
SYNOPSISKenshirô Kasumi est le 62e Grand Maître du Hokuto Shinken, un art martial chinois ancestral, basé sur les points vitaux. Il vit aujourd'hui paisiblement à Tôkyô et enseigne dans une université réservée aux femmes jusqu'au jour où Li, un vieil ami, vient lui faire part d'une terrible nouvelle concernant Yu-Lin, celle qu'il a aimée jadis en Chine. Après avoir réglé certains détails, il décide quitter le Japon pour se rendre à Shanghai où siège l'organisation secrète du Hong Hua Hui... AVIS"Prequel" de la série culte de Tetsuo Hara et Buronson, Ken le survivant (Hokuto no Ken), mais réalisé bien des années après celui-ci, ce manga au titre évocateur de Fist of the Blue Sky (Sôten no Ken) reprend dans ses grandes lignes le schéma du premier manga à succès de ce talentueux duo d'auteurs. Le héros s'appelle ici aussi Kenshirô et c'est, en théorie, l'aïeul du Kenshirô de l'époque post-apocalyptique. Le cadre de l'action n'est évidemment pas le même, plus réaliste et d'une grande diversité, ce qui donne un côté plus "crédible" au déroulement de l'action. Ici, Kenshirô est évidemment plus que jamais un personnage au grand cœur, mais se distingue par son côté "bad boy" franchement revendiqué lorsqu'il est face à la racaille (symboliquement, il change sa coupe de cheveux pour l'occasion). Là encore, on a affaire à des combats ensanglantés liés à des histoires de vengeance. Comme dans Hokuto no Ken, personne ne semble pouvoir faire face à l'invincible héros musculeux, sauf celui (ou celle ?) qui sera très certainement le "big boss" de l'aboutissement de ce périple. C'est donc avec plaisir qu'on lit ce premier volume, que l'on redécouvre, si l'on peut dire, Ken dans une époque plus "actuelle", plus expressif de par ses mimiques et son caractère maladroit dans la vie de tous les jours. Il a toujours autant la classe, mais aucun véritable adversaire d'un charisme équivalent à celui de Raoh par exemple n'a encore fait son apparition à ce stade de l'histoire. On ne doute évidemment pas qu'il en sera question tôt ou tard dans la série.
Près de 20 ans après le premier Ken, Tetsuo Hara ne pouvait que s'améliorer, d'un point de vue purement graphique. Quoique c'est seulement à moitié vrai, si l'on devait faire une comparaison avec les derniers volumes de Hokuto no Ken sortis. Un trait incisif, encré très franchement, des détails à foison, une volonté de rendre réalistes les personnages, aussi bien dans leur expressivité que dans leurs positions, des environnements magnifiques, voilà ce que renferme ce premier volume de Fist of the Blue Sky. Excellent !
Pour conclure, il s'agit de toute évidence d'une série qui suivra avec succès les traces de son prédécesseur. Toujours aussi bon dans les combats proposés, mais aussi dans le côté humain qui en résulte, ce Fist of the Blue Sky parviendra certainement à s'imposer dans tous les esprits des fans de l'héritier de la Grande Ours comme étant le digne... héritier de Hokuto no Ken ! Pour l'instant, ça part très bien, mais on n'atteint pas encore l'intensité, ni le charisme de l'œuvre de 1984. Dernière précision : c'est un manga (très) violent. Âmes sensibles, s'abstenir. ADAPTATION FRANÇAISEGénération Comics voit grand pour cette édition de Fist of the Blue Sky, et c'est heureux. Le papier employé est ainsi d'une qualité tout à fait honorable (un peu jaune ceci étant), d'une reliure tout ce qui a de plus souple, d'un encrage relativement bon, même s'il manque un tantinet de profondeur la plupart du temps, et d'une couverture d'une définition exemplaire. Dans les reproches, on pourrait évidemment émettre celui du prix, même si pour le travail effectué, c'est relativement justifié, et celui de la traduction qui pourrait faire rire, sur certains points, ceux qui pratiquent le chinois. En effet, le mot "ami" se dit "péng-you" et non "ponyo" comme l'a écrit le traducteur qui s'est contenté de retranscrire phonétiquement ce qu'il a lu en japonais. Même remarque pour le "merci" qui s'écrit en pinyin (romanisation) "xièxie" et non "sie sie". Mais peut-être est-ce voulu, après tout, dans un souci de prononciation "correcte", même si on pourrait en douter. Le lettrage est quant à lui excellent et les onomatopées refaites pour l'occasion avec plus ou moins de réussite (elles s'en sortent mieux que dans un 20th Century Boys, heureusement), mais ça ne vaut pas la solution qu'avait adoptée J'ai Lu pour Ken le survivant, bien plus discrète et respectueuse des dessins de l'auteur. Le sens de lecture a été conservé, il faut donc lire de droite à gauche.
DU MÊME AUTEUR

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RYO09/04/2004 |
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