
SYNOPSISCette histoire se déroule dans le futur, dans un archipel d'une certaine planète ressemblant beaucoup à la Planète Bleue. Shichimi, 15 ans, assiste au décès de sa mère qui lui demande d'aller vivre avec ses demi-frères à la capitale, dans la maison longue Karakuri. Avant de rendre l'âme, elle lui donne une noix portant le chiffre "4" qu'il devra montrer à un certain M. Hikoroku, le loueur de la maison longue. Par la suite, il fera la connaissance de ses quatre demi-frères et de son unique demi-s?ur. Seul manque à l'appel le grand frère Asa, parti en voyage. AVISPublier du Adachi, c'est un peu une première en France si l'on excepte le très bon Short Program, déjà voué à disparaître des étagères de nos libraires préférés (aux dernières nouvelles, à partir de 2004). Mitsuru Adachi, le célèbre et prolifique auteur de manga nous propose ici avec Niji-iro Tohgarashi ni plus ni moins qu'une œuvre dont il a le secret, baignant dans l'époque du Japon Ancien, et ce, malgré ses tentatives répétées à dire le contraire. Enfin, c'est vrai en ce qui concerne le cadre de l'action, car après lecture de ce premier volume (et même bien avant), on se rend compte qu'anachronismes et autres "délires futuristes" sont au rendez-vous et donnent raison à l'auteur. Adachi anticipe d'ailleurs très bien face aux potentielles remarques désobligeantes sur son manga en parsemant un peu partout des messages personnels, des informations amusantes et autres jeux de mots qui plongent son histoire dans un côté plus "libre", un peu comme le faisait Osamu Tezuka. D'ailleurs, la comparaison entre ce dernier et Adachi n'est pas réellement dénuée de sens puisque dans ce Niji-iro Tohgarashi vous y verrez un personnage assez récurrent de l'auteur (Sanshô ici pour ne pas le citer), véritable clin d'œil au petit Assaji de Bouddha. Ce premier tome présente les personnages de façon assez détaillée, et met déjà l'accent sur le couple établi qu'est Shichimi et Natane, eh oui, vous vous en doutez bien, l'amour n'est pas loin, ce qui n'est pas étonnant connaissant le mangaka. Les protagonistes sont dans l'ensemble bien pensés, on a droit à diverses personnalités, comme par exemple le héros qui semble assez effacé pour le moment ou la fille un brin vexante et caractérielle. Parallèlement à tout ça, un autre personnage est mis en exergue, il s'agit visiblement d'un rônin maîtrisant de manière impressionnante le sabre, on pourrait dire qu'il symbolise le côté "sérieux" et peut-être plus sombre de ce manga qui n'en reste pas moins divertissant au possible.
En ce qui concerne la réalisation, il est évident que le style ne plaira pas à tout le monde. Le trait d'Adachi est identifiable entre mille, il est rond et plutôt "sage". Il faut s'y faire, car on ne peut pas dire qu'une grande complexité soit en rendez-vous, il rappelle un peu celui de Rumiko Takahashi, notamment au niveau des contours épais de dessin. Les décors par contre sont très aboutis et témoignent d'un réel effort de la part des... assistants ! Le cadrage est fidèle à l'esprit de sagesse qui règne dans les planches. Très propre et très professionnel.
Le premier volume de Niji-iro Tohgarashi ne déçoit pas, sans être la révélation manga de cette fin d'année. Il montre une fois encore tout le talent de cet auteur trop méconnu en France qu'est Mitsuru Adachi. On peut tout de même dire que ça fait du bien de voir qu'enfin Adachi est édité dans notre beau pays ! Les fans seront ravis, et les autres pourront découvrir ce grand artiste. ADAPTATION FRANÇAISEL'édition que propose Glénat est de grande qualité. Pas grands choses à reprocher si ce n'est que les premières pages en "couleurs" manquent de précision dans leur impression. Attention aussi au massicotage qui a amputé une partie du texte explicatif de la page 107. Le lettrage est d'un bon niveau, dommage que quelques problèmes d'ordre typographique subsitent. Mais tout ça c'est histoire de faire la fine bouche car évidemment entre la traduction, les diverses notes explicatives et la qualité matérielle de l'ouvrage, il n'y a rien à jeter. Le sens de lecture est conservé, ce qui est une bonne chose.
DU MÊME AUTEUR

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RYO29/09/2003 |
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