
SYNOPSISVoilà maintenant 17 ans que Seiji Sawamura n'a pas de petite copine, et pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé ! Le problème, c'est qu'à cause de sa réputation de bagarreur invétéré, il fait fuir toute la gent féminine. Toute ? Non ! La timide Midori Kasugano continue encore et toujours en secret à penser à lui, si bien qu'elle désespère de pouvoir un jour être auprès de celui qu'elle aime éperdument. Contre toute attente, par on ne sait quel miracle, ses prières ont été entendues. Elle se retrouve ainsi un beau matin à la place de la main droite de Seiji ! Une drôle de cohabitation commence alors... AVISQue faire si un jour votre main droite ne vous appartient plus ? Cette question, ils ont été au moins deux à se l'être posé. D'un côté, Bruce Campbell, dans un film d'horreur culte signé Sam Raimi, et de l'autre, Shin'ichi Izumi, dans un manga passionnant de Hitoshi Iwaaki. Eh bien il est temps d'en accueillir un troisième dans le club, il s'agit du héros de Midori Days, le jeune Seiji Sawamura, dont la main droite va devenir bien plus sexy que celles des deux autres précédemment cités.
Manga de huit volumes terminé il y a près de deux ans maintenant au Japon, Midori Days se veut avant toute chose un bon divertissement, sans prise de tête, de l'aveu même de son auteur, Kazurô Inoue. Pas la peine d'y aller par quatre chemins, on peut dire honnêtement que l'objectif est pleinement rempli avec ce premier volume, où les quiproquos et autres scènes improbables sont monnaie courante. Il faut dire aussi que l'idée de départ, originale et loufoque, a su préparer adéquatement le terrain pour les gags en devenir. Ainsi, on n'échappera par exemple pas au moment inévitable où Seiji doit aller se soulager, ou encore lorsqu'il doit aller acheter des vêtements pour sa nouvelle (très) petite petite amie, la séquence avec les otaku est vraiment hilarante. Ajoutons à tout ça quelques scènes de baston obligées, à cause de la réputation de Seiji, et les instants plus "sérieux" liés à cet étrange transfert, et on obtient un cocktail assez cossu, certes pas toujours très fin, mais qui devrait facilement trouver son lectorat.
Sans démontrer un talent hors du commun dans ses dessins, Inoue réussit néanmoins à proposer un travail très pro, avec des personnages plutôt bien faits et ne devrait en principe rebuter personne en particulier. Les planches quant à elles sont bien cadrées, ce qui fait que la lecture s'en retrouve facilitée, même si le découpage des séquences n'est pas toujours très inspiré. À noter tout de même un manque assez flagrant au niveau des décors, et un tramage parfois un peu vieillot.
Pour finir, on répète ce qui a été dit un peu plus haut : ce premier volume de Midori Days est une lecture très divertissante qui se veut sans prise de tête. Les personnages sont dans l'ensemble bien conçus, la petite Midori en fera certainement craquer plus d'un. Bref, un travail efficace, à défaut d'être inoubliable. ADAPTATION FRANÇAISEOn passe rapidement sur le travail de l'imprimeur qui fournit ici quelque chose de très convenable dans l'ensemble. Ainsi, la reliure est souple, les page de bonne qualité, l'encrage très correct, même si on perd un peu de netteté (sur les trames) après le passage du scanner. Les retouches graphiques sont pour leur part assez bien intégrées (les onomatopées et autres écriteaux) et le lettrage joliment mis en place. La traduction semble tout à fait bien adaptée, les phrases sont très naturelles, pas "scolaires" du tout. Sens de lecture japonais.
DU MÊME AUTEUR

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RYO21/05/2006 |
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