
AVISLa véritable identité de Gunryon est finalement percée à jour, dans le plus grand étonnement général. Après la victoire de Jinryon, la priorité est à présent de régler son compte au Seigneur des Ténèbres, ce qui semble être une tâche impossible compte tenu de la puissance développée par celui-ci. L'affrontement a lieu dans la douleur, d'autant qu'une ultime révélation a lieu au même moment. Jinryon ne peut plus reculer, il se retrouve face à son destin...
Lorsqu'on s'attarde quelques instants sur le mot de l'auteur en rabat de jaquette (disponible dès le tome 2), on est en droit de s'interroger sur l'évolution de cette série, d'autant plus fortement si on a lu le premier volume. Toujours est-il que le manhwaga, modeste ou lucide, exprime sa honte devant le travail accompli, bien qu'il persiste à dire que Dark Striker (La légende des huit Dieux Dragons) reste une œuvre importante à ses yeux. Évidemment, on ne lui retirera pas le droit de donner cette dernière opinion, même si l'on ne peut être que d'accord sur le fait que ce manhwa est loin d'être abouti.
Les aventures de Jinryon le Dieu Dragon arrivent donc à leur terme au bout de six volumes de combats et d'idées plus ou moins empruntées à droite à gauche (Dragon Ball notamment). Si le scénario tient plus ou moins bien la route jusqu'à un certain point, avec cependant des rebondissements trop facilement détectables, on ne peut pas dire que le script soit un gage de qualité, osons l'affirmer tout haut : c'est même franchement bancal la plupart du temps. Ce défaut notoire est de plus renforcé par une réalisation plutôt moyenne qui n'aide en rien à faire de cette série un souvenir impérissable aux lecteurs occasionnels de manhwa. Dommage lorsque l'on sait que trois quarts des planches de Dark Striker sont composés par les combats surhumains de Jinryon et sa clique. Le seul point intéressant de tout cette vaste entreprise sera finalement sa conclusion même, brutale et inattendue. En effet, les plus observateurs auront certainement remarqué une nette différence de design lors des vingt dernières pages de la série, preuve que l'auteur l'a (re)travaillée de manière postérieure. Même si elle peut sembler un brin bâclée, cette fin reste originale dans sa forme, ce qui laisse présager de bonnes choses quant à l'autre "saison" de Dark Striker de Sung Woo Park qui suit normalement toujours sont cours lorsque vous lirez ces lignes.
Pour faire bref, Dark Striker reste à l'image de son premier volume, à savoir assez moyen et parfaitement maladroit dans sa conception. Certes on se plait de temps en temps à suivre les combats destructeurs de ces demi-dieux, mais le fait est que l'ensemble demeure parfaitement dispensable, même pour les fans d'heroic fantasy. ADAPTATION FRANÇAISEL'édition de Tokebi souffre d'un maculage trop important au niveau de l'encrage. De ce fait, de nombreuses planches sont trop sombres pour qu'on puisse en apprécier pleinement tous les détails. De plus, le rendu de certaines numérisations est raté et fait transparaître un tramage grossier. Pour rester dans le grossier, on peut dire aussi que les onomatopées retravaillées ne s'adaptent pas de manière convaincante à l'environnement graphique de la série. Dernier reproche : la traduction. Même si l'on sait que le script d'origine ne devait pas être bien fameux, on ne peut qu'être exaspéré par les répétitions et la maladresse de certaines tournures de phrase employées. Voilà pour l'essentiel de cette adaptation française.
DU MÊME AUTEUR

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RYO07/11/2004 |
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