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Chroniques Manga & Manhwa

SAMURAI DEEPER KYO

Après le volume 3


SYNOPSIS

Durant la grande bataille de Sekigahara, au Japon, on a retenu le nom d'un samurai légendaire : "Kyo aux yeux de démon", célèbre pour sa grande force et sa cruauté sanguinaire. Quatre ans après cette guerre, Kyoshiro Mibu, un simple vagabond, autoproclammé "pharmacien de la paix et de l'amour", rencontre une jeune chasseuse de primes prénommée Yuya. Comme la description physique de la proie de cette dernière correspondant trait pour trait à celui de Kyoshiro, elle n'hésite donc pas et capture notre jeune vendeur de médicaments. Mais plus tard, lorsqu'elle se rend compte de son erreur, elle ne le relâche pas pour autant. Effectivement, elle apprend que le jeune homme est lui aussi recherché pour ne pas voir payé quelques repas. Un jour, lors d'une embuscade de bandits, Kyoshiro dégaine malgré lui son sabre, et soudain, une autre personnalité s'empare de son corps. Debout, le sourire narquois et les yeux d'un rouge écarlate, le légendaire Kyo aux yeux de démon, assoiffé par le sang de ses futures victimes, fait son apparition...

AVIS

Je dois l'avouer, ce manga m'a bien fait rire... Pas dans le bon sens du terme, oh que non ! À la lecture des premières pages, on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec un autre manga traitant d'un samurai vagabond et anciennement tueur sans pitié, je fais bien entendu allusion au héros du manga de Nobuhiro Watsuki, c'est-à-dire Kenshin dans Kenshin le vagabond. En effet, si on compare les premières pages des ces deux séries, on constate que le découpage des planches est en tous points similaire. Un simple hasard ? J'en doute fort. Toujours est-il que par professionnalisme (euh...), j'ai lu jusqu'au bout le premier tome de Kyo. Et là, contre toute attente, ça ne m'a pas paru si mauvais que ça. Déjà au niveau des dessins l'auteur s'en tire plutôt bien pour une première série. Les traits sont assez fins, le cadrage soigné, un découpage où l'action est vive et sans temps mort, la réalisation est donc, vous l'aurez compris, plutôt bonne. Les personnages sont plutôt charismatiques, citons par exemple Kyo qui est l'archétype du héros beau gosse, fort, fier de lui et moqueur, un peu comme ce cher Dark Shneider (DS pour les intimes) de la série Bastard !!, ou encore Yuya, la fille qui tombe amoureuse du héros sans pour autant se l'avouer, etc. Le temps passe et le deuxième tome sort, je le lis et constate que l'histoire s'éloigne progressivement de Kenshin. Ça n'a pour effet que de revaloriser à mes yeux le manga de Kamijyo. Au tome 3, c'est définitivement une autre histoire, malgré un scénario classique se focalisant principalement sur la double personnalité du héros. Et pourtant, une petite originalité vient s'ajouter à cette trame : le mystère du corps de Kyo. Cette révélation rajoute du piment à l'histoire et sème le doute chez le lecteur qui, du coup, se voit affubler d'interrogations. Ajoutez à ça des adversaires aux techniques de combat plutôt esthétiques et l'on obtient sans peine un manga de bonne facture. Néanmoins, les affrontements ne sont pas très bien chorégraphiés (détaillés) à mon sens. Le mangaka joue la carte de la facilité en nous proposant des combats trop rapides. Destiné avant tout à un public masculin, il est normal que celui-ci aime voir du "style" dans les combats, chose que l'on retrouve dans Kenshin avec Seijurô Hiko, par exemple, mais que l'on ne retrouve pas chez Kyo, c'est vraiment dommage, car hormis ce détail (qui a tout de même son importance), il faut bien reconnaître que Kyo est un manga accrocheur, non seulement par l'histoire qu'il propose, le cadre de l'action (Japon Ancien, etc.), mais aussi par les très nombreux gags que nous propose ce pervers de Kyoshiro Mibu. Ce qui n'est pas sans rappeler un célèbre "étalon de Shinjuku" d'une autre série à succès...

Pour conclure, je dirais que c'est avant tout une série intéressante pour les personnes en mal de manga d'action et qui aiment bien le cadre médiéval du Japon. La série en est pour l'instant à son cinquième volume en France alors que le Japon en compte actuellement quatorze avec le vent en poupe, puisque le succès de ce titre ne cesse, dit-on, de grandir au pays des manga.

ADAPTATION FRANÇAISE

C'est Kana qui nous propose ce manga et le classe directement dans la série "Dark Kana" qui est, dixit l'éditeur, destiné à un public plus mûr de par la complexité du scénario. Mouais, chuis pas réellement de cet avis ; je pense plutôt que c'est à cause des scènes de nu, qui sont en plus assez sobres car les points stratégiques sont cachés ou non représentés, qui sont assez récurrentes dans ce titre. Bref, ceci mis à part, parlons plus sérieusement de l'adaptation en elle-même. La jaquette est très bien respectée même si le logo "KYO" a changé de police de caractère (je la trouve plus belle en version japonaise). Toujours concernant la "font", je dois avouer que j'aime aussi moins celle de Kyo que la classique que l'on retrouve sur les autres séries Kana (hormis Monster). Je ne comprends pas trop ce choix, sûrement pour mieux coller aux dessins, tentative ratée si vous voulez mon avis. Même remarque pour les traductions d'onomatopées que je trouve assez laides et peu discrètes. Quant au remplissage des bulles, il est fait un peu à la va vite contrairement, par exemple, à une série comme Détective Conan où lorsqu'on a une bulle constituée de deux bulles (je ne sais pas si je me fais comprendre) le remplissage est fait sur chacune d'entre elles formant ainsi deux paragraphes, alors que dans Kyo, une bulle similaire est remplie en un seul paragraphe ! Ce n'est pas systématique, bien sûr, mais ça s'est reproduit assez souvent pour avoir attiré mon attention. Ça fait pas pro, je trouve (ça rappelle les premières adaptations de Tonkam ou encore d'Atomic Club). Moi qui pensais que Kana maîtrisait cet aspect de l'adaptation... Un autre point négatif concernant l'imprimeur cette fois-ci, bien qu'étant le même que la plupart des séries Kana, on note que le fait qu'une page soit tachée par la page d'à côté n'est pas si anecdotique que ça. Quant à la traduction, j'ai trouvé des phrases un peu louches, mais rien de grave. C'est vrai que je grogne beaucoup, mais en fait, l'adaptation n'est pas si mauvaise que ça, juste un cran en dessous de ce que Kana nous propose d'habitude.

DU MÊME AUTEUR



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RYO
10/02/2002

Fiche Technique

Titre :

Samurai Deeper Kyo

Titre original :

Samurai Deeper Kyô

Auteur(s) :

Akimine Kamijô

Éditeur :

Kana

Nombre de volumes :

En France :

38 (fin)

Au Japon :

38 (fin)

Prix indicatif :

6,25 €

Type d'ouvrage :

Manga

Titre couverture

Édition française (38)
Édition originale (38)
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fondEn bref

Dessin : 15/20

C'est assez beau, de jolis minois pour les filles et des plastiques généreuses, ex : Okuni. Décors peu représentés.

Scénario : 15/20

Une histoire qui s'annonce pour le moins palpitante et riche en rebondissements.

Fun : 16/20

Une lecture très plaisante et reposante. Pas de prise de tête comme dans certaines séries... pour l'instant.

Adaptation : 14/20

Aurait pu mieux faire concernant plusieurs points évoqués un peu plus haut. Prix parmi les plus bas du marché.

Intérêt : 80 %

J'attends plus de ce titre, mais à n'en pas douter, Samurai Deeper Kyo a tout pour être un grand manga, même si pour l'instant ce n'est pas encore le cas. La suite fera pencher la balance.

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