
SYNOPSISSauvé par un pompier alors qu'il était en proie aux flammes féroces qui s'étaient propagées dans son appartement, le jeune Daigo Asahina voue depuis une admiration sans borne à son héros casqué d'un jour. Bien des années plus tard, il devient à son tour un soldat du feu, dans le but avoué de secourir des vies humaines. Mais le quotidien d'un pompier n'est pas toujours aussi mouvementé et glorifiant qu'il semble le croire, et c'est dans la caserne de Madeka Hama qu'il va avoir le "loisir" de le découvrir... AVISÀ travers une vingtaine de volumes reliés, Masahito Soda, que l'on découvre pour la première fois en France, raconte les exploits de ces héros trop peu reconnus que sont les pompiers. Un thème original, très peu exploité dans le marché japonais (manga, anime, jeux vidéo), mais qu'il fallait oser sortir pour montrer, comme s'il était encore besoin de le dire, que la richesse du manga commence d'abord pas son éclectisme. On se retrouve ainsi en compagnie du prénommé Daigo, un gars plein de fougue et d'entrain, préparé mentalement pour braver les flammes assassines des zones urbaines du Japon, mais passablement... novice en la matière. Il apprendra entre autres qu'il ne faut pas se fier aux apparences et que, plus que jamais, l'enjeu lorsqu'un incendie se propage est énorme, car synonyme de vies humaines. Pour mettre un peu d'huile sur le feu, on nous introduit une espèce de rival à notre bonhomme. Se crée par la suite une sorte de compétition, à sens unique, qui révélera malgré tout en fin de premier volume l'impuissance des soldats du feu face à de simples détails qui s'avèrent en réalité de grande importance. Les situations sont évidemment un peu "romancées" pour le plaisir du lecteur, le tout grâce à une narration classique dans son acheminement. Le personnage de Daigo est assez stéréotypé dans son genre, mais on le suit avec plaisir tant sa détermination et son sens aigu du bien triomphent à travers les pages. L'identification à ce héros maladroit pourra de ce fait apparaître comme une évidence aux yeux d'un jeune lectorat, et qui sait, susciter une vocation profondément enfouie chez lui ?
Plutôt bouillonnés, les dessins de Soda n'en restent cependant pas moins attractifs et expressifs. Le résultat demeure encore un peu maladroit dans le style et certains cadrages, mais l'ensemble fait tout de même plaisir à regarder tant les détails sont nombreux et précis.
Au final, nous avons affaire là à une petite curiosité pleine de bons sentiments qui prône la bravoure et le dépassement de soi, deux valeurs fondamentales dans tout bon shônen manga qui se respecte. Loin d'être indispensable dans sa mangathèque, Daigo mérite au moins d'être lu, ne serait-ce que pour le thème original qu'il aborde. ADAPTATION FRANÇAISELe résultat obtenu pour les pages peintes est vraiment affreux (les points du tramage sont trop visibles), un problème assez récurrent chez quelques éditeurs qui ne semble pas encore maîtrisé. Hormis ce détail plutôt fâcheux, l'ensemble de l'ouvrage est bien encré, l'impression est donc bonne, la qualité des pages plutôt costaud, la reliure d'une bonne souplesse (attention tout de même à la couverture cartonnée dos carré-collé qui a tendance à se... décoller). La traduction semble bien fichue, le lettrage des phylactères est réussi, c'est un peu moins vrai en ce qui concerne les onomatopées à la police un peu bizarroïde et même discutable, ne convenant pas toujours à la situation qu'elle accompagne. Sens de lecture japonais pour un prix très attractif.
DU MÊME AUTEUR

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RYO14/04/2004 |
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