
SYNOPSISAlbert Einstein est le génie qui a découvert la fameuse formule de la relativité, permettant la conception de nombreuses choses utiles, mais aussi celle de la terrible bombe atomique qu'ont connue tour à tour Hiroshima et Nagasaki. En 1954, un an avant sa mort, le scientifique est déchiré par les remords et confie des "pilules de jeunesse" à deux enfants, Hikaru et Haruhi, pour une mission bien précise. En 2005, à Tôkyô, Hikaru retrouve une certaine Ruika, la fille qu'il a vue dans ses rêves prémonitoires. Celle-ci prétend cependant s'appeler Masato... AVISÀ l'instar de Please Save My Earth, l'une de ses précédentes œuvres, Saki Hiwatari nous revient cette fois encore, en quelques sorte, avec une histoire sur la réincarnation. Et il fallait oser, puisque c'est carrément d'Albert Einstein dont il est ici question. Cependant, bien que l'on parle là d'un génie des sciences, l'histoire aborde peu, voire pas du tout même, tout le côté scientifique qui pourrait en résulter.
Oui, la physique n'est là qu'en toile de fond, toute l'intrigue se portant sur le personnage de Ruika et des motivations qu'a Hikaru, l'un des enfants qui a côtoyé Einstein de son vivant (c'est une fiction, bien sûr), à la retrouver. Teintée de surnaturel et mysticisme, cette série n'en reste pas moins un shôjo manga où l'éveil à l'amour d'une jeune fille est mise en exergue, sauf qu'une part d'originalité – qui n'est pas sans rappeler le manhwa I.N.V.U, pour les connaisseurs – vient ici chambouler un peu les données du problème. Le tableau dressé a l'air alléchant comme ça, mais la narration a du mal à se mettre en place et c'est finalement dans quelques chose d'assez confus et haché qu'on a l'impression de se retrouver en début d'ouvrage. Heureusement, la suite s'améliore nettement, ce qui permet une lecture plus fluide et une meilleure approche (compréhension) de cette étrange histoire, un brin poétique. La mise en place des personnages est donc partiellement faite avec ce premier volume, et ce n'est qu'à la toute fin que les "ennuis" semblent vouloir réellement commencer...
Le trait fin et pur du crayon de Hiwatari trouvera évidemment ses adorateurs sans grandes difficultés. Le cadrage général, affublé d'une bonne dose de trames à tendance fleurie, est typique de ce que l'on peut trouver dans des titres pour public féminin. De ce côté-là, les amateurs devraient donc y trouver leur compte.
Pour conclure rapidement, on dira que c'est un premier volume qui démarre difficilement, mais qui se finit sur une accroche plutôt prometteuse, même si ça reste très loin d'être exceptionnel. Le fait qu'Einstein fasse partie de l'aventure est cependant inattendu et original. ADAPTATION FRANÇAISEMatériellement parlant (reliure, papier, encrage, etc.) l'édition française est d'une qualité assez irréprochable. La traduction a l'air de très bien s'en sortir, même les suffixes comme "chan", "san" sont laissés, ce qui est rare. Dans les "défauts" maintenant, on notera que les en-têtes et les pieds de page sont trop apparents (alors qu'ils devraient être en fond perdu), quelques scans sont mal passés (tramage trop visible) et qu'il y a un encrage trop maculé dans les pages peintes (pages titre). Le sens de lecture original est conservé comme à chaque fois chez Delcourt/Akata, et le prix reste assez bas.
DU MÊME AUTEUR

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RYO21/05/2004 |
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