
SYNOPSISSena n'y croit pas, et pourtant c'est bien vrai, il est admis au lycée ! Et qui plus est avec sa seule et meilleure amie d'enfance, la charmante Mamori. Lui qui n'a jamais su s'intégrer au collège, se faisant régulièrement exploité par ses camarades de classe, il a développé un don rare : celui de courir à une vitesse prodigieuse. Manque de bol, il a été remarqué cette fois-ci par le dénommé Hiruma, Yôichi de son prénom, l'un des (deux) membres du club de football américain. De nature démoniaque, ce dernier va tout faire pour recruter (de force) le frêle garçon. Ainsi commence la nouvelle vie de Sena, celui qu'on surnommera plus tard "Eyeshield 21". AVISUn manga traitant de football américain, il faut avouer que c'est assez rare. Et c'est pourtant ce que vont découvrir les lecteurs francophones avec Eyeshield 21 de Yûsuke Murata et Riichirô Inagaki, une série qui démarre au quart de tour en dévoilant déjà avec ce premier tome des protagonistes hauts en couleurs, à la personnalité recherchée, bien que parfaitement stéréotypée. Chacun d'eux parvient à retenir l'attention et à amuser la galerie. Entre le très cruel Hiruma, dont le look démoniaque en dit long, le gros Kurita, le géant à tête d'oignon, et le très banal Sena, héros de l'histoire de son état, les situations ne manquent pas de piquant. Bien entendu, comme dans tout bon shônen manga (réservé à un public de garçons) qui se respecte, il s'agit de véhiculer des messages forts comme celui du dépassement de soi, de l'amitié, etc. Ce qui explique en partie la nature très peu affirmée de Sena, chez qui le lecteur peut s'identifier. Bien que tout de même instructif pour ceux qui voudraient en savoir plus sur ce sport peu connu de nos contrées, le cadre footbalistique n'est en réalité qu'une façade pour dévoiler des scènes d'action impressionnantes, servies comme à l'accoutumé par la classe et l'héroïsme de ses intervenants. Ne boudons pas notre plaisir, car le résultat est là : on a un début de série tout à fait divertissant qui ne s'essouffle pas le moins du monde, même après le fameux touch down décisif. Un manga efficace et accrocheur donc, qui de plus a été réalisé avec soin et professionnalisme.
En effet, si la sauce prend si bien, il faut le dire, c'est grandement grâce aux très beaux dessins offerts par Yûsuke Murata. Le trait ressemble quelque peu à celui d'Akira Toriyama, avec néanmoins une touche personnelle réussie qui témoigne du talent du mangaka. Le rendu des planches est en tout point excellent. Tramées comme il faut, dynamiques et bien cadrées, celles-ci sont un exemple à suivre pour qui veut s'adonner à la réalisation de ce genre de série. Du bien bel ouvrage.
Eyeshield 21 ressemble dans le fond à plusieurs de ses congénères, pourtant, de par son cadre original (car peu exploité), ses personnages attachants (et hilarants pour certains) et sa réalisation impeccable, on ne saurait trop recommander aux férus du genre de s'y attarder. Le résultat ne devrait en principe pas les décevoir. ADAPTATION FRANÇAISEGlénat nous a concocté une édition française parfaitement à la hauteur de ce qu'on était en droit d'espérer. Le rendu des planches peintes est très bon, même si l'on y décèle un petit manque de netteté par rapport à celles dites classiques. Le lettrage est très sympathique et les retouches sur les enceintes de bâtiments comme les lycées sont plus ou moins bien travaillées. Les onomatopées sont refaites lorsqu'elles sont petites et "traduites" quand elles sont jugées trop grosses. La traduction quant à elle a été bien adaptée et les textes se lisent du coup de manière très naturelle, chose qu'on ne retrouve pas tout le temps chez certains traducteurs. Sens de lecture japonais.
DU MÊME AUTEUR

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RYO24/03/2005 |
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