AUTEUR

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OKO08/07/2003 |
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