
SYNOPSISDans un Japon ancestral, plus précisément à l'époque Sengoku, Inu Yasha (démon-chien) s'empara de la mystérieuse perle de Shikon, n'hésitant pas au passage à massacrer ceux qui entravaient sa route. Malheureusement pour lui, la prêtresse Kikyô parvint à mettre un terme à ses agissements en lui transperçant le coeur avec une flèche sacrée, le clouant pour ainsi dire à un arbre. La prêtresse mourut juste après mais demanda à son peuple d'incinérer avec son corps la perle de Shikon... Nous voici à présent à Tôkyô, en 1996. Kagome, lycéenne, vit paisiblement dans un temple avec sa famille. Un jour, elle a le malheur de s'approcher du puits du temple et se fait emporter par un monstre ! C'est ainsi qu'elle va faire la connaissance d'Inu Yasha, qui lui promet de lui débarrasser du monstre à condition qu'elle retire la flèche qui le transperse. Et après acte, le démon-chien parvient facilement à se débarrasser de l'agresseur mais, soudainement, menace Kagome en lui demandant de lui remettre la perle de Shikon. Que va-t-il se passer ensuite ? AVISOn peut dire qu'on l'attendait ce manga ! Succès incontesté au Japon, Inu Yasha ne pouvait que débarquer en France, et ce pour la plus grande joie de tous. Je ne peux le cacher, je suis un fan invétéré de Rumiko Takahashi, de fait, il m'est quasiment impossible d'être objectif sur l'un de ses manga, et je suis sûr que vous comprendrez pourquoi ! Je vais néanmoins essayer de vous expliquer en quoi ce titre est si extraordinaire.
Premièrement, on retrouve avec satisfaction ce qui a fait le succès des Ranma et autre Maison Ikkoku, c'est à dire l'humour si particulier de l'auteur. Elle arrive toujours à créer un humour très décalé, ce qui confère une atmosphère bon enfant à tous ses manga, même aux plus sérieux d'entre-eux (Mermaid's Saga). Mais dans Inu Yasha, même s'il est présent, l'humour n'occupe qu'une place négligeable comparé à l'action que nous propose ce titre. À ce sujet, on peut constater que tout va très vite, on ne perd pas trop de temps à situer les personnages, ils se dévoilent au fur et à mesure. La lecture n'en est que plus fluide, plus intense... et moins lassante ! Le fait qu'il n'y ait aucun temps mort est une des grandes forces de ce tome 1, combien de manga peuvent se targuer d'être bon dès son premier volume ? Eh bien, c'est pourtant le cas pour celui-ci, croyez-le ou non, vous ne vous y ennuierez pas une seule seconde ! Parlons à présent d'une des "faiblesses" de Inu Yasha, (car il en faut bien), ça concerne princiapelement la réalisation. Je sais que bon nombre de personnes n'apprécient que moyennement le style graphique de Rumiko Takahashi. Personnellement, je le trouve nettement amélioré depuis Ranma, surtout au niveau des décors. Les visages et anatomies des personnages sont dessinés de façon très simple, même remarque pour les vêtements. Enfin, les traits ne sont pas fermés. Et pourtant... pourtant même avec un style si peu dépouillé, l'auteur parvient à créer du charisme dans ses personnages, c'est le cas d'Inu Yasha, le "héros" aux allures de bad boy (de son époque). Le cadrage quant à lui est très typique du shônen manga, à savoir très régulier, mais aussi très audacieux par moments, les débordements de dessins sont fréquents, ce qui montre la maîtrise de la mise en page de l'auteur. Sinon le découpage de l'action est plutôt bon même si assez prévisible, on aurait aimé un peu plus de plans inattendus mais, après tout, ce n'est jamais que le volume 1...
Pour finir, je dirais que ce volume d'Inu Yasha est vraiment bon, même étonnamment bon pour un premier jet. Une lecture des plus intéressantes, riche en action et rebondissements qui plairait à n'en pas douter aux fans de shônen manga. En tout cas, pour moi il n'y a plus d'espoir ! Je suis accroc à cette série ! Vite, le volume 2 ! ADAPTATION FRANÇAISEKana parvient toujours à créer d'excellentes adaptations de ses titres, pour Inu Yasha, l'éditeur n'a pas fait différemment, et pourtant j'aurais des reproches à émettre. La couverture est conforme à l'originale, par contre le logo "Inu Yasha" est, je trouve, mal fait contrairement à celui de Shaman King par exemple qui était excellent. Les onomatopées sont toujours traduites à côté des originales, toujours en essayant de conserver une cohérence graphique avec celles de la VO. Personnellement, je préférais leur ancienne technique qui consistait à traduire simplement avec toujours la même police. Enfin, c'est sûrement après longue délibération que l'équipe qui s'occupe de ça a décidé de changer, en tout cas, ça reste très lisible. Un lexique expliquant les termes de l'époque est situé en fin de volume, on a même droit à une présentation de l'auteur. Enfin dans un domaine plus terre à terre, on constate que l'encrage est très bon, le papier de qualité plus que correct et la reliure bien souple comme il faut. Le lettrage de Kana est vraiment "passe-partout", il est tout bonnement parfait. Le seule reproche viendrait de la police de caractère de l'attaque d'Inu Yasha, "Sankontessô" vraiment très difficile à déchiffrer. Mais globalement, c'est une très bonne adaptation.
DU MÊME AUTEUR

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RYO19/03/2002 |
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