
AVISAprès avoir participé – à sa manière – à l'arrestation d'un trafiquant d'armes, Daisuke va une nouvelle fois se retrouver face à un grave problème : un bateau de plaisance s'est retourné et les passagers qui s'y trouvent sont des connaissances de notre jeune garde-côte. De son côté, Miharu, qui elle aussi connaît ces gens, essaye tant bien que mal de faire son travail de journaliste...
Décidément la vie des gardes-côte n'est pas de tout repos, et ce volume 2 nous le prouve grandement. Mais cette fois-ci, Daisuke aura encore plus de difficultés à affronter, étant donné que les gens qu'il faut secourir sont... des connaissances. C'est d'ailleurs intéressant de voir les réactions de notre héros face à cette situation. Non seulement il risque sa vie, mais de ses actions dépend la vie de son petit voisin Takehiko. Ajoutez à cela le stress, la peur et l'impuissance qu'il peut ressentir par moments et vous obtiendrez un large éventail d'émotions très réalistes. Comme il a été dit dans le volume 1, les gardes-côtes ne sont pas des super héros sans peur et sans reproche. Ce sont juste des hommes avec leurs peurs et leurs doutes. C'est, je trouve, ce qui fait la force du manga : les personnages réagissent vraiment comme le feraient des personnes réelles face à des situations aussi périlleuses. En parallèle de Daisuke, on retrouve Miharu, face à un cas de conscience. Comment faire son travail de journaliste alors que des gens que l'on connaît sont concernés par le drame au sujet duquel on est censé écrire ? On notera la réaction des autres journalistes, toujours avides d'informations, qui cherchent à recueillir les témoignages des victimes blessées et encore sous le choc sans prendre en considération la fragilité de leur état du moment. Un autre point qui m'a marqué dans ce volume 2, c'est l'organisation des gardes-côtes. En effet, à côté des sauveteurs qui se trouvent sur les navires, il ne faut pas oublier les plongeurs, les pilotes d'hélicoptères, les équipes médicales, etc. Les sauveteurs se battent sur tous les fronts : sur mer, dans les airs mais aussi sur terre. D'ailleurs c'est sur la terre ferme que des gens travaillent également pour sauver les victimes. Une cellule de crise est immédiatement mise en place au moment du drame tandis que les supérieurs analysent la situation et réfléchissent aux meilleurs moyens pour secourir les victimes et transmettre les ordres aux hommes sur le terrain. Bref voici dépeint en quelques lignes une vraie organisation tout ce qu'il y a de plus réaliste. Réalisme qu'on retrouve par ailleurs dans les dessins de l'auteur. Celui-ci colle parfaitement à l'action retranscrite dans les émotions des divers protagonistes. Les scènes de sauvetage sont très bien réalisées et pleines de détails. Bien qu'il faille admettre que parfois on a un peu de mal à suivre, tant tout ceci va vite.
En un mot comme en cent, Umizaru est vraiment un manga qui mérite l'attention des lecteurs. Réaliste, prenant, plein d'émotions et servi par un dessin qui colle bien à l'ambiance, ce manga de Shûhô Satô est indéniablement une excellente série (comme Say hello to Black Jack du même auteur) qui, je l'espère, continuera sur cette voie. En tout cas, vous auriez tort de vous en priver ! ADAPTATION FRANÇAISEKabuto fait ici un très bon travail côté adaptation. Outre le sens de lecture original ainsi que les couvertures (que je trouve vraiment très jolies soit dit en passant), l'éditeur semble avoir corrigé le problème de scan du volume 1 qui rendait certaines pages floues. Niveau traduction il n'y a, je pense, aucun problème apparent. Le prix reste quant à lui dans la moyenne du marché actuel.
DU MÊME AUTEUR

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KENSOU10/08/2004 |
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