
SYNOPSISKenshin est l'histoire d'un expert en sabre qui, après avoir subi les mouvements sanglants de l'ère Edo, décide de retourner sa lame et de vouer sa vie à préserver le véritable bonheur qui est celui de vivre. Reconnu comme étant un grand assassin, il devra faire face à son passé tout le long de la série avant de retrouver la vraie paix à laquelle il aspire. AVISLe scénario même s'il peut paraître classique au premier abord est très fouillé. Il y a beaucoup d'action pour les fans de combats de sabre, malgré le fait que ceux-ci ne soient pas particulièrement empreints de réalisme. C'est justement ce qui fait le charme de cette série : se retrouver avec des personnages charismatiques et démesurément forts et agiles. Toutes les techniques de sabre sont exploitées avec une pointe de surréalisme ce qui confère aux personnages un rôle particulier qui s'attache plus à celui de dieu qu'à celui de simple héros. Kenshin en est la représentation vivante (ou dessinée ^_^) ; il s'engage avec ferveur dans un mouvement qui consiste à apporter une période de bonheur au peuple, même si pour cela il doit jouer le rôle d'exécuteur et ainsi tuer les gens. Même s'il décide pour cela de prendre la place des dieux, il souffre cependant d'un déséquilibre entre la partie de lui qui apporte la mort et celle qui n'aspire qu'à apporter le bonheur. Rongé par le remord, il trouvera en Kaoru une personne compréhensive qui lui apprendra qu'il ne peut apporter le bonheur aux autres qu'en apportant du bonheur aussi à lui-même.
Pour conclure, Kenshin est LE manga à posséder pour tout amateur de sabres qui se respecte ainsi que pour ceux qui aiment les histoires qui se déroulent dans le Japon moyenâgeux avec une certaine noblesse et une certaine pureté. ADAPTATION FRANÇAISEPour parler du manga lui-même, il est publié dans le sens de lecture original (c'est à dire de droite à gauche) ce qui est, à mon humble avis, la condition essentielle pour tout éditeur respectueux du lecteur (bien que Glénat ne le soit pas réellement). Par contre, il y a beaucoup de critiques à formuler puisque la conversion en version française à été catastrophique !!! Les couvertures sont tout simplement hideuses avec leurs fonds monochromes (en comparaison aux décors de la version japonaise). Mais Glénat ne s'en cache pas et se vante même en déclarant que celles-ci sont faîtes par l'auteur de l'affiche du film "37°2" ce qui apporte une "french touch" ce dont bien sûr on se passerait bien. Sinon Glénat a aussi eu la bonne idée de retoucher les onomatopées pour en faire des masses difformes, rendant ainsi certaines totalement "non-visibles" puisque qu'elles les recouvrent parfois jusqu'à 90% ! Pour ne rien gâcher, la version japonaise est infiniment plus lisible. Les cadrages bien que classiques des autres mangas vers les 1ers volumes, prennent une dimension assez moderne vers les derniers. Et bien que le style de dessin de fin ne soit plus comparable à celui du début, je trouve que le style est mieux travaillé et cela donne une autre dimension (beaucoup plus sérieuse certes) au manga. Les pages sinon sont de bonne qualité et l'encrage tout à fait correct (qualité Glénat oblige).
DU MÊME AUTEUR

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SK01/02/2002 |
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