
AVISAyant découvert le véritable lien qu'il aurait avec Miki, Yuu décide de partir s'installer à Kyôto pour soi-disant étudier. La vérité est toute autre, puisqu'il agit en réalité ainsi dans le but d'éviter la jeune fille pour qui il a toujours des sentiments forts. D'ailleurs, il la quitte froidement sans lui donner la moindre explication. Très affectée par cette rupture, Miki ne peut néanmoins pas se résigner à oublier l'homme qu'elle aime...
Et voilà, nous arrivons finalement au dernier volume de Marmalade Boy. Malgré quelques "périples" à droite à gauche, on citera entre autres l'affaire avec Kei, Yuu et Miki ont toujours su surmonter les épreuves qui leur barraient le passage. Mais cette fois, si l'on se met un tant soit peu à leur place, on se rend compte que tout semble compromis à leur bonheur. Je ne vais bien sûr pas révéler la nature du problème, mais sachez que c'est dans le domaine du déjà-vu dans les lectures de ce type. Alors, que dire de ce dénouement de Marmalade Boy, que ça se termine par un happy end ? Que l'amour de Miki et de Yuu, finalement, parviendra à vaincre ? Avouez tout de même que ça n'aurait rien d'étonnant, quand on voit par exemple ce qui est arrivé pour Meiko et Na... Enfin bon, quoiqu'il en soit, je pense que vous passerez forcément d'agréables moments à lire les tribulations de ce couple touchant et teinté de joie de vivre. Rien n'est vraiment novateur ou même intensément inoubliable ici, mais ça reste tout de même suffisamment romancé pour que le lecteur, friand de shôjo (genre de manga destiné à priori aux filles) y trouve son compte. Maintenant, je dois avouer que pour ma part, j'ai trouvé que la fin manquait de cohérence, ou plutôt qu'elle semble avoir été "arrangée" (je ne vais pas aller jusqu'à dire bâclée) pour que tout le monde soit content. Dommage, car la vision initiale de l'auteur (dans ses notes de fin de volume) m'a paru beaucoup plus digne d'intérêt.
On finit sur les dessins qui me confortent dans l'idée que la dessinatrice a un bon coup de patte. Malheureusement, elle ne semble jouer que sur les coupes de cheveux et la façon de dessiner les yeux pour changer l'aspect d'un personnage (elle n'est pas la seule à faire ça), en effet, leur physionomie, à peu de chose près (filles comme garçons), sont les mêmes. Et je ne parle pas du cadrage d'ensemble qui est tout bonnement typique des manga de ce genre, mais très professionnel il faut bien le dire.
Voici mon verdict final sur Marmalade Boy : il s'agit d'une œuvre résolument douce qui se veut touchante et débordante de sentiments et d'espoir. Avec tous ces éléments à tendance "fleur bleue", comment voulez-vous que le lecteur lambda d'un Dragon Ball par exemple ait une chance de s'y intéresser ? Eh bien, c'est très simple, selon moi, il ne pourra pas, ou du moins, il ne pourra jamais réellement s'y faire, à cet univers rose bonbon où toutes les rues sont propres et où chaque page est remplie de brillance, que ce soit au niveau des cheveux ou des yeux des protagonistes. Mais qu'importe après tout, les amateurs, eux, seront aux anges, car c'est vraiment un bon petit titre. ADAPTATION FRANÇAISEDans l'ensemble, Glénat s'en est très bien sorti en nous proposant une adaptation de qualité. On commence par une jaquette plus belle que l'originale (on n'a pas l'espèce de cadre). Les pages sont d'une excellent grammage, ce qui n'empêche pas une reliure assez souple, et dont l'encrage est bien réparti. Le lettrage est celui employé dans la plupart des titres de l'éditeur, il est parfait. La traduction est bonne avec quelques rares inversions de bulles parfois, mais rien de grave. Enfin, les puristes regretteront le sens de lecture occidentalisé.
DU MÊME AUTEUR

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RYO17/03/2003 |
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