
SYNOPSISYuina Hatori vit chez sa tante depuis la disparition de sa mère. Elle est en première année de lycée et tente aujourd'hui de battre le record de l'élève "jamais en retard, jamais absente". Peine perdue puisqu'elle se rend compte que son réveil n'a pas sonné ! Elle fonce donc vers son école mais finit pas faire une halte pour reprendre son souffle. À ce moment-là, elle fait une rencontre qui va bouleverser sa vie. Tombant du ciel, une jeune femme ailée gît devant elle, apparemment évanouie. Mais qui peut-elle bien être ? AVISLe personnage principal de ce manga est une jeune fille comme il en existe beaucoup au Japon. Celles qui n'ont pas confiance en elles et qui n'osent pas s'affirmer dans la vie en société. Si l'on comprend bien la démarche d'Aoi Nanase, l'auteur de ce one-shot (manga en un seul tome), la rencontre que Yuina fait avec cet "emulator", une sorte d'ange de combat "fusionnable", l'aiderait à mieux s'accepter et à apprécier comme il se doit des choses aussi simples que de s'acheter un vêtement qui lui plaît. Pourquoi pas. Seulement ce qui est moins évident dans cette histoire, c'est tout le côté "angélique" qui se mêle à ce problème d'intégration. Les scènes d'affrontements entre Séraph et Lucifer, respectivement "émulator" de Yuina et de son ex-amie Akiho, tombent un peu comme un cheveu sur la soupe. On n'en voit pas vraiment l'utilité, d'autant plus qu'elles ne sont pas vraiment ce qu'il y a de mieux dans le genre. Peut-être est-ce également dû à la narration un peu trop brutale, comprendre par là sans réelle transition, qui domine ce manga, ou alors à l'intérêt discutable des dialogues manquant cruellement de saveur de cette héroïne pleurnicharde que l'on a bien du mal à supporter par moments ? En revanche, on peut dire que le fait que le nombre de pages soit si limité (un peu plus de 150) n'a pas vraiment aidé à un meilleur développement de la psychologie de Yuina. Dommage, ça aurait pu être bon.
On en vient maintenant au point fort de cet ouvrage : son graphisme. Bien que parsemées à outrance de photos (décors) et autres effets "Photoshopien" (remplacez par le logiciel qui vous sied le mieux), on ne peut qu'être admiratif du rendu général des planches d'Aoi Nanase qui réussit pour le coup un magnifique "livre". De plus, son design des personnages est absolument réussi, la finesse qui en ressort ainsi que le soin apporté font immanquablement penser à du Hiroyuki Utatane (Seraphic Feather), ce qui est, nul ne le contestera (ou alors si peu), un gage de qualité.
Un peu trop farfelu et évasif dans le contenu de son histoire, avec notamment des personnages peu travaillés, ce manga ne manquera pas malgré tout de plaire à un certain nombre de lecteurs grâce à la qualité de ses dessins angéliques. Pour ma part, j'ai trouvé ça vraiment moyen. Heureusement que la découverte d'un nouvel auteur ça motive pas mal... ADAPTATION FRANÇAISEDeuxième titre à s'insérer dans la nouvelle collection "One Shot" de Tonkam, après Crazy Kouzu BC de Hiroyuki Asada, Angel Dust s'aligne sur ce dernier en ce qui concerne les dimensions (format) de l'ouvrage. Malheureusement, ceci entraîne des en-têtes et pieds de pages absolument "gigantesques". M'enfin c'est tout de même mieux que d'agrandir l'échelle de reproduction. Pas de jaquette (ou sur-couverture) pour cette fois, un choix étrange de la part de l'éditeur dont la plupart des manga en est pourvue. La couverture manque de netteté quant à son impression, mais bénéficie d'un revêtement spécial concernant le titre et le nom de l'auteur (pas très adroitement placé). La lecture se fait de droite à gauche à travers une reliure souple et facile à tenir. Les pages couleur du début (dont un mini-poster) sont du même rendu visuel que la couverture (à peu de chose près), donc un peu trop floues. En revanche celles en noir et blanc sont très bien imprimées, très nettes et d'un noir profond. La traduction semble tenir la route, le lettrage reste moyen à certains endroits, et les onomatopées ne sont pas retouchées. On finit par un point qui fait très mal : le prix. Même tarif que pour Crazy Kouzy BC, avec entre autres deux fois moins de pages, à vous de juger...
DU MÊME AUTEUR

|
RYO31/10/2003 |
|