
SYNOPSISC'est la belle vie pour Masahiko Kutani. Ce lycéen d'apparence normale a même une charmante petite amie répondant au nom de Himiko Himejima, un brin possessive et jalouse. Même la jolie déléguée de classe a un petit faible pour lui, c'est dire. Un jour, le jeune homme trouve un étrange fragment de miroir, qui marquera également un tournant dans sa destinée. Les forces des ténèbres ont réussi à traverser la portail autrefois scellé, la fin du monde approche, et lui seul peut empêcher cette terrible menace ! AVISD'anciens textes chinois racontent que la reine Himiko, souveraine du royaume du Yamatai (IIe siècle) serait parvenue à pacifier des royaumes en guerre grâce à son autorité. Elle était enfermée dans son palais et ne communiquait à l'extérieur que par l'intermédiaire de son frère. C'était tellement étrange qu'on accordait volontiers à cette royauté un caractère magique. D'ailleurs, on l'appelait la prêtresse Himiko, celle qui entrait en relation avec les dieux. Voici donc en quelques mots la fameuse légende de Himiko, celle qui a été reprise pour le jeu vidéo du même nom, puis aussi un dessin animé de douze épisodes, mettant en scène la prêtresse. La version manga a également vu le jour en 1999, et a été confiée (tout comme le character design de l'anime) à Oh! Great, le fameux mangaka responsable, entre autres, d'Enfer & Paradis et de manga érotiques divers. Comme il le dit si bien lui même dans l'ouvrage, il a pris de nombreuses libertés au niveau du scénario. Et après l'avoir lu, on le croit sur parole. En gros, c'est la fin du monde, le héros a de super pouvoirs de la mort, il doit sauver celle qu'il aime, elle même réceptacle d'un certain Kyô qui aurait autrefois avec Kutani scellé de leur vie la porte d'un monde de chaos. Bref, ça explose dans tous les sens, sur fond "pseudo" dramatique, et au final, ça n'aboutit pas réellement. Le côté "heroic fantasy" ressort assez nettement de l'œuvre, et n'est pas sans rappeler, en ce qui concerne l'ambiance générale, des manga comme Bastard !! de Hagiwara. L'intérêt de ce one shot, si je puis me permettre, c'est simplement l'occasion, une fois de plus, d'admirer les sublimes dessins de l'auteur, pas avare quand il s'agit de doter de formes généreuses ses personnages féminins. On note malgré tout quelques maladresses dans les traits de temps en temps, un manque (assez peu évident) de maturité est visible. C'est d'autant plus vrai si l'on zieute les derniers volumes d'Enfer & Paradis, son manga en cours de parution. Le cadrage et les scènes d'action n'en sont pas moins dynamisés pour autant, et c'est avec un réel plaisir que l'on assiste aux affrontements rythmés et "vivants" mettant en scènes des protagonistes très charismatiques bien qu'assez "peu" développés, psychologiquement parlant. Un seul volume, c'était peut-être un peu trop juste...
En bref, l'histoire est très banale bien que pas si insipide non plus : la fin du monde, un héros qui doit empêcher que ça n'arrive, des super pouvoirs, des jolies filles, des monstres, etc... Le tout est servi par des dessins de qualité, montrant les talents indéniables d'Oh! Great, n'en déplaise à ses détracteurs. À voir avant d'acheter. ADAPTATION FRANÇAISEVraisemblablement tiré de la version italienne de Génération Comics, le manga bénéficie donc du même design de couverture, sauf que cette fois c'est sur fond rouge. Et puis, je ne sais pas si c'est de la chance ou non, mais nous, on a droit à l'intégralité de l'œuvre en un seul volume (comme en japonais) contrairement à l'édition d'Italie (2 volumes). Mais bon, vu le prix entre les deux, finalement, je ne sais pas si l'on est si gagnant que ça dans l'histoire. Bref, on continue. Pour ma part, je trouve les onomatopées totalement ratées, pour ne pas dire hideuses. L'adaptateur graphique s'est débrouillé pour convertir les caractères japonais en une espèce de pâté de mots qui n'a pour ainsi dire strictement rien à voir avec le "bruitage" d'origine. La traduction est tirée d'une autre traduction, mais semble tenir la route. Le lettrage, lui, manque parfois de précision mais reste dans l'ensemble bien fait, dommage que certains textes soient quasiment illisibles. Pour le coup, je ne sais pas si c'est à cause de l'encrage ou tout bonnement de la font ! Sinon la reliure est relativement souple, le format de l'ouvrage ainsi que le sens de lecture sont respectés (et même avec ça, ils arrivent à nous amputer des bouts de textes des phylactères en marges extérieures), il y a même les pages couleur du début de volume...
DU MÊME AUTEUR

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RYO06/08/2003 |
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