
SYNOPSISOutre le fait qu'il soit la plupart du temps la risée de ses camarades de classe, Hitoshi Kôbe est un lycéen tout à fait banal, qui s'intéresse grandement à l'informatique. Depuis quelque temps déjà, il travaille sur des programmes d'intelligence artificielle. Son plus abouti est le numéro 30, dont l'apparence est celui d'une belle jeune fille aux cheveux dorés. Elle semble tellement vivante dans sa façon de penser et de s'exprimer qu'il décide de lui donner le nom de "Satie". Un jour d'orage, la foudre s'abat chez le garçon, et fait littéralement sortir Satie... du moniteur ! AVISC'est normal, il faut bien commencer un jour professionnellement dans son métier. Et c'est ce qu'a fait Ken Akamatsu en réalisant ce manga de maintenant 10 ans d'âge, mettant en scène le dénommé Hitoshi, un informaticien de génie qui a réussi à donner vie à un programme d'intelligence artificielle, malgré son caractère renfermé et asocial.
A.I ga tomaranai !, qu'on a rebaptisé Ai non-stop ! en version française, est donc la première série de l'auteur du très fameux Love Hina ayant connu un certain succès. Est-ce si étonnant que ça ? À priori non, et pour cause, Akamatsu ne se prive pas de reprendre dans son histoire des éléments qui ont fait leurs preuves quelques années auparavant dans d'autres séries appartenant au même registre : la comédie sentimentale. Des ouvrages comme Video Girl Ai et Ah ! My Goddess ne doivent pas traîner bien loin de sa table de travail... le contraire serait étonnant ! En effet, si vous prenez le volume 1 de l'œuvre de Kôsuke Fujishima, au hasard, à la page 16, vous verrez certainement, à moins de ne pas avoir les yeux en face des trous, quelques similitudes avec ce qu'a proposé cinq ans plus tard Ken Akamatsu dans sa série à la page 22. C'est quasiment le même découpage ! Un hasard ? Difficile à croire, d'autant que Satie et la "méchante" Kimika de son manga ressemblent physiquement et respectivement étrangement (que de "ment") à Belldandy et Sayoko. Comme dit plus haut, on note également quelques "points communs" avec Video Girl Ai. La scène où Hitoshi vomit après avoir goûté à la nourriture de sa dulcinée par exemple est exactement semblable à celle où Yota mange ce qu'a préparé Ai (même la façon de dessiner le vomi est identique). On pourrait continuer à descendre tranquillement comme ça encore quelque temps le manque d'imagination flagrant d'Akamatsu, mais ce serait faire preuve de peu d'estime pour son travail d'antan. Car même si le début du manga pompe ouvertement chez les confrères, il faut bien le reconnaître : la suite se détache progressivement des séries précitées, pour finalement proposer quelque chose de plus personnel et même de franchement amusant à suivre. Le fait que Satie puisse communiquer avec tous les éléments électroniques est bien vu et offre un bon panel de possibilités en termes de scénario. De plus, une véritable histoire d'amour se noue petit à petit entre elle et Hitoshi, et bien que ce dernier soit assez insignifiant dans son rôle de personnage principal, on notera qu'il possède, comme de coutume, toutes les caractéristiques intérieures qui en font un "héros" de shônen manga.
Avec toute la bonne volonté du monde, on ne peut qu'être rebuté par les dessins de ce premier volume d'Ai non-stop !. Malgré l'emploi d'éléments marquant de manière significative qu'il s'agit d'un manga professionnel (trames, photos, détourages), on ne peut que constater le côté maladroit et amateur émanant des planches de ce manga. Ce n'est pas insurmontable non plus, mais pas loin...
Un manga à lire avec légèreté et avec un regard peu critique vis-à-vis de sa réalisation. Il faut en effet prendre conscience qu'il s'agit là de la première œuvre d'un grand mangaka. L'intérêt n'est pas évident, même pour les inconditionnels de Ken Akamatsu, alors ceux qui l'ont en horreur, ce n'est même pas la peine d'essayer ! ADAPTATION FRANÇAISEPika reprend la réédition japonaise de ce manga, soit 8 volumes au total contre 9 dans sa première édition. L'avantage, outre le fait qu'il y ait un volume de moins à acheter, c'est que de nouvelles couvertures ont été redessinées pour l'occasion par l'auteur, avec son style d'aujourd'hui (gaffe à la désillusion une fois le volume ouvert). D'autres petits bonus font partie intégrante de l'ouvrage, comme un mini double poster en couleurs très sympa, des pages où sont exposés des croquis et des commentaires du mangaka rédigés ultérieurement. Concernant l'ouvrage en lui-même, rien à jeter, le papier est peut-être un poil moins doux que d'habitude, l'encrage par contre est très correctement réparti, l'impression de la jaquette demeure réussie et la reliure d'une bonne souplesse. Pour ce qui est maintenant de la traduction, elle a l'air satisfaisante, malgré un langage peut-être un peu cru pour certains personnages et le fait que Satie appelle Hitoshi par son prénom, le travail de onomatopées, quant à lui, est de bonne facture et ne recouvre à peu près que le strict nécessaire par rapport à ce qui a été fait en japonais. Sens de lecture original.
DU MÊME AUTEUR

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RYO23/05/2004 |
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