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Chroniques Manga & Manhwa

NINKû

Après le volume 9


SYNOPSIS

Durant des guerres sans fin pour l'unification du Japon, un clan de guerriers invincibles nommé le Ninkû, parvient à mettre un terme à toute cette violence. Parmi eux, le grand maître de la première école, celle du rat, Fûsuke. Aujourd'hui, il part à la recherche de médicaments pour une vieille dame de son village qui est souffrante. Il fait en chemin la rencontre des autres grands maîtres et amis, Aichô le grand maître de l'école du coq, Tôji celui de l'école du serpent, Kisumi représentant cheval, Sekirai le dragon et bien d'autres. Mais tous ne sont pas aussi droits et justes, ainsi des ennemis tels les simples "maîtres Ninkû", profitent de l'après guerre pour exploiter les honnêtes gens grâce à leur force tirée de leur art martial de l'ombre. Fûsuke et les autres, ne pouvant permettre cela, vont tout faire pour restaurer l'ordre et la paix que mérite le pays. Cependant, une menace plus grande encore, va s'abattre sur eux, elle porte le nom de "la Compagnie du Loup", il s'agit d'un clan composé d'anciens disciples du Ninkû, qui possèdent des pouvoirs plus puissants encore que leurs maîtres !

AVIS

Ça fait maintenant un certain temps que je possède Ninkû, qui a d'ailleurs été l'un de mes premiers achats en matière de manga. Et, je l'avoue, il me tardait assez de vous parler de cette série signée Kôji Kiriyama.

Que vaut ce titre ? Eh bien, pas grand chose d'après moi. Déjà, concernant la réalisation, on ne peut pas dire que le dessin brille de mille feux. Il est même plus que médiocre. C'est bien simple, par moments, on a l'impression d'avoir affaire à des illustrations d'un gamin de 10 ans (j'exagère à peine), sans détail, sans harmonie dans le trait. Et quand on découvre, à travers les interludes, sympathiques au demeurant, que le mangaka a des assistants, on commence à rire, mais moins doucement qu'au début ! Ce serait même un rire qui tendrait vers la raillerie ! Non mais sans blague, il a eu besoin d'assistants pour nous pondre ça ? Je sais bien que tous les goûts sont dans la nature, mais là, je pense que peu de personnes me contrediront. Et pourtant, quand on voit certaines illustrations de garde, on se dit que Kiriyama est "capable". Enfin bref, ne nous attardons pas là-dessus et intéressons-nous plutôt à l'histoire qui relève un peu le niveau général.

Sans trop se tromper, on peut dire qu'il y a des bonnes choses dans Ninkû, mais que certaines parodies (de Ken le survivant principalement) font assez tache. L'idée d'exploiter les signes du zodiaque chinois est bonne, mais on n'a pas vraiment eu droit à l'apparition de tous les signes qui sont pour certains quand même très emblématiques de puissance : le tigre ou encore le bœuf, peut-être est-ce que c'était prévu, mais que faute de succès, l'auteur n'a pas pu le faire (?). Ceci étant, une partie du scénario a quand même retenu mon attention. J'avoue avoir été intéressé au volume 3 lors de l'affrontement Aichô / Hamaji (son élève de jadis). Le dénouement de ce combat est surprenant et mérite que l'on s'y attarde (si si). À part ça, on peut ajouter que Ninkû est un manga drôle : les pets de Tôji arrivent toujours au bon moment et les autres scènes comiques (pipi-caca) parsèment les planches de la série. Les amateurs seront assez comblés. Ah, et j'oubliais de parler de Rihoko, la seule fille du groupe qui tire une tronche pas possible à certains passages, tout simplement à mourir de rire ! Et puis, ce qui est vraiment curieux aussi dans ce manga, bien qu'il soit catalogué "shônen", c'est qu'il n'en a pas réellement l'esprit (malgré des thèmes bien calibrés comme l'amitié, etc.).

Pour tout dire, en fin de compte, je ne pense pas que Ninkû soit un manga totalement nul comme je le laissais sous-entendre au début. C'est tout simplement que le graphisme n'attire franchement pas et que les combats ne sont pas terriblement bien réalisés. À lire si vous avez du temps à perdre. On peut noter pour finir qu'un anime de Ninkû a vu le jour, comme quoi, ça a tout de même "un peu" marché au Japon...

ADAPTATION FRANÇAISE

L'adaptation de Glénat est somme toute honnorable malgré le non respect des jaquettes comme à son habitude. Ici, on a le droit à l'avant-dernière couverture de la VO (le volume 8) sur celle du premier volume VF. Y sont vraiment bizarres chez Glénat, m'enfin bon, font ce qu'ils veulent, hein... Les fonds sont bien sûr éradiqués automatiquement. Le format est un peu plus grand que la VO. Hum, le sens de lecture a été conservé, bonne chose, sûrement dû à un refus de l'auteur d'inverser les planches. L'encrage est quant à lui assez bon (manque un peu de contraste parfois) et le lettrage et les onomatopées retravaillées sont bien intégrés dans l'ensemble, sans oublier la traduction qui semble d'un bon niveau. On peut donc dire que, hormis l'aspect extérieur, c'est de l'assez bon travail.

DU MÊME AUTEUR



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RYO
10/08/2001

Fiche Technique

Titre :

Ninkû

Titre original :

Ninkû

Auteur(s) :

Kôji Kiriyama

Éditeur :

Glénat

Nombre de volumes :

En France :

9 (fin)

Au Japon :

9 (fin)

Prix indicatif :

6,40 €

Type d'ouvrage :

Manga

Titre couverture

Édition française (9)
Édition originale (9)
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fondEn bref

Dessin : 9/20

Désolé M. Kiriyama, mais votre style ne me plaît pas du tout ! Et pourtant Ninkû date seulement de 1994 !

Scénario : 13/20

C'est assez bien foutu (histoire de la Compagnie du Loup, surtout). Mais ça ne captive pas assez.

Fun : 14/20

C'est vachement drôle par moments.

Adaptation : 14/20

Pas trop mal.

Intérêt : 65 %

Je ne peux vraiment pas vous conseiller d'acheter ce manga (même si moi je l'ai fait), puisqu'il est, au final, plus médiocre que bon. À lire si on en trouve l'occasion... et le temps.

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