
SYNOPSISIl y a de cela bien longtemps, des créatures qu'on appelait "Montres Noirs" dominaient la Terre, plongée jusqu'alors dans les ténèbres les plus abyssales. Elles se nourrissaient d'humains et faisaient régner la terreur sur cette race affaiblie. Mais un jour, un grand déluge s'abattit, ramenant ainsi la lumière et le courage aux hommes. Ces derniers réussirent de ce fait à regagner le contrôle de la planète, ne laissant derrière eux qu'une poignée de monstres se terrant dans l'obscurité... AVISLa première chose qui attire l'attention lors de la lecture de ce premier tome de Hunter, c'est son graphisme élaboré, pas forcément esthétique, mais bel et bien travaillé. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à regarder attentivement les décors et les hideuses (dans le bon sens du terme) créatures dont sont parsemées les planches de cette série. Ce qui frappe encore davantage, c'est l'intéressante similitude qu'il y a entre le style de Yun Dae Chung et celui du mangaka Kentarô Miura, responsable du magnifique Berserk, du moins en ce qui concerne les tous premiers volumes, le coup de patte de l'artiste évoluant par la suite. Coïncidence ou pas, toujours est-il que ce manhwa met en scène, tout comme son confrère manga, un héros ténébreux, maniant une lourde épée, cape sur le dos, et pourfendant au passage quelques monstres tout droit sortis du gouffre de l'enfer. Le cadre de l'action semble se situer en Europe dans une période moyenâgeuse où les salles de tortures existaient encore, un peu comme dans... mais je pense que vous m'avez compris, du moins ceux qui ont lu le manga cité plus haut. Tout ça pour dire quoi ? Eh bien qu'en lisant Hunter, une impression de déjà-vu persiste terriblement pour peu évidemment, je le répète, qu'on connaisse (bien) l'œuvre de Miura. Il faut néanmoins signaler que l'histoire de Hunter emprunte quelques chemins intéressants comme par exemple celui de l'amour impossible entre deux personnes de rangs différents, ou encore quelques clins d'œil sympathiques de contes et légendes tout droit sortis de l'imaginaire d'un certain Grimm. Et même si l'on peut reprocher à l'auteur de ne pas être assez incisif dans sa mise en scène générale, on note un dénouement plutôt impressionnant, bien que très prévisible, en fin de volume.
La série compte un total de quatre tomes, ce qui promet une mise en place rapide des événements. Loin d'être une œuvre parfaite, Hunter pourrait tout de même séduire pour sa réalisation, certes un peu vieillotte, mais non dénuée d'un certain charme. "Dommage que ça ressemble tant à Berserk" dit une petite voix qui est en moi... ADAPTATION FRANÇAISER.A.S., pourrait-on dire de cette édition française signée Tokebi, ou presque. Tout semble avoir été respecté, de l'illustration de jaquette, à la traduction dont on ne décèle pas d'incohérence. Le seul problème, et encore, c'est que l'encrage semble un brin maculé au niveau du noir. Et puis toujours cette première page qui se décolle un peu plus que celles des cahiers encartés. Évitez donc de trop ouvrir cet endroit ("Acte I"). Un peu moins de 170 pages, sens de lecture original conservé (gauche à droite) pour un prix dans la norme de ce qui se pratique sur le marché.
DU MÊME AUTEUR

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RYO12/10/2003 |
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