
SYNOPSISAprès la mort de son père, le grand Pandja, Léo, le petit lion blanc de l'Afrique, va devoir se montrer fort et courageux pour reprendre dignement titre de "Roi de la Jungle". Et ce n'est pas tous les jours facile quand les humains menacent la survie de son chez-soi. Après une enfance plus que mouvementée, notre lionceau grandira, fondera une famille, et deviendra une légende... AVISOsamu Tezuka nous conte dans ce manga des années 50 l'histoire d'un lion blanc dénommé Léo. Et comme dans presque toutes les œuvres de l'auteur, on y découvre une satire de la société cosmopolite. On vit à travers cet animal sacré, outre les légendes qu'il inspire, une véritable expérience en société, avec ses côtés enjolivés et, bien sûr, ses fléaux. Bien que l'initiative soit intéressante, on note malheureusement quelques gros défauts qui font du Roi Léo un manga qu'on pourrait qualifier de tentative "maladroite". Explications. Premièrement, Tezuka a essayé, avec plus ou moins de réussite, à nous faire avaler que les animaux ont réussi à s'adapter au langage humain et à leurs comportements. Ainsi, on nous livre à un moment de l'histoire quelques chapitres sur l'école, la restauration, entre autres, avec à leur tête... des animaux ! L'effet humoristique est pour l'occasion mis en avant comme vous pouvez vous en douter, mais à cause de toutes ces exagérations, notamment, la pilule ne passe pas comme elle le devrait. Deuxièmement, en voulant faire partir l'histoire dans toutes les directions (l'affaire de la Moon Light, Adam Dandy et son cirque...), en seulement trois volumes, on se retrouve plus face à un mélange parfois un peu creux et inutile, il faut bien le reconnaître. Parfois même, on se demande ce qu'on cherche à nous faire comprendre... Et curieusement cette fois-ci, les personnages de Tezuka, paraissent plutôt quelconques malgré leur apparence conforme au style du mangaka. On retrouve toujours le fameux "Kenichi", héros par excellence de la plupart des œuvres de l'auteur, le professeur à moustache, le méchant à lunettes avec sa face d'escroc, etc... Là où ça fait mal par contre, c'est au niveau graphique. Mais ce qui est vraiment étrange, c'est que les dessins du premier volume sont (très) nettement plus maîtrisés et plus flatteurs que dans les deux autres. Pour tout vous dire, la différence se fait sentir à partir du deuxième chapitre du second tome. On le voit dans les traits des personnages, mais plus grossièrement, on passe d'un cadrage plus "professionnel" à un autre limite amateur. En effet, les planches des derniers volumes sont remplies de petites cases, ce qui rend très difficile la lecture du manga, le format y est aussi pour beaucoup. Le premier volume aurait donc été réalisé plus tard ? Ou peut-être a-t-il été "remasterisé", qui sait... Ou peut-être même que j'ai faux sur toute la ligne et que l'improbable s'est produit : Tezuka a régressé !
Conclusion, Le Roi Léo est une œuvre (bien) moins intéressante que ne l'est Bouddha ou encore Adolf, mais reste tout de même dans le fond un indispensable pour qui voudrait comprendre plus en profondeur l'auteur si généreux qu'est Osamu Tezuka. Attention, le manga n'est pas dénué d'intérêt, c'est juste qu'il est assez titubant dans sa réalisation et dans son accroche. En tout cas, dans la symbolique, c'est du bon. ADAPTATION FRANÇAISEGlénat a édité ce manga à ses débuts. On reconnaît donc ses couvertures cartonnées qui ne choquent pas outre mesure cette fois, bien qu'une différence notable se fasse sentir au niveau du layout entre le premier et les deux autres volumes (je vous laisse chercher quoi). Un truc moins drôle, en tout cas pour moi, le premier volume, encore lui, est un demi-centimètre plus petit en hauteur que ses collègues ! À part ça, l'encrage et le papier sont de grande qualité, la traduction est vraiment bonne, quelques très rares fautes d'orthographe (en fait, j'en ai relevé une seule très grosse), et un sens de lecture occidentalisé qui ne gêne pas le moins du monde dans ce cas-ci. L'adaptation graphique est réussie, que ce soit pour les onomatopées ou le lettrage (attention tout de même à quelques bavures : onomatopées non retournées parfois). Enfin, le prix est assez correct si l'on tient compte de la longueur de la série.
DU MÊME AUTEUR

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RYO11/05/2003 |
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