
SYNOPSISAprès quelques rapides années d'écoulées, le chemin se sépare pour les membres de la section primaire du lycée Saint François, qui était composée jusqu'alors de la présidente Natsuki Hayumi, des vice-présidents Misaki Miyamoto et Naozumi Yatsuka, d'Eri Kasugano, la responsable du comité disciplinaire, et enfin des deux secrétaires Eiji Horie et Seika Akishima. Natsuki part aux États-Unis pour entrer à l'université de Columbia, à des milliers de kilomètres de celle de Waseda, où Misaki, son bien-aimé, a adhéré. Durant la croisière scolaire de fin d'année, le paquebot essuie une terrible tempête, survenue sans crier gare. Plus tard, la jeune fille se réveille sur une plage à moitié endolorie. Elle découvre par la suite avec stupéfaction qu'elle a fait un bond dans le passé, se retrouvant ainsi au? XVIIe siècle ! AVISMélange d'Histoire du Japon et de fiction qui s'étalera vraisemblablement sur sept volumes de plus ou moins 200 pages, Amakusa 1637 est un manga récent signé Michiyo Akaishi, que certains ont sûrement déjà vue à l'œuvre dans L'éternité peut-être (éd. J'ai Lu). Le moins qu'on puisse dire pour le moment, c'est qu'il effectue un démarrage sympathique, à défaut de dévoiler un semblant de génie. Le scénario rappelle vaguement celui de Fushigi Yuugi, pour le côté "voyage dans une époque médiévale", mais avec une héroïne tout de même bien moins cruche que dans la série de Yuu Watase. Les bases se consolident petit à petit dans ce premier opus, rien de bien remarquable cependant, rien de bien vraiment nouveau non plus par rapport à ce qui a été déjà fait dans le genre (les personnages sont trop typés), les effets de surprise n'atteignant pas vraiment leur but. La seule chose qui relève un peu l'intérêt de l'ouvrage viendrait de l'idée des voyages temporels alternés, dont le principe permet des conséquences intéressantes sur la personnalité de certains protagonistes, ce qui n'est pas un mal un soi.
Si pour l'instant Amakusa 1637 se retrouve plus dans le creux de la vague qu'autre chose, on remarquera à raison que sa réalisation est digne de porter le label "qualité professionnelle". Le trait d'Akaishi est certes très caractéristique du style shôjo manga (et pour cause), avec des personnages aux yeux brillants et des trames fleuries en arrière-plan. Néanmoins, à cause du contexte dans lequel se place ce titre, une certaine violence ne peut être évitée, de fait, il ne sera pas rare de voir dans les planches de l'auteur quelques dessins plus "sombres", le tout dans un cadrage très rigoureux et moins éclaté que dans ce qui trouve habituellement dans ce type de lecture.
On ne peut pas dire qu'Amakusa 1637 soit un titre majeur dans la case qu'elle incarne, mais sa lecture n'en reste pas moins très digeste et suffisamment claire pour qu'on y passe malgré tout un bon petit moment de détente, tout en s'instruisant partiellement de certains faits historiques du Japon ancien, avec ces croyances divines prédominantes. ADAPTATION FRANÇAISEL'ouvrage présentée par Akiko bénéficie d'une qualité appréciable. La seule chose ratée qu'on peut déceler facilement, c'est que le résultat de la numérisation des pages peintes (les pages titres par exemple) soit raté, dévoilant un tramage disgracieux et grossier. Le reste s'en sort bien : onomatopées plutôt discrètes, lettrage réussi, bon grammage papier, etc. La traduction en revanche manque quelque peu de naturel par endroits (formulations un peu lourdes qui auraient pu être mieux tournées) mais reste dans l'ensemble tout à fait convenable. Sens de lecture d'origine conservé, le manga se lit donc de droite à gauche.
DU MÊME AUTEUR

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RYO14/02/2005 |
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