
AVISLes choses commencent à s'accélérer fortement depuis que Johann a refait surface en s'offrant le poste de secrétaire aux côtés aux côtés de Hans Schuwald et de Karl : Tenma, qui suit désormais Johann comme son ombre, s'est enfin décidé à agir en se procurant une carabine de précision afin de mettre un terme à la vie du jeune homme. Pendant ce temps, le commissaire Runge est quant à lui relancé sur la piste du neurochirurgien. Voilà un huitième volume que j'attendais avec impatience et j'avoue que je ne suis pas déçu : la tension est à son comble ! Le jeu du chat et de la souris que se livrent Tenma et Johann prend une toute nouvelle dimension maintenant que les deux hommes se sont retrouvés, sans oublier que Runge risque de venir mettre son grain de sel dans cette histoire, ce qui ne devrait pas facilité la tâche de notre héros qui ne devrait pas tarder à se retrouver dans une position fort délicate. Ce tome est également l'occasion pour Naoki Urasawa de faire réapparaître un personnage que l'on avait quelque peu oublié et qui pourrait bien jouer un rôle majeur dans la suite de l'intrigue, mais aussi de nous montrer Johann sous un tout autre visage, celui de la peur. Son comportement, dénué de toute logique, est quant à lui toujours aussi difficile à appréhender. Bref vous l'aurez compris, l'auteur nous captive toujours autant en nous offrant un scénario toujours aussi bien ficelé même si on ne peut nier que la trame originelle n'a toujours pas avancé d'un pouce : Tenma face à Johann, c'est la seconde fois seulement (il me semble) en l'espace de huit volumes, mais on s'ennuie tellement peu en lisant cette série qu'on en redemande. Le côté psychologique des personnages est toujours aussi captivant même si l'on se dit parfois que tous auraient bien besoin d'un entretient avec un psy, le docteur Gillen y compris, et honnêtement, certains en sont à un point qui fait peur tant l'enquête est éprouvante pour les nerfs. Notons aussi que Naoki Urasawa nous livre encore une fois un passage très émouvant, dans la forêt, et décidément je raffole de ces scènes un peu plus spirituelles voire poétiques comme c'était déjà le cas à la fin du sixième volume.
Pour conclure, pour moi cette série est toujours aussi bonne. L'intrigue est une des plus poussées qu'il m'ait été donné de voir, la narration est intelligente et ne lasse pas, et le fait que Urasawa nous montre tour à tour les différents protagonistes sans s'attarder vraiment sur l'un d'entre eux doit certainement y contribuer grandement. Les dessins ne plairont peut-être pas à tout le monde (les personnages ont un style assez particulier) mais beaucoup d'auteurs nous ont appris à ne pas s'attarder sur ce style de détails. ADAPTATION FRANÇAISEJe ne vais pas m'étendre sur ce qui fait la force de Kana ce qui évitera des répétitions inutiles, mais plutôt sur le problème majeur de ce volume. Il semblerait que Monster 8 ait été imprimé avec les fonds de cartouches d'encre de l'éditeur : certaines planches bavent de l'aveu de Ryo, mais le problème majeur que j'ai souligné sur mon manga est sans conteste la pâleur de certaines planches. Il y a bien longtemps que je n'avais pas vu un manga aussi peu soigné à ce niveau-là, et si certains ne sont pas convaincus, je les invitent à regarder plus attentivement leur volume. Quand on se souvient que Agharta 6 est sorti au même moment alors qu'il devait être repoussé d'un mois, on se demande si l'éditeur n'a pas fait tirer sur ses réserves d'encre pour pouvoir imprimer toutes ses séries.
DU MÊME AUTEUR

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OKO28/04/2003 |
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