
SYNOPSISDans un univers médiéval où la magie a cours, l'Empereur des Ténèbres s'apprête à réveiller le Dieu Dragon afin de s'emparer du monde. L'offensive du mal a déjà commencé dans le royaume d'Oder où une armée de Skeletons dévaste un à un les villages environnants. Mais, ironie du sort, il se trouve que l'alter ego du Dieu Dragon est un humain portant également le nom de Jinryon. Ce dernier devra s'emparer en premier des trois items permettant d'invoquer la terrible créature. Équipé du légendaire "Sabre du Dragon", Jinryon part sauver le monde... AVISCe manhwa d'heroic fantasy compte déjà une vingtaine de volumes parue en Corée, divisé en deux parties, une en six volumes (cette série-ci) et une autre en cours de parution, preuve tout de même d'un certain succès qu'il a rencontré auprès de son lectorat, et par conséquent, d'une certain intérêt qu'a su susciter son auteur, Sung Woo Park. Sera-t-il autant apprécié en France ? Ça semble, à la lecture de ce premier volume tout du moins, loin d'être gagné. Explications. L'idée de faire une histoire tournant autour d'un univers d'heroic fantasy n'est bien sûr pas contestable en soi. Elle est même bonne de mon point de vue. Nombreux admirent, que dis-je, adulent ce genre de séries. De plus, le héros, avec son "lien de parenté" avec un dragon, rappellera certainement aux "gamers consoleux" que vous êtes le fameux "Ryû" de la dorénavant célèbre saga Breath of Fire (BOF) de Capcom, un RPG décliné sur plusieurs plate-formes déjà. Étant pourtant fan de ce type d'ouvrages en général (et accessoirement de BOF), j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'univers malgré tout très accessible de Dark Striker. Tous les ingrédients semblent là néanmoins : le héros, fier et courageux, sa fabuleuse épée, les sorts magiques (invocations ou autres), les royaumes et leurs villages, les races d'ennemis (Skeletons, loups garous, etc.), les frères d'armes (pas encore assez nombreux dans ce premier volume), et les fameux "méchants" dont le gros boss de fin. Ça peut paraît assez réducteur, mais c'est ça. Le scénario, grosso modo, se résume au sauvetage du monde face au mal. Plus manichéen, y a pas. Mais là où Dark Striker n'arrive pas (encore) à plaire véritablement en comparaison avec Fly, par exemple, se situe dans la "classe" et la sympathie que dégagent les protagonistes de l'histoire, le style graphique est également un vrai plus et aidera certainement le plus réticent à s'intéresser à ce merveilleux monde médiéval. Et là, force est de constater que ce n'est pas encore ça... Jinryon est donc notre héros, à première vue, il n'a pas l'air foncièrement antipathique, son problème, c'est qu'il est assez quelconque, et ça, pour un héros, ça la fout mal.
Graphiquement parlant, on peut dire sans trop se tromper que le style est assez maladroit, rien à voir avec la couverture qui semble avoir été illustrée bien plus tard (?), pas moche non plus, le design est cependant on ne peut plus classique. Et puis, le cadrage, bien qu'osé, est parfois mal agencé, ce qui rend la scène en question tout simplement "ratée". Ça partait très probablement d'un bon sentiment, ça, on n'en doute pas...
Plus proche d'un Lythtis de Hiroyuki Utatane dans sa narration et dans la présentation des personnages que d'un Fly de Sanjô et Inada pour son côté "grande aventure", Dark Striker ne parvient pas à suffisamment retenir l'attention du lecteur avec ce premier volume, malgré un effort indéniable dans sa réalisation, pourtant un cran en dessous de ce que l'on attendait. Enfin, ne désespérons pas, ce n'est que le début, après tout, et c'est pas "trop mal" quand compare au premier tome de Fly qui était assez raté. ADAPTATION FRANÇAISECe qui m'a paru bizarre, mais ça ne doit pas être de la faute de l'éditeur, c'est le fait qu'il n'y ait aucune délimitation entre les différents chapitres que composent ce manhwa (pas de titre, quoi). La qualité des pages est assez bonne, la reliure est souple et plutôt agréable à tenir, la traduction semble avoir été réalisée dans les règles de l'art, et la jaquette bénéficie d'une colorimétrie assez bien contrastée. Les défauts viennent de l'encrage, la plupart du temps, trop massif, masquant ainsi les détails et les nuances de dessin, et de quelques scans trop pixélisés (ex : p. 42 à 54).
DU MÊME AUTEUR

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RYO20/07/2003 |
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