
SYNOPSISHitaka Kugaya est un lycéen un peu flegmatique qui a réussi à remporter le tournoi national de kendô. D'un côté, il est très sollicité par Haruka Narugami, son professeur de sport, qui le presse tous les jours à venir manier le shinai, et de l'autre, il est secrètement observé par Kanata Takemi, une nouvelle camarade de classe qui semble attirée par lui. Le destin de Hitaka bascule le jour où il apprend qu'il a fait partie, dans une autre vie, du "Clan de l'épée", et qu'il possède en lui la puissante "Himuka", une épée sacrée capable de venir à bout de toutes les créatures malfaisantes qui sont sur le point d'envahir la Terre... AVISSérie s'étant récemment terminée au Japon, sur un total de 10 volumes, Kamunagara raconte une histoire mêlant ésotérisme, fantastique et réincarnation. L'auteur, Hajime Yamamura, réussit plutôt bien avec ce premier tome à faire démarrer l'inévitable lutte entre les rescapés du Clan de l'épée et les vilains monstres venus d'ailleurs. Du classique.
Le scénario fait penser, dans ses grandes lignes, à celui de Parasite, ce qui est sans conteste un gage de qualité. Fait amusant notable : les deux séries totalisent 10 volumes. Pourtant, même si la lecture de ce premier tome est globalement prenante, on ne sent pas pour le moment le génie qui en ferait un hit similaire au manga de Hitoshi Iwaaki. Pourquoi ? Peut-être que la peur qu'essaie d'instaurer l'auteur n'est pas suffisamment bien injectée au récit, peut-être aussi que les scènes d'action manquent un peu de tonus pour prétendre à quelque chose de vraiment réussi. Malgré ces imperfections, on ne peut pas dire pour autant que Kamunagara fasse dans la dentelle. En effet, dès le début de l'aventure, le lecteur aura droit à sa dose d'hémoglobine, toutefois légèrement atténuée lorsqu'il s'agit d'humains. À ce propos, la psychologie du personnage central, à savoir Hitaka, est assez bien rendue et naturelle, ce qui change un peu de certaines autres œuvres publiées ici et là. Pour couronner le tout, de nombreuses interrogations restent en suspens à l'heure actuelle, notamment concernant l'existence de ces fameux monstres et du mystérieux garçons à lunettes qui apparaît vers la fin de l'ouvrage.
Graphiquement parlant, on peut dire que le trait de Hajime Yamamura ressemble un peu à celui de Takaharu Matsumoto (Agharta). Le dessin des personnages est de toute évidence très soigné, dommage qu'il soit un peu gâché par un cadrage perfectible, des décors pauvres et un tramage parfois maladroit. Qu'on se rassure néanmoins, le résultat est loin d'être raté, heureusement !
Globalement, ce premier contact avec Kamunagara s'avère assez satisfaisant. Le côté surnaturel devrait trouver son public. L'histoire est d'ailleurs bien partie pour nous réserver quelques rebondissements qu'on espère dignes d'intérêt. À suivre au prochain épisode... ADAPTATION FRANÇAISELes éditions Bamboo, via le label Doki-Doki, se lancent dans le manga ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles réussissent bien leur entrée en scène. Tout le travail sur le lettrage est quasiment parfait, la police de caractère est bien choisie. En revanche, rien n'a été fait sur les onomatopées, qui ont toutes (ou presque) été laissées sans traduction, un paramètre qui pourrait faire ronchonner un bon nombre de lecteurs. Notons tout de même le beau boulot effectué sur le logo de couverture, très fidèle à l'original. La traduction a quant à elle l'air d'être bien négociée, les phrases sont dans un bon français, et le côté oral des dialogues est bien retranscrit. Concernant tout ce qui est matériel, la tâche a été confiée à Hérissey (qui bosse pour Glénat notamment), résultat : une reliure bien souple, un papier assez fin (mais de qualité très convenable) et un encrage bien net. Sens de lecture et format d'origine conservés.
DU MÊME AUTEUR

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RYO20/05/2006 |
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