
SYNOPSISUSA, état de l'Illinois. Rally Vincent est une chasseuse de primes experte en armes à feu, et ce n'est pas les criminels qui s'y sont frottés qui diront le contraire ! Avec sa coéquipière Mey Hopkins (surnommée Minnie Mey), Rally va être confrontée à des affaires périlleuses et complexes qui exigent un sang froid et une dextérité sans pareils pour être menés à bien. Dans le privé, elles occupent une armurie, mais n'ont en réalité pas le droit d'exercer, et pour cause, Rally n'a toujours pas atteint ses 21 ans ! Heureusement pour elle que son ami l'inspecteyr Roy "ferme les yeux" sur ce point litigieux... AVISSérie de 8 volumes réalisée par Ken'ichi Sonoda, Gun Smith Cat's est avant tout un recueil de plusieurs aventures toutes plus ou moins indépendantes des unes des autres mettant en scène un joli duo féminin, Rally et Mei, deux expertes dans leur domaine respectif, les armes à feu et les explosifs. Les autres protagonistes qui constituent cette saga sont également très sympathiques et ont du style, comme c'est le cas par exemple de Bandit Bean, une sorte de convoyeur humain des temps modernes (qui est la star de l'OAV Riding Bean, pour les connaisseurs), mais aussi de la pléthore de personnages féminins, tous très bien proportionnés, ce qui au passage n'est pas pour déplaire le lectorat masculin (hem, hem).
Au niveau technique et réalisation, on peut dire que c'est vraiment de la belle ouvrage. Personnellement, j'ai tout de suite adhéré aux dessins de Sonoda, même si dans les premiers volumes, on sentait de la maladresse dans la finition des visages. Son point fort est sans conteste la réalisation des voitures et d'armes à feu, qui sont la plupart du temps assez criants de vérité (rien d'étonnant donc d'apprendre que le mangaka en collectionne goulument). Ainsi, la course-poursuite du volume 3 est un pur moment de bonheur pour les yeux, tout est si bien rendu, que ce soit au niveau des chocs que de l'impression de vitesse, qu'on a l'impression de la vivre de l'intérieur. Toujours d'un point de vue technique, on note que le tramage est vraiment placé aux bons endroits et que les traits de vitesse qui viennent agrémenter les actions vives contribuent énormément au réalisme de la chose. Le seul reproche qu'on pourrait formuler à l'auteur, c'est peut-être sa manie de desiner des jeunes (très jeunes) filles, et parfois dans des situations plus que douteuses, ce qui est un brin tendancieux... Le temps aidant, c'est également devenu la "marque de fabrique" de Sonoda.
Ce manga sorti en 1991 n'est en rien original dans l'absolu, c'est même très banal en fait, et se résume à de l'action pur et dur, même si techniquement ça assure vraiment. Une œuvre pour les fans de Ken'ichi Sonoda et les amateurs d'action dignes des meilleurs films d'action. Les autres se tourneront certainement ailleurs. ADAPTATION FRANÇAISEBon, c'est toujours la même chose, vous savez ce que c'est, hein, quand c'est Glénat qui s'y colle. On a droit au super détourage du personnage sur la couverture reléguant ainsi les décors aux oubliettes (sauf pour le dernier volume). Les onomatopées des premiers volumes reprennent celles de la version américaine distribuée par Dark Horse, c'est pas trop mal fait, ma foi, même si certaines sont gâchées. Le sens de lecture est occidentalisé, toutes les pages sont donc retournées, mais certaines cases sont laissées comme dans la VO, pour conserver les écriteaux des enseignes par exemple. Mais à cause de ça, quelques bulles sont mal placées et entraînent une incompréhension lors de la lecture (dans le volume 5 par exemple, p.174). Toujours dans ce volume, j'ai pas bien compris pourquoi les pages titre des chapitres ont été changées. Ils ne savent pas chez Glénat que ces pages sont la transition d'une action vers une autre ? Enfin bref, faut pas chercher à comprendre, c'est ainsi fait. La parution dépend de celle des États-Unis qui publie 24 pages tous les mois... d'où l'attente infernale (et les séquences censurées). Autre point qui a son importance, les tranches des tomes sont absolument horribles : des rayures vertes... beurk ! La traduction semble avoir été plutôt correctement négociée par contre.
DU MÊME AUTEUR

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RYO20/11/2001 |
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