
SYNOPSISC'est un grand jour pour Shingo ! Ce lycéen moyen part aujourd'hui même à la rencontre de la jeune fille qui lui a envoyé une lettre d'amour. Mais une fois arrivé sur les lieux du rendez-vous, il se retrouve face à ce qu'il croit au premier abord être... un monstre ! Voyant le jeune homme apeuré devant son hideuse apparence, la demoiselle, humiliée, ne se contrôle plus, et se met littéralement à violenter son pauvre interlocuteur. Depuis cet "incident", Shingo a une phobie chronique de tout ce qui se balade avec des seins qui ballottent, si bien qu'il décide de s'inscrire au club de boxe de son lycée afin de pouvoir à l'avenir se défendre contre un(e) éventuel(le) agresseur. Mais... AVISSérie courte et très récente (2002) de Kei Kusunogi, Girls Saurus, de par ses dessins sexy, ses situations cocasses et "surréalistes", mais aussi ses personnages typés mais néanmoins attachants, réussit à merveille dans sa fonction première qui est de divertir son lectorat, plutôt masculin, pour le coup. Certes, le script ne vole pas très haut, et oui, tout ce que vit Shingo (bref, un mec entouré de belles filles) a déjà été vu et revu dans d'autres shônen manga du genre, mais qu'est que c'est drôle ! L'idée ahurissante qui finalement est le point de départ de la phobie de notre héros a été très finement trouvée et entraîne ainsi moult séquences d'horreur chez ce dernier. Afin de préserver le suspense quant à la nature de celle-ci, on dira juste que c'est incroyable... mais vrai ! La narration instaurée tout au long de ce récit est très vive, et ne laisse pour ainsi dire pas vraiment le temps au lecteur de reprendre ses esprits. L'auteur enchaîne en effet gag sur gag à un rythme assez effréné, même si, évidemment, quelques moments plus passionnels entrecouperont l'ensemble, et tout ça pour le plus grand plaisir des amateurs de comédies sentimentales.
Comme précisé un peu plus haut, Girls Saurus est une série avant tout très sexy, où le moindre prétexte ou presque est bon pour permettre un petit rinçage d'œil en bonne et due forme. Mais le terme "sexy" ne peut prendre tout son sens que grâce à des dessins réussis et visuellement accrocheurs. Et sur le plan-là, on peut dire que Kei Kusunoki a très bien rempli son contrat. Son trait est fin et précis, les personnages ont des bonnes gueules, et c'est là l'essentiel. Kusunoki étant une dessinatrice de manga, il est normal de voir tout de même que le cadrage de Girls Saurus a des faux semblants "shôjoesques" (mises en page parfois trop éparpillées). Du coup, les actions sont un peu moins fluides que dans un Ranma 1/2, une des références du genre pourtant aussi dessinée par une femme, à la différence près que Rumiko Takahashi a l'air plus à l'aise avec ce genre de point technique.
Pour résumer, si le fanservice ne vous rebute pas, ou mieux, vous inspire, ce manga est définitivement une lecture conseillée, notamment pour sa fraîcheur, sa durée dérisoire et ses personnages sympathiques à suivre, le tout dans un cadre d'action plutôt original pour des jeunes demoiselles puisqu'il s'agit d'un club de boxe. La suite au prochain round ! ADAPTATION FRANÇAISEAu niveau des pages peintes, on s'aperçoit que le scan a eu des ratés, de fait, le tramage de la page 8 par exemple est complètement bousillé. C'est un problème assez récurent dans les adaptations françaises de manga, Muteki est loin d'être le seul concerné. Le reste de l'impression s'en sort tout à fait bien, et le petit problème de définition qu'on a eu pour La Plume de Feu a été réglé dans Girls Saurus (sauf pour les illustrations de la jaquette qui auraient pu être plus nettes encore). Le papier employé par l'éditeur est par contre de moins bonne qualité que celui de son premier manga, disons que les fibres sont plus visibles, ce qui ne l'empêche pas d'être tout à fait correct. On regrettera cependant que la reliure manque un peu de souplesse pour un manga de ce format. À l'intérieur, on constate avec plaisir que le lettrage a été modifié par rapport à la pré-version qu'on a pu voir sur le site de l'éditeur qui utilisait la même police que celle de La Plume de Feu, et colle effectivement mieux à l'ambiance du manga de Kei Kusunoki. Les retouches graphiques, sur les onomatopées notamment, sont plutôt satisfaisantes et la traduction a l'air très bien négociée, on y note juste quelques petites fautes d'orthographe. Sens de lecture japonais et prix revu à la baisse pour le prochain volume.
DU MÊME AUTEUR

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RYO24/03/2004 |
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