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Chroniques Manga & Manhwa

HEAVEN ELEVEN

Après le volume 1


SYNOPSIS

Saigô et Okubo sont des lycéens passionnés de football. Seulement, du fait qu'ils vivent sur une île isolée au milieu de nulle part, ce sport international semble très peu populaire au sein de ses habitants, si bien qu'il n'existe même pas un seul club consacré au ballon rond dans le lycée qu'ils fréquentent. Qu'à cela ne tienne, ils vont en créer un eux-même ! Pour ce faire, les deux garçons vont commencer à recruter parmi leurs camarades, et ce avec des techniques pas toujours très académiques. Une fois l'équipe au grand complet, il s'agit de tordre le cou à la légende de l'île, qui veut qu'à cause d'un match de football qui s'est jadis déroulé au temple Dôha une terrible tragédie a vu le jour...

AVIS

Heaven Eleven est un série récemment terminée au Japon signée Hideki Ôwada, l'auteur du divertissant Keishicho 24, qui ne semble pas vraiment adepte des manga fleuves, à en juger le nombre total de volumes de ces deux séries. Cinq tomes seulement constituent l'intégralité des aventures footbalistiques de Saigô et son acolyte Okubo. Le premier d'entre eux démarre sur les chapeaux de roue avec une présentation des divers protagonistes.

Pas besoin d'être bien observateur pour deviner que ce manga se veut délirant au possible, l'illustration de la jaquette est d'ailleurs on ne peut plus explicite (à noter que la suite de l'action est disponible au verso). Ce qui est bien dans ce manga, c'est donc qu'on ne nous ment pas sur la marchandise, c'est vérifiable dès les premières pages fracassantes de l'ouvrage, où le héros tente d'arrêter un voleur grâce à un tir tout en puissance. Scène qui n'est pas sans rappeler celle de Hungry Heart de Yôichi Takahashi, l'auteur incontournable de Captain Tsubasa, dont Hideki Ôwada fait plus ou moins référence avec par exemple les super shoots briseurs de murs, ou encore la présence de triplés au sein de l'équipe de Saigô (un clin d'œil aux jumeaux Tachibana). Oui, sauf que, on le disait plus haut, ça se veut drôle. Attendez-vous donc à des dénouements pour le moins assez déconcertants, qui ne manqueront pas de provoquer quelques bons moments de rigolade chez le lecteur. Pour appuyer cet élan de délire, l'auteur n'hésite pas à forcer ses traits dans l'exagération, surtout en ce qui concerne le personnage de Saigô, qui se retrouve case après case dans des situations pas possibles, et dont la résistance et l'élasticité du corps font penser entre autres à Keitarô de Love Hina. Ce premier volume ne fait pas vraiment dans la subtilité, ce qui n'est pas un défaut en soi, et propose par la même occasion de s'attarder sur une légende liée à l'arrêt de la pratique du football sur l'île où se déroule l'action. Là encore, c'est très tiré par les cheveux, mais on commence à avoir l'habitude avec ce mangaka.

Depuis Keishicho 24, on voit tout de même qu'Ôwada s'est un peu amélioré. Son trait est plus concis et exprime avec moins de détails un meilleur dynamisme dans l'action, un point essentiel qui permet à ses gags très visuels de fonctionner le mieux possible. Le cadrage reste quant à lui assez identique à la précédente œuvre, à savoir bien tracé et plutôt efficace. En bref, sans être exceptionnellement marquant, le style de cet auteur est, mine de rien, très travaillé, ça se sent.

Vous aimez les manga délirants ? Celui-là est fortement susceptible de vous plaire. Malgré quelques séquences qui tombent un peu à l'eau, l'ensemble de ce premier opus est incontestablement réussi et ne manquera pas de vous divertir agréablement. La percée d'Ôwada en France vient de commencer, et si le succès est au rendez-vous, on aura certainement droit à l'avenir à d'autres de ses manga comme Tanoshii Kôshien ou encore le récent Tsukishima.

ADAPTATION FRANÇAISE

Il n'y a qu'une chose qu'on puisse réellement déplorer dans l'édition de Taifu Comics : le problème de repérage lors de l'impression des planches. Si vous faites bien attention (et même sans vraiment faire attention), vous verrez que chaque tracé est comme dédoublé dans pas mal de pages (c'est très flagrant au début), ce qui donne un peu la sensation de loucher. Ceci étant, l'encrage n'est pas mauvais du tout, le papier est de bonne qualité et la reliure du livre d'une bonne souplesse. Côté editing, le lettrage est très correctement effectué, les onomatopées ne sont pas retouchées et la traduction s'en sort plutôt pas trop mal, malgré un niveau de langage parfois mal adapté, surtout lorsque c'est familier ("tu es" quasi systématique, alors que "t'es" aurait été plus approprié pour le naturel de la phrase). Les noms sont traduits "à la japonaise", c'est-à-dire nom puis prénom, ce qui n'est pas gênant ici puisque les personnages s'appellent par leurs noms et non leurs prénoms. Sens de lecture et format d'origine conservés.

DU MÊME AUTEUR



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RYO
20/10/2005

Fiche Technique

Titre :

Heaven Eleven

Titre original :

Heaven Eleven

Auteur(s) :

Hideki Ôwada

Éditeur :

Taifu Comics

Nombre de volumes :

En France :

5 (fin)

Au Japon :

5 (fin)

Prix indicatif :

7,95 €

Type d'ouvrage :

Manga

Titre couverture

Édition française (5)
Édition originale (5)
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fondEn bref

Dessin : 14/20

Très plaisant à regarder.

Scénario : 12/20

Du football extrême.

Fun : 15/20

Très amusant à lire. On ne s'ennuie pas.

Adaptation : 14/20

Petit problème d'impression, rien de bien méchant cependant.

Intérêt : 80 %

Un manga à l'intérêt certes assez limité, mais qui plaira aux amateurs d'humour et de délire.

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