
SYNOPSISBig-Wang Han est un expert en combats qui a un petit faible pour les belles femmes en tout genre. D'origine inconnue, ce guerrier possède le Sabre du Dragon de Feu, une arme divine qui fait partie des huit trésors du monde du mourime (les arts martiaux). Combiné à sa "technique de la légèreté", cela fait de lui un combattant d'exception. Il est de plus désigné comme étant le sixième disciple de Shingun, un grand maître désireux d'unifier tous les maîtres d'arts martiaux. Durant son chemin, Big-Wang fait la rencontre de Hwa-Lin, une pratiquante des arcanes de Jangpeak, un mouvement transmis par l'Empereur du Sabre? AVISAu vu du nombre impressionnant de volumes en cours de cette série sortie en 1994 en Coréen du sud, une chose est sûre : on ne peut plus douter du succès de Sabre et Dragon. Ce manhwa de Keuk-Jin Jeon et Jae-Hyun Yang raconte les aventures trépidantes d'un expert en sabre dont le péché mignon n'est autre que les femmes. On ajoute à cette intrigue légère quelques histoires dites un peu plus creusées, sans plus toutefois, relatives à de sombres ambitions de conquête du monde, une bonne dose d'humour absurde, avec des gags qui ne volent parfois pas très haut, et on obtient quelque chose d'agréable à lire et de franchement distrayant.
Après quelques chapitres à l'action quasi continue, on tient notre brochette de protagonistes. Si le héros fait furieusement penser à Ryô Saeba de City Hunter, le voisin nippon, ce n'est certainement pas dû au hasard. Le manhwaga semble être un fan assidu du manga de Tsukasa Hôjô, ça se vérifie assez bien, tant au niveau de la personnalité inculquée au personnage de Big-Wang, tantôt débile, tantôt héroïque, qu'en ce qui concerne le style de dessin dont certains détails graphiques ne manqueront pas de rappeler le travail de Hôjô (les "bulles" d'ivresse, le volatile qui passe pour marquer une situation comique, etc.). La ressemblance s'arrête cependant là, puisque les planches de Yang sont loin d'obtenir un résultat d'une folle maîtrise graphique. Ce serait même plutôt le contraire qui se produit, car l'ensemble fait davantage penser à de l'amateurisme, digne de ce que l'on trouverait dans un quelconque fanzine. Heureusement pour lui, le découpage plutôt réussi de sa mise en scène et les dessins de quatrième de couverture, réalisés sans doute bien après ces deux premiers opus, sont là pour témoigner d'une amélioration probante pour la suite des événements. Tant mieux, parce qu'on n'aurait pas pu tenir ad vitam avec "ça"...
Bref, en deux volumes, ce manhwa au graphisme plutôt affligeant réussit tout de même très bien à tenir en haleine en proposant des personnages certes mille fois vus et revus ailleurs, mais qui parviennent malgré tout à s'attirer de notre part un capital sympathie non négligeable, essentiel au succès d'une série. Reste à savoir maintenant comment les choses vont évoluer, avec tant de volumes déjà parus. ADAPTATION FRANÇAISEL'éditeur Tokebi offre là un travail à l'image de ce qu'il réalise d'habitude. On peut grogner un peu concernant les marges extérieures quelque peu rognées (textes amputés du coup), ou de la politique d'adapter toutes les onomatopées, mais l'essentiel est soigné (reliure, papier, impression), avec des jaquettes toutefois modifiées par rapport à l'édition d'origine, un lettrage qui fait plaisir à lire (sauf en ce qui concerne le logo-titre, totalement raté), une traduction qui a l'air bonne, malgré quelques noms qui changent de temps en temps suite aux différentes transcriptions possibles, le cas du "un" et "eon" par exemple.
DU MÊME AUTEUR

|
RYO04/02/2005 |
|