Retour à la page d'accueil
Retourner à la page d'accueil Mettre le site en favoris Mettre le site en page de démarrage Ryoweb - Flux RSS

Espace Membres


Pas encore inscrit ?
Mot de passe oublié ?

Chroniques Manga & Manhwa

ROUGH

Après le volume 12


SYNOPSIS

Mais pourquoi diable Ami Ninomiya en veut-elle à ce point à Keisuke Yamato ? C'est ce que ce dernier se demande depuis qu'elle l'a ouvertement traité d'assassin. Après quelques explications lâchées par sa mère, il comprend mieux la situation et n'insiste plus trop pour se faire voir de la jeune fille qui, en plus d'être dans le même club de natation, semble lui faire beaucoup d'effet. Pourtant, par un concours de circonstances "extraordinaires", ces deux-là finissent par se fréquenter régulièrement, ce qui n'est pas sans agacer les autres prétendants de la belle, et notamment Hiroki Nakanishi, le champion du Japon de nage libre, dont le projet futur n'est autre que d'épouser Ami...

AVIS

Ce qui est marrant de constater avec Mitsuru Adachi, une fois qu'on a lu plusieurs de ses manga, c'est de s'apercevoir, au bout du compte, qu'il n'a pas vraiment fait évoluer ses idées avec le temps. Manque d'inventivité flagrante ou prolongement d'une Œuvre en perpétuel affinage, c'est à vous de voir. Toujours est-il qu'avec Rough, série datant de la fin des années 80, on dispose déjà de pratiquement tous les ingrédients qu'il nous sert à chacune de ses histoires.

Si pour une fois le base-ball n'est pas le sport mis en avant (même si on n'y échappe pas), ce qui est assez appréciable lorsqu'une envie de changement (ou un ras-le-bol, au choix) se fait sentir après avoir fini la lecture de Touch et H2, le fond de l'histoire (d'amour) racontée ici ne change pas pour autant, le héros est toujours le même gars discret et nonchalant doté d'un potentiel énorme, la nana quant à elle est comme à chaque fois pourvue de cette fausse naïveté et de cette grâce dont les autres personnages masculins raffolent. À croire qu'il s'agit pour Adachi de la fille idéale qu'il a convoitée toute sa vie (ou qui vit avec lui, allez savoir). Pour ce qui est de la forme, on est également en terrain connu, les cases vides de texte, souvent plus parlantes et expressives d'ailleurs, et les plans serrés sur les formes généreuses de la gent féminine sont de la partie, de même que les gags redondants basés tantôt sur des répliques, tantôt sur des situations burlesques dont l'auteur a le secret. Les vrais fans du mangaka apprécieront sans doute, les autres, un peu moins adeptes, commenceront doucement à sentir les "limites" de l'artiste et se lasseront, voire s'agaceront de cette répétitivité, titre après titre. La remarque ne s'applique évidemment pas si l'on découvre Rough en premier. Et puis, ne boudons pas notre plaisir, car ça reste malgré tout un bon manga, avec un scénario qui tient d'ailleurs en haleine jusqu'à la conclusion plutôt bien tournée, bien qu'attendue, si ce n'est soupçonnée. Elle ne devrait en tout cas pas décevoir.

Pour ce qui est de la réalisation, Adachi reste fidèle à lui-même, prend peu de risque dans le cadrage de ses planches (en même temps, vu l'époque où ça a été fait, on comprend assez), les personnages dessinés ont plus que jamais ces grosses oreilles caractéristiques de sa patte graphique et leurs visages ne changent pas (si ce n'est la coupe de cheveux), tome après tome, série après série. Le rendu des planches est très bon, homogène d'un bout à l'autre, ce qui fait toujours plus plaisir à suivre qu'une planche avec des cases trop éclatées. Bref, un style vieillot qui garde son charme.

Au final, Rough se révèle être un manga tout à fait appréciable qui fait très bien passer le temps. Et bien que ce ne soit pas un chef-d'œuvre en soi, il reste un titre à lire pour tous ceux qui suivent le travail d'Adachi de près comme de loin. Attention toutefois à l'overdose de manga du maître, en lire trop à la suite peut en diminuer de beaucoup l'intérêt, surtout si l'on se focalise sur la redondance de son travail évoquée plus haut.

ADAPTATION FRANÇAISE

Après inspection des 12 volumes sortis, on peut aisément affirmer que l'édition française de Glénat s'en sort avec mention. On relève quelques petites coquilles à droite à gauche, mais rien de vraiment grave ("Nanomiya" au lieu de "Ninomiya" sur une page titre par exemple), la traduction semble de bonne facture, des notes explicatives sont données pour expliquer la manière de prononcer tel ou tel nom, ou encore pour mieux appréhender les suffixes japonais. À noter toutefois que quelques titres du premier tome ne sont pas littéralement empruntés des dialogues se trouvant dans les chapitres qu'ils représentent, alors que c'est à priori systématiquement le cas dans les séries d'Adachi (flemmardise de trouver un titre ou effet de style, au choix). Le lettrage est sympathique, de même que le boulot d'adaptation graphique, les onomatopées ne sont pas retouchées lorsqu'elles sont grosses mais traduites. La qualité matérielle des volumes est plus que bonne, pas de défaut majeur détecté. Sens de lecture original, de droite à gauche.

DU MÊME AUTEUR



Avatar
RYO
24/11/2008

Fiche Technique

Titre :

Rough

Titre original :

Rough

Auteur(s) :

Mitsuru Adachi

Éditeur :

Glénat

Nombre de volumes :

En France :

12 (fin)

Au Japon :

12 (fin)

Prix indicatif :

6,40 €

Type d'ouvrage :

Manga

Titre couverture

Édition française (12)
Édition originale (12)
A vous de jouer
- Ajouter votre avis
- Réagir sur le forum
- Vos avis (1)
- Acheter sur :
   www.amazon.fr

 
fondEn bref

Dessin : 14/20

Expressif bien que vieillot.

Scénario : 14/20

Triangle amoureux classique.

Fun : 13/20

De bons passages.

Adaptation : 15/20

C'est du propre.

Intérêt : 79 %

Rough est une bonne série. Pas à lire en priorité, mais presque.

Haut de page