
AVISLe combat entre Kibô et Chosho a été interrompu par la pluie. Il a donc été décidé qu'il reprendrait après l'arrêt de celle-ci. Mais la réalité c'est que Kiichi, après avoir assisté au massacre de Rodoma, a subitement pris peur de ce nouvel adversaire aux techniques de clés meurtrières. Dès lors, il s'entraîne sous la pluie avec son ami et néanmoins rival Toshiki pour contrer le fameux "tacle" de cette redoutable sangsue de Chosho ! Le mauvais temps s'est enfin décidé à s'en aller. L'affrontement peut enfin reprendre...
Autant vous le dire tout de suite, ce volume est uniquement consacré au combat avec Chosho. Et, histoire d'anticiper sur votre frustration future, je peux vous dire qu'il ne le conclut pas encore. Qu'il est cruel ce Tetsuya Saruwatari. Cruel, c'est le mot juste pour parler de l'incroyable et violent duel qui oppose l'héritier du Nadashinkage Ryû et cet expert en techniques de clé. Comme vous en conviendrez, on ne peut pas réellement parler d'histoire cette fois-ci, quoiqu'il y a une petite anecdote sur le passé de l'inquiétant (et dérangé) adversaire de Kibô. Assez classiquement, on apprend qu'il était faible à l'époque, se faisant humilier par des gens qu'il considérait pourtant comme "inférieurs" (un peu comme Shingo, si vous vous souvenez de lui). Si l'on en revient à ce combat à mort, pas de surprise, l'auteur reste fidèle à lui-même et propose une vraie panoplie de "combos" plus impressionnants les uns que les autres. La violence et les scènes "choquantes" sont tout de même assez nombreuses mais quelque part nécessaires pour créer l'ambiance assez unique de ce manga qu'est Tough (on n'est pas dans un shônen, là !). Bien que les clés soient l'élément majeur de cet affrontement, les coups à percussion seront également de la partie. Bénéficiant toujours de ce "punch" et de cette fluidité constante, c'est un réel plaisir que d'admirer les attaques et contre-attaques successives des deux protagonistes. Il faut dire aussi que le découpage de l'action y est pour quelque chose, on sent l'inspiration dans les films de kung-fu hongkongais. Bref, vous l'aurez compris, et même si j'aime pas trop employer cette expression, "c'est que du bonheur" pour le fan de manga de baston. Allez, deux mots sur la réalisation que je trouve très correcte mais honteusement "économique". À l'instar de Togashi (Hunter x Hunter) et de ses "reprises" de cases, Saruwatari fait aussi bien (voire mieux) en reprenant les personnages plusieurs fois dans la même case. Bon, c'est pas "trop" visible non plus, hein. L'exemple le plus représentatif de ce que j'avance se trouve dans la double page 120 et 121. Héhé, comme quoi, les délais de bouclage, ça rend créatif...
Excellent volume mettant en scène le combat Kibô contre Chosho. Incroyable inventivité dans les enchaînements, dans les mouvements et les postures des deux adversaires. On s'en prend plein la face, c'est jouissif (et je ne suis pas maso) et esthétique. C'est puissant, quoi. Ben oui, c'est Tough ! ADAPTATION FRANÇAISEToujours pareil, le papier est de qualité vraiment moyenne (pour ne pas dire faible), on voit le verso du recto à travers la plupart du temps, c'est vraiment dommage ! Car oui, ceci excepté, il n'y a quasiment rien à redire sur cette adaptation française : bonne reliure, encrage très correct, traduction convaincante, etc... Même les fonds de jaquette, on s'y fait à la longue. Pour le papier, on m'avait expliqué une fois (un gars de Tonkam) que dû à la hausse du prix de ce dernier, conserver le grammage des premiers volumes (qui était au moins aussi bon que celui d'un F. Compo) reviendrait à augmenter le prix du bouquin de quelques euros, genre au même tarif qu'un Vagabond par exemple. Et je n'invente rien, promis. Croix de bois, crois de... bref, vous connaissez la suite !
DU MÊME AUTEUR

|
RYO01/07/2003 |
|