
SYNOPSISKatsuki Satoyama est amoureux de Katsuki Mizutani, la fille d'un ancien champion de boxe. Il décide donc de s'essayer à ce noble sport en s'inscrivant à un club dirigé justement par le père de la belle. Ce qu'il ne sait pas, c'est que celle-ci en a une sainte horreur, puisqu'il est en partie la raison du divorce de ses parents. Ce qui ne l'empêche pas pour autant d'être redoutable sur le ring, comme s'en apercevra très vite le jeune homme. Avoir le même prénom que sa bien-aimée, n'est-ce pas là un signe du destin ? À moins que ce ne soit tout simplement un caprice d'un mangaka en mal d'inspiration ! AVISL'invasion Mitsuru Adachi a commencé ! Et contrairement à d'autres envahisseurs, celui-là n'est pas pour nous déplaire. Ceux qui ont pu voir un aperçu du talent de l'artiste à travers le très bon Niji-iro Tohgarashi pourront assez aisément se faire une idée de ce qui les attend dans Katsu !, le nouveau – long – manga signé par celui qui fait dorénavant partie des auteurs les plus renommés de la "caste" des mangaka.
On retrouve dans Katsu ! tous les ingrédients qui font de cette "comédie sentimentale scolaire sur fond sportif" un bon cru. Jugez plutôt : un héros d'un tempérament très calme qui craque pour la plus jolie fille de son école qui, par contre, possède une forte personnalité, ce qui lui confère un charme supplémentaire qui la place, d'un point de vue originalité, bien au-dessus des personnages féminins "standards" de la bande dessinée japonaise. L'autre bon point qui vient s'ajouter à ce manga, ce sont les rôles secondaires, tenus par des individus haut en couleurs qui sont là principalement pour amuser la galerie via leurs dérapages comportementaux. Mais au-delà de ça, chacun des protagonistes est entouré d'un "charme" spécifique, d'une sensibilité dissimulée qui ne laissera pas indifférent le lecteur. De plus, comme dans la plupart de ses ouvrages, Adachi aime s'intégrer dans l'histoire qu'il raconte. Ainsi, il ne sera pas étonnant de voir que le narrateur (donc lui) réagit en fonction des différents événements qui se passent dans son œuvre. Une façon plutôt adroite d'adoucir le propos, ou de calmer le jeu, selon les cas de figure. Il traite également avec beaucoup d'humour des passages descriptifs normalement plutôt formels, en les transformant en des moments de rinçages d'œil collectifs. C'est devenu une habitude chez lui. Il faut néanmoins dire pour sa défense que ça reste vraiment dans le domaine du très "charmant", n'y voyez donc là rien de bien graveleux.
Comme on vous le disait un peu plus haut, Katsu ! est un manga récent. Et c'est donc sans trop de surprise qu'on s'aperçoit que le graphisme de l'auteur, bien qu'identique dans la forme (les oreilles "amphoriques"), s'est globalement sophistiqué depuis ses précédentes histoires, principalement dans les expressions faciales des personnages principaux. Bref, une réalisation vraiment très bonne, accompagnée qui plus est de décors sublimement détaillés.
Pour conclure sur ce premier tome des tribulations des deux Katsuki, on peut dire pour l'instant que c'est vraiment très prenant à lire et qu'on rit énormément à l'humour si particulier de l'auteur. Bien sûr, ce n'est après tout qu'une énième histoire d'amour signée Mitsuru Adachi, mais ses fans le comprendront facilement : ça signifie déjà énormément. Une lecture vivement conseillée. ADAPTATION FRANÇAISEL'édition française signée Pika souffre de son changement d'imprimeur. En effet, le nouveau qui s'est chargé de ce premier volume de Katsu ! a employé une reliure très rigide qui n'aide en rien à la manipulation de l'ouvrage. En plus de ça, le papier utilisé est d'une qualité très médiocre et n'est pas vraiment agréable au toucher. Le pliage de la jaquette est trop incisif et le pelliculage qui a été fait manque de précision (on voit les petites bulles d'air). Bref, il serait sage pour l'éditeur de revenir à l'ancien partenaire, même s'il faut dire que l'impression est très satisfaisante. Le lettrage quant à lui est sympathique, la traduction semble avoir été bien négociée, bien que l'on devine que les jeux de mots, si propres à l'auteur, ont dû être difficilement exploitables. Les retouches graphiques sont soignées (cf. le nom "Satoyama" dans l'écriteau) et les onomatopées discrètes. Sens de lecture japonais.
DU MÊME AUTEUR

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RYO09/12/2004 |
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